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L’Afrique reçue en grande pompe

Les dirigeants des huit premières puissances mondiales ont consacré la seconde journée, hier, de leur sommet à l’Afrique mais se sont surtout payé de mots sur l’ampleur de leur soutien financier. Dans le magnifique décor de Kananaskis, les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika, nigérian Olusegun Obasanjo, sud-africain Thabo Mbeki et sénégalais Abdoulaye Wade ont rejoint les dirigeants des États-Unis, du Canada, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Allemagne, du Japon et de Russie. Annoncée de longue date, cette priorité accordée par les pays les plus riches au développement du continent le plus pauvre ne s’accompagne toutefois pas d’annonces sur une nouvelle aide financière importante. C’est surtout par l’intermédiaire du Nouveau partenariat pour le développement africain (NEPAD) que le G8 veut favoriser le décollement économique et social. Lancé par plusieurs pays africains, ce programme vise à associer l’investissement privé et public international aux initiatives locales. Lors de la conférence de l’Onu de Monterrey au Mexique en mars, les pays riches ont promis d’augmenter significativement leur aide publique au développement (APD) qui n’a cessé de reculer depuis dix ans. Selon les chiffres de la Banque mondiale, l’APD accordée à l’ensemble des pays africains est tombée de 17,2 milliards de dollars en 1990 à 12,3 milliards à la fin 1999, soit près de 30 % de baisse. À Monterrey, les pays de l’Union européenne se sont engagés à porter leur APD à 0,39 % de leur PIB d’ici à 2006 contre 0,33 % actuellement, et les États-Unis de l’augmenter de 10 milliards de dollars par an à 15 ou 16 milliards annuels d’ici à 2007 (0,13 % de leur PIB). Les pays du G8 se sont déjà mis d’accord mercredi pour accorder un milliard de dollars supplémentaires à l’initiative de réduction de la dette des pays les plus pauvres (PPTE). Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) attendaient une initiative du G8 sur le projet de la Banque mondiale de permettre à 125 millions d’enfants dans les pays les plus pauvres de recevoir une éducation primaire de base. Le coût estimé est de l’ordre de 4 milliards de dollars par an sur dix ans.
Les dirigeants des huit premières puissances mondiales ont consacré la seconde journée, hier, de leur sommet à l’Afrique mais se sont surtout payé de mots sur l’ampleur de leur soutien financier. Dans le magnifique décor de Kananaskis, les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika, nigérian Olusegun Obasanjo, sud-africain Thabo Mbeki et sénégalais Abdoulaye Wade ont rejoint les dirigeants des États-Unis, du Canada, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Allemagne, du Japon et de Russie. Annoncée de longue date, cette priorité accordée par les pays les plus riches au développement du continent le plus pauvre ne s’accompagne toutefois pas d’annonces sur une nouvelle aide financière importante. C’est surtout par l’intermédiaire du Nouveau partenariat pour le développement africain (NEPAD) que le G8 veut...