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Angleterre-Brésil : un parfum de finale(photos)

«Le match de vendredi sera déjà une finale avant la lettre », estime le « Roi » Pelé, avant la rencontre entre l’Angleterre et le Brésil, en quart de finale du Mondial de football à Shizuoka (9h30 heure de Beyrouth). « Le Brésil est l’une des plus grandes nations de l’histoire de la Coupe du monde, l’Angleterre la patrie du football », expliquait le numéro 10 mythique de la Seleçao. Pelé sait de quoi il parle, puisqu’il avait participé il y a 32 ans au match de légende remporté par le Brésil (1-0) contre l’Angleterre le 7 juin 1970, au stade Jalisco Guadalajara (Mexique) au 1er tour de la Coupe du monde. « J’espère que le Brésil va revivre la même chose et va vaincre. Parce que 1 à 0 serait très bon pour nous », confie le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari. L’entraîneur suédois de l’Angleterre Sven-Goran Eriksson est lui aussi confiant : « Je pense que nous avons une très bonne équipe et jusqu’à présent, nous nous sommes bien débrouillés, alors pourquoi ne gagnerions-nous pas contre le Brésil ? » « Ce sera un match entre la meilleure attaque du monde et la meilleure défense du monde », avertit-il. Duel Ferdinand-Ronaldo Les images de l’échange de maillots et des accolades entre Pelé et le défenseur Bobby Moore, empreintes d’un profond respect mutuel, à la fin du match en 1970, avaient fait le tour du monde. Un tiers de siècle plus tard, un « remake » du duel Pelé-Moore est annoncé entre l’attaquant vedette de la Seleçao Ronaldo, auteur de cinq buts dans ce Mondial, et le défenseur central anglais Rio Ferdinand. « Jouer contre Ronaldo va être une expérience extraordinaire, mais je ne lui ferai pas de faveurs. Je vais tout faire dans mon marquage pour qu’il n’inscrive pas un seul but », a expliqué le défenseur central. « On ne peut pas gagner seulement en défendant, il faut aussi attaquer », fait toutefois remarquer Eriksson. Son principal argument offensif, l’attaquant prodige anglais Michael Owen, qui souffre des adducteurs, s’est entraîné normalement hier et sera opérationnel, tout comme le milieu de terrain Paul Scholes. L’attaquant de Liverpool avait été remplacé à la mi-temps du match remporté (3-0) par les Anglais face au Danemark en huitième de finale le 15 juin. Autre arme offensive, David Beckham a reconnu qu’il continuait à souffrir de son pied gauche fracturé il y a un peu plus de deux mois, mais qu’il retrouvait ses sensations de jour en jour. Enfin, le milieu de terrain Owen Hargreaves, touché à un mollet lors du match contre l’Argentine (1-0), le 7 juin, et qui n’avait plus joué depuis, manquant deux matchs de son équipe, a repris l’entraînement et il est lui aussi apte. « Le cœur dans les chaussures » Le défenseur Lucio étant opérationnel, le groupe brésilien devrait se présenter au complet. La Seleçao misera une fois de plus sur son trio offensif vedette des trois « R » – Ronaldo, Ronaldinho, Rivaldo – pour compenser les lacunes d’une défense à trois inédite et friable. La dernière prestation de la Seleçao face aux Belges, battus 2 à 0 en huitième de finale, a été marquée par l’aisance avec laquelle le vétéran belge Marc Wilmots, 33 ans, a pris le meilleur sur les lignes arrières « auriverde ». Le capitaine des « Diables rouges » a même marqué un but de la tête refusé par l’arbitre. Beckham, présent dans les tribunes du Kobe Wing Stadium ce soir-là, en a certainement tiré plusieurs enseignements. Pour Rivaldo, le Brésil devra jouer « avec le cœur à la pointe des chaussures » pour gagner le match « en 90 minutes ». « Je pense que l’Angleterre a eu beaucoup de difficultés pour gagner ses matchs. Contre le Danemark, l’Angleterre