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Actualités - Chronologie

Turquie Les appels à la démission d’Ecevit gagnent son propre parti

Les appels à la démission du Premier ministre turc, Bulent Ecevit, 77 ans, malade et absent de la vie politique depuis près de deux mois, ont pris un tour pressant hier avec pour la première fois une demande émanant de députés de son propre parti. « Le parti créé avec tant de sacrifices par M. Ecevit devrait poursuivre son chemin sans lui, mais en bénéficiant des conseils d’Ecevit », souligne un communiqué signé par neuf députés dissidents de la Gauche démocratique (DSP, 128 sièges sur 550 au Parlement). Ils laissent entendre clairement qu’il est temps pour lui de renoncer à la direction du parti, tout en conservant un rôle honorifique. Ces députés s’opposent en fait depuis longtemps aux méthodes utilisées par M. Ecevit et son épouse Rahsan, vice-présidente du parti, pour diriger le DSP d’une main de fer, sans tolérer aucune opposition. L’instabilité politique et la volatilité économique provoquées par la santé chancelante de M. Ecevit sont, selon les députés, « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». M. Ecevit a rejeté avec insistance les appels à la démission, qui venaient jusqu’ici de l’opposition, et à la tenue d’élections anticipées avant la date prévue de 2004. Les députés contestataires réclament la tenue « dans les plus brefs délais » d’un congrès extraordinaire du DSP pour désigner un successeur à M. Ecevit. Parmi les noms évoqués figurent le ministre des Affaires étrangères, Ismail Cem, et celui de l’Économie, Kemal Dervis, bien que ce dernier ne soit pas membre du parti. M. Ecevit, qui est en convalescence à son domicile, doit subir un contrôle médical approfondi jeudi à la suite duquel ses médecins décideront s’il pourra ou non retourner à son bureau.
Les appels à la démission du Premier ministre turc, Bulent Ecevit, 77 ans, malade et absent de la vie politique depuis près de deux mois, ont pris un tour pressant hier avec pour la première fois une demande émanant de députés de son propre parti. « Le parti créé avec tant de sacrifices par M. Ecevit devrait poursuivre son chemin sans lui, mais en bénéficiant des conseils d’Ecevit », souligne un communiqué signé par neuf députés dissidents de la Gauche démocratique (DSP, 128 sièges sur 550 au Parlement). Ils laissent entendre clairement qu’il est temps pour lui de renoncer à la direction du parti, tout en conservant un rôle honorifique. Ces députés s’opposent en fait depuis longtemps aux méthodes utilisées par M. Ecevit et son épouse Rahsan, vice-présidente du parti, pour diriger le DSP d’une main de...