Syrie Amnesty réclame la libération immédiate de deux opposants
le 28 juin 2002 à 00h00
Amnesty International a condamné jeudi les sentences prononcées cette semaine par la Cour de sûreté de l’État syrienne contre deux opposants, jugés selon l’organisation « pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion ». Le groupe de défense des droits de l’homme réclame dans un communiqué « la libération immédiate et inconditionnelle » du vétéran communiste Riad Turk, 72 ans, condamné à 30 mois de prison « pour avoir tenté de changer la Constitution par des moyens illégaux », et l’homme d’affaires Habib Saleh, 52 ans, condamné à trois ans de prison pour s’être « opposé aux objectifs de la révolution ». Amnesty relève que les deux hommes ont été jugés « uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression » et rappelle que M. Turk, qui souffre de troubles cardiaques et de diabète, a été libéré en 1998 « après avoir été détenu arbitrairement, sans jugement, pendant 17 ans ». « Il s’agit d’une violation flagrante des obligations de la Syrie à l’égard des traités de droits de l’homme. Les autorités syriennes doivent faire en sorte que le droit à la liberté d’expression soit garanti conformément aux conventions internationales sur les droits civiques et politiques », ajoute le texte. Selon Amnesty, les opposants « ne doivent pas être pénalisés pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion ». L’organisation internationale demande en outre aux autorités syriennes d’enquêter sur les plaintes de l’opposant Aref Dalila, qui affirme avoir été « maltraité et battu pendant sa détention et de s’assurer qu’aucun aveu soutiré sous la torture ne soit utilisé contre lui lors du procès ». Dalila avait été arrêté avec sept autres opposants durant l’été 2001. Deux d’entre eux, les parlementaires Riad Seif et Maamoun al-Homsi, se sont vu infliger par la cour pénale de Damas cinq ans de prison chacun pour avoir « porté atteinte à la Constitution ». Les autres doivent être jugés par la Cour de sûreté de l’État. Par ailleurs, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, François Rivasseau, s’est dit hier « préoccupé » par la « sévérité » du verdict prononcé à l’encontre de M. Turk. La France est d’autant plus préoccupée que M. Turk, 72 ans, a « déjà passé 17 années de sa vie en prison » et que son « état de santé est alarmant », a ajouté M. Rivasseau. « Cette condamnation va à l’encontre de la politique d’ouverture et de réformes annoncée précédemment par les autorités syriennes, politique que nous avons toujours encouragée », a ajouté M. Rivasseau.
Amnesty International a condamné jeudi les sentences prononcées cette semaine par la Cour de sûreté de l’État syrienne contre deux opposants, jugés selon l’organisation « pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion ». Le groupe de défense des droits de l’homme réclame dans un communiqué « la libération immédiate et inconditionnelle » du vétéran communiste Riad Turk, 72 ans, condamné à 30 mois de prison « pour avoir tenté de changer la Constitution par des moyens illégaux », et l’homme d’affaires Habib Saleh, 52 ans, condamné à trois ans de prison pour s’être « opposé aux objectifs de la révolution ». Amnesty relève que les deux hommes ont été jugés « uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression » et rappelle que M. Turk, qui souffre de troubles...
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