Le calme est revenu hier sur les marchés financiers internationaux au lendemain du scandale de Worldcom, mais le recul du dollar ne semblait guère enrayé. L’orientation du billet vert restait toujours un sujet d’inquiétudes pour les détenteurs de fonds. Ceux-ci n’ont guère été rassurés hier par la révision à la hausse du PIB américain au 1er trimestre à 6,1 % au lieu de 5,6 % lors d’une précédente estimation contre 1,7 % au 4e trimestre 2001, non plus par la baisse de 10 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière aux États-Unis témoignant de créations d’emplois entraînées par la reprise de l’économie. Ils ont été, au contraire, tournés vers l’interprétation donnée à la politique de « dollar fort » par le principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Lawrence Lindsey, qui consiste selon lui à maîtriser l’inflation et à attirer aux États-Unis les investissements. Deux conditions qui ne paraissent guère remplies. D’un côté, il s’est avéré hier que l’indice des prix lié au PIB américain, une mesure importante pour l’inflation, a augmenté de 1,2 % au 1er trimestre, au lieu de 1 % lors d’une précédente estimation, contre une baisse de 0,1 % au 4e trimestre 2001. Et d’un autre côté, la confiance des investisseurs est de plus en plus entamée par les fraudes comptables de grandes sociétés américaines. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que le dollar se négocie finalement hier sur un ton faible à New York à 0,9890 pour un euro contre 0,9815 la veille, à 1,5290 pour un sterling contre 1,5260, à 1,4880 FS contre 1,4955 et à 119,40 yens contre 120,05. Bourses : rebond dans l’incertitude En Bourse, les marchés américains des actions ont fluctué nerveusement dans les deux sens, ne parvenant guère à se débarrasser de la psychose des malversations financières des entreprises américaines au lendemain du scandale de Worldcom. Ils ont été secoués passagèrement hier par des rumeurs selon lesquelles le premier fabricant automobile mondial General Motors fait l’objet d’une enquête sur d’éventuelles irrégularités comptables. Mais après le démenti formel de ces rumeurs par la société qui a affirmé que ses comptes sont corrects, le calme s’est réinstallé sur Wall Street. Cela d’autant que de grandes banques américaines, comme Citigroup, JP Morgan Chase et Bank of America, faisaient savoir hier qu’elles n’ont pas d’exposition au risque présenté par Worldcom, car leurs prêts actuels à cette société sont minimes et couverts. En effet, une chasse aux bonnes affaires a été observée, faisant rebondir les principaux indices américains en clôture. Les Bourses européennes ont, de leur côté, renoué avec la hausse dans le sillage de Wall Street, récupérant la chute de la veille due à Worldcom. Enfin à Beyrouth, le dollar est demeuré légèrement survendu hier sur le marché des changes. Mais, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 513,50 LL, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. Pour ce qui est de la Bourse de Beyrouth, sa tendance a été partagée entre la baisse de 12820 actions B de Solidere de 4 3/8 à 4 1/4$ et la hausse de 50 actions B de la même société de 4 1/2 à 4 5/8$ ainsi que de 2000 actions C de la Banque Audi de 13 1/2 à 14 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le calme est revenu hier sur les marchés financiers internationaux au lendemain du scandale de Worldcom, mais le recul du dollar ne semblait guère enrayé. L’orientation du billet vert restait toujours un sujet d’inquiétudes pour les détenteurs de fonds. Ceux-ci n’ont guère été rassurés hier par la révision à la hausse du PIB américain au 1er trimestre à 6,1 % au lieu de 5,6 % lors d’une précédente estimation contre 1,7 % au 4e trimestre 2001, non plus par la baisse de 10 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière aux États-Unis témoignant de créations d’emplois entraînées par la reprise de l’économie. Ils ont été, au contraire, tournés vers l’interprétation donnée à la politique de « dollar fort » par le principal conseiller économique de la...