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Camacho, le lutteur, jette l’éponge

Le sélectionneur de l’équipe d’Espagne de football, José Antonio Camacho, a présenté hier sa démission au lendemain d’un Mondial 2002 où ce battant, amoureux inconditionnel du maillot national, n’a pu offrir à son pays un titre mondial attendu par une nation unie comme rarement. L’ancien défenseur intraitable d’Albacete, de Castilla et du Real Madrid, pensait peut-être que le jour de gloire allait enfin arriver après un début de compétition exemplaire, une première depuis plusieurs décennies. Mais la terrible séance des tirs au but est venue doucher les espoirs d’éternels favoris espagnols en quart de finale contre la Corée du Sud. Après avoir fait ses armes d’entraîneur au Rayo Vallecano, à l’Espanyol Barcelone et au FC Séville, l’ancien joueur du Real Madrid, âgé de 47 ans et natif de la région de Murcie, s’était vu proposer le poste de sélectionneur national à la fin de l’été 1998 pour succéder à Javier Clemente, victime d’un parcours calamiteux lors du Mondial français. Une aubaine pour ce fervent défenseur du maillot national, porté à 81 reprises, et qui connaissait des débuts délicats au poste d’entraîneur du Real Madrid qu’il avait rejoint en juin 98. Volonté, persévérance, passion : ces qualités, José Antonio Camacho allait les insuffler peu à peu à la sélection espagnole, imposant son tempérament au sein d’un effectif composé des stars ennemies de clubs de la Liga ; le Real Madrid, le FC Barcelone ou La Corogne. À l’arrivée, l’ex-défenseur madrilène, huit fois vainqueur du championnat espagnol (de 1975 à 1989), se donnait les moyens de réaliser ses rêves de revanche en qualifiant l’Espagne pour l’Euro 2000, puis pour le Mondial 2002. En tant que joueur, Camacho s’était incliné en finale de l’Euro 84 puis en quart de finale du Mondial 86. Mais l’Euro 2000 et le Mondial asiatique allaient finalement lui réserver un sort identique, avec deux éliminations en quart de finale, contre la France (1-2) et face à la Corée du Sud. Au terme de cette dernière désillusion, l’homme, connu après ce Mondial pour mouiller la chemise autant qu’il mouillait le maillot, n’avait pas souhaité commenter, à chaud, son avenir : « Je ne sais pas si je suis énervé, dégoûté ou triste », répétait-il après la défaite contre la Corée du Sud, grandement imputée par les Espagnols à des erreurs d’arbitrage. En attendant d’autres défis, José Antonio Camacho a désormais tout loisir d’y réfléchir.
Le sélectionneur de l’équipe d’Espagne de football, José Antonio Camacho, a présenté hier sa démission au lendemain d’un Mondial 2002 où ce battant, amoureux inconditionnel du maillot national, n’a pu offrir à son pays un titre mondial attendu par une nation unie comme rarement. L’ancien défenseur intraitable d’Albacete, de Castilla et du Real Madrid, pensait peut-être que le jour de gloire allait enfin arriver après un début de compétition exemplaire, une première depuis plusieurs décennies. Mais la terrible séance des tirs au but est venue doucher les espoirs d’éternels favoris espagnols en quart de finale contre la Corée du Sud. Après avoir fait ses armes d’entraîneur au Rayo Vallecano, à l’Espanyol Barcelone et au FC Séville, l’ancien joueur du Real Madrid, âgé de 47 ans et natif de la...