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MODE - Yves Saint-Laurent, Vionnet, Chanel... La haute couture aux enchères

Une vente de robes haute couture et de prêt-à-porter de luxe des années 60-70 organisée demain vendredi après-midi à l’«Hôtel Drouot» à Paris, où seront proposés des modèles emblématiques des années 1960 et 1970 de Yves Saint-Laurent, permettra de mesurer la cote du couturier, six mois après l’annonce de son départ. «Il est fort possible que les enchères grimpent car beaucoup de modèles proposés sont forts », estime l’expert Françoise Sternbach qui avec son associée Dominique Chombert organisent leur sixième vente de haute couture et « vintage » (prêt-à-porter de luxe ancien) sous le marteau de maître Pierre Cornette de Saint-Cyr. Deux modèles sont susceptibles de dépasser le record actuel établi en 2000 par une robe longue « Étrusque » qui avait atteint 78 000 francs, soit 11 890 euros. Il s’agit d’une robe courte en daim brodée or de l’automne-hiver 1968/1969, estimée entre 15 000 et 17 000 euros, et d’une robe longue « à la guitare » d’après Picasso, datant de l’automne-hiver 1979, estimée entre 9 000 et 11 000 euros. Parmi les autres pièces mises en vente figurent une robe baptisée « perle noire » datant de l’automne-hiver 1958/1959, à l’époque où le jeune couturier qui s’appelait encore Yves Matthieu Saint-Laurent travaillait chez Christian Dior. Des carnets de croquis ronéotés, annotés ou signés de Christian Dior et Saint-Laurent seront également proposés (estimation de 10 000 à 12 000 euros). Le cabinet Chombert-Sternbach attend beaucoup également de la vente de trois robes signées Madeleine Vionnet et datant des années 20 et 30. « C’est la première fois que nous proposons du Vionnet, rare à trouver », précise Françoise Sternbach, qui a rassemblé également pour ces enchères des modèles de Gabrielle Chanel, Jeanne Lanvin, Pierre Balmain ou Grès. Au total quelque 400 pièces – robes, chaussures, bijoux, accessoires divers – seront mises en enchères, et pas forcément à des prix inabordables, tout du moins au départ. Ainsi une robe de cocktail en tulle à effet bouillonné de 1957 signée Givenchy, similaire à celle portée par Audrey Hepburn dans Ariane, est-elle estimée entre 500 et 650 euros. Les années 60-70 seront représentées avec des pièces entrant dans le cadre de ce que Françoise Sternbach appelle « le renouveau de la haute couture ». On y trouvera du Courrèges avec une robe de 1968-70 estimée 2 000 à 2 500 euros ou du Paco Rabanne avec une veste composée de triangles de cuir fluorescent de 1967 (2 300/2 500 euros), et même du Hermès pour une redingote blanche rebrodée de fleurs (1 200/1 800 euros). Les modèles sont exposés au public jeudi et vendredi.
Une vente de robes haute couture et de prêt-à-porter de luxe des années 60-70 organisée demain vendredi après-midi à l’«Hôtel Drouot» à Paris, où seront proposés des modèles emblématiques des années 1960 et 1970 de Yves Saint-Laurent, permettra de mesurer la cote du couturier, six mois après l’annonce de son départ. «Il est fort possible que les enchères grimpent car beaucoup de modèles proposés sont forts », estime l’expert Françoise Sternbach qui avec son associée Dominique Chombert organisent leur sixième vente de haute couture et « vintage » (prêt-à-porter de luxe ancien) sous le marteau de maître Pierre Cornette de Saint-Cyr. Deux modèles sont susceptibles de dépasser le record actuel établi en 2000 par une robe longue « Étrusque » qui avait atteint 78 000 francs, soit 11 890 euros. Il...