Malaisie La péninsule secouée par le spectre de l’instabilité politique
le 25 juin 2002 à 00h00
Le choc de l’annonce, durant le week-end, par le Premier ministre de Malaisie Mahathir Mohamad de sa démission, même s’il est revenu une heure plus tard sur sa décision, inquiète les marchés et fait naître le spectre de l’instabilité politique. La ministre du Commerce et de l’Industrie Rafidah Aziz a tenté de rassurer les investisseurs en affirmant que M. Mahathir va certainement rester au pouvoir, mais l’indice de la Bourse de Kuala Lumpur s’est affaissé de 2,3 % hier en fin de journée. Mme Rafidah a reconnu avoir été bouleversée comme tout le monde par la démission – peu après annulée – de M. Mahathir de la présidence du parti au pouvoir à la fin du congrès annuel de la United Malaysian National Organisation (UMNO). Au cours d’une conférence de presse, elle a estimé « imméritée » cette annonce faite sans préparation par M. Mahathir, âgé de 76 ans, après 21 ans à la tête des affaires du pays. « Si nous connaissons l’orientation, les attentes peuvent être satisfaites et cela coupera court aux spéculations, aux inquiétudes, aux incertitudes et aux doutes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a-t-elle dit. M. Mahathir, qui exerce également les fonctions de ministre des Finances, a quitté le pays dans les heures qui ont suivi le tumulte créé par cette annonce et se trouverait en vacances à Naples en Italie. Bien que certains responsables de l’opposition aient insinué que cette fausse sortie était simplement un stratagème afin de refaire l’unité autour de lui, des sources au sein de son parti et des diplomates estiment que M. Mahathir pourrait abandonner le pouvoir rapidement. Selon un haut responsable de l’UMNO, les élections législatives, qui devaient se tenir en 2004, pourraient être avancées à la fin de cette année afin de tirer parti des difficultés de l’opposition islamique après les attentats du 11 septembre et adouber ainsi M. Abdullah comme successeur désigné. Ceci permettrait à M. Mahathir de se retirer la tête haute, explique-t-il. Pour un diplomate occidental ne voulant pas être identifié, « cela ressemble au début d’une période de transition et le changement devrait intervenir dans les prochains mois ». Un diplomate asiatique se montre plus circonspect estimant que M. Mahathir pourrait bien conduire son parti aux prochaines élections qui se tiendraient au milieu de l’année prochaine pour ensuite s’en aller.
Le choc de l’annonce, durant le week-end, par le Premier ministre de Malaisie Mahathir Mohamad de sa démission, même s’il est revenu une heure plus tard sur sa décision, inquiète les marchés et fait naître le spectre de l’instabilité politique. La ministre du Commerce et de l’Industrie Rafidah Aziz a tenté de rassurer les investisseurs en affirmant que M. Mahathir va certainement rester au pouvoir, mais l’indice de la Bourse de Kuala Lumpur s’est affaissé de 2,3 % hier en fin de journée. Mme Rafidah a reconnu avoir été bouleversée comme tout le monde par la démission – peu après annulée – de M. Mahathir de la présidence du parti au pouvoir à la fin du congrès annuel de la United Malaysian National Organisation (UMNO). Au cours d’une conférence de presse, elle a estimé « imméritée » cette annonce...
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