Un ex-général du KGB condamné par contumace à 15 ans de camp
le 27 juin 2002 à 00h00
L’ex-général du KGB Oleg Kalouguine, qui vit en exil aux États-Unis depuis 1995, a été condamné par contumace hier pour haute trahison à 15 ans de camp à régime sévère par un tribunal de Moscou, a annoncé l’agence Interfax. Kalouguine a « divulgué des informations ultrasecrètes sur le fonctionnement des services de renseignements soviétiques, sur les sources d’information (agents) au Canada, en Australie et en France et sur les “couvertures” des espions soviétiques à l’ambassade et dans les consulats soviétiques aux États-Unis », a déclaré le tribunal, cité par l’agence Ria Novosti. Ces informations ont été rendues publiques dans un livre publié en 1994 aux États-Unis et intitulé Le premier département, selon Interfax. Par ses activités, présentes et passées, Kalouguine « porte préjudice à la sécurité nationale » de la Russie, a estimé le tribunal dans son verdict. Son témoignage lors du procès d’un colonel de l’armée américaine, George Trofimoff, accusé d’espionnage au profit des Russes et condamné à perpétuité en septembre 2001, n’a en revanche par été retenu à charge par le tribunal de Moscou qui a jugé l’affaire à huis clos. Kalouguine a également été privé de son grade, de ses décorations et de retraite. L’avocat de Kalouguine, Evgueni Barou, a aussitôt annoncé son intention de faire appel de la condamnation, selon Interfax. Ce procès est avant tout symbolique, aucun accord d’extradition n’existant entre la Russie et les États-Unis. Mais c’est la première fois qu’un ancien haut responsable du KGB est jugé par contumace pour haute trahison, depuis 1985, alors que la Russie est dirigée par un ancien agent des services de sécurité, Vladimir Poutine. L’ex-général qui avait voulu réformer le KGB à l’époque de la perestroïka (sous Mikhaïl Gorbatchev) a déclaré, à partir des États-Unis, être l’objet d’un « règlement de comptes politique » de la part d’anciens durs des services secrets soviétiques proches du président Poutine. Juste avant son élection, Vladimir Poutine qui a eu une carrière bien moins brillante que Kalouguine au sein du KGB, avait traité l’ancien général de « traître ». Ce dernier lui avait reproché en retour d’« accuser de trahison ceux qui lui déplaisent ». « Évidemment, vos années de service au KGB ont affaibli votre perception de la légalité. Les forces de la revanche ont repris l’offensive », avait ajouté Kalouguine dans une lettre adressée à M. Poutine, selon la presse russe.
L’ex-général du KGB Oleg Kalouguine, qui vit en exil aux États-Unis depuis 1995, a été condamné par contumace hier pour haute trahison à 15 ans de camp à régime sévère par un tribunal de Moscou, a annoncé l’agence Interfax. Kalouguine a « divulgué des informations ultrasecrètes sur le fonctionnement des services de renseignements soviétiques, sur les sources d’information (agents) au Canada, en Australie et en France et sur les “couvertures” des espions soviétiques à l’ambassade et dans les consulats soviétiques aux États-Unis », a déclaré le tribunal, cité par l’agence Ria Novosti. Ces informations ont été rendues publiques dans un livre publié en 1994 aux États-Unis et intitulé Le premier département, selon Interfax. Par ses activités, présentes et passées, Kalouguine « porte préjudice...
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