a eu la chance de marquer en début de partie et de terminer la première période sur le score de 3-0, mais durant le premier tour, tous ses matchs ont été très difficiles », a conclu le milieu offensif gaucher du FC Barcelone, auteur d’un but superbe contre les Belges. Pour l’anecdote, les Brésiliens ne porteront pas leur traditionnel maillot jaune, mais un maillot bleu, avec des bas de même couleur et un short blanc. Les équipes probables Angleterre : Seaman, Mills, Campbell, Ferdinand, A. Cole, Beckham (cap), Butt, Scholes, Sinclair, Owen, Heskey Brésil : Marcos, Lucio, Edmilson, Roque Junior, Gilberto Silva, Cafu (cap), Juninho Paulista, Ronaldinho, Roberto Carlos, Rivaldo, Ronaldo. « Ô Seigneur, aide les Anglais à battre le Brésil » Un pasteur britannique a rédigé plusieurs prières demandant à Dieu d’« anéantir la puissance de Ronaldo et Rivaldo », les deux joueurs vedettes de l’équipe du Brésil qui affronte l’Angleterre en quart de finale du Mondial de football aujourd’hui, a rapporté le Times hier. L’un des principaux liturgistes de l’Église anglicane, le révérend Jeremy Fletcher, invite les supporteurs britanniques à prier pour la victoire de leur équipe dans un texte qu’il a posté sur l’Internet. « Lève-toi, Seigneur et empêche le Brésil de nous dominer », commence la première prière. « Fais-leur peur, ô Seigneur, lève-toi, ô Seigneur, lève la main, anéantis la puissance de Ronaldo et Rivaldo et sème le trouble chez Ronaldhino ». « O Seigneur, à la limite, accorde-nous un but sur un hors-jeu douteux à la dernière minute, afin que le monde sache que tu es notre Dieu, et grâce à toi nous triompherons de nos adversaires et irons cette fois jusqu’en finale, même si c’est un dimanche et que personne n’ira à l’église », conclut le texte avec humour. Le révérend Fletcher, grand amateur de football devant l’Éternel et supporteur de l’équipe de Bradford, a également prévu une litanie... à psalmodier en cas de séance de tirs au but. « Que leur cage (de but) soit pour nous aussi large qu’un hangar d’avions et leur gardien de la taille d’une fourmi », supplie le texte liturgique. Même s’il reconnaît que ses textes ne doivent pas être pris au sérieux, le révérend Fletcher estime que la prière est un bon moyen d’affronter l’adversité. « Toute prière vaut d’être tentée, explique-t-il au Times. Bien sûr, elles posent la question de savoir dans quel camp est Dieu. Si les gens commencent à se poser la question, alors le débat devient sérieux et une forme de bien aura été atteinte », conclut l’ecclésiastique, qui se défend bien sûr de tout « nationalisme ». Allemagne-États-Unis : les rôles sont distribués Triple championne du monde, l’Allemagne assume son rôle de favori avant son quart de finale du Mondial de football aujourd’hui à Ulsan (14h30 heure de Beyrouth) contre les États-Unis qui, pour leur part, revendiquent leur statut d’outsiders. Les Allemands ne s’attendaient pas à se retrouver à pareille fête deux ans après un Euro 2000 calamiteux où ils avaient été éliminés au premier tour. Mais ils considèrent les Américains à leur portée et sont confiants de gagner leur billet pour une demi-finale à Séoul mardi prochain. « Si nous renouvelons nos secondes périodes des matchs face au Cameroun et au Paraguay, je suis très optimiste », a souligné le sélectionneur allemand Rudi Voeller. « Contre les États-Unis, nous allons jouer en attaquant », a indiqué le sélectionneur, espérant que les Américains en fassent autant et ne se contentent pas de détruire le jeu comme le Paraguay. « Les États-Unis ont une excellente position de départ : ils n’ont rien à perdre puisqu’ils n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition, a mis en garde le sélectionneur. « C’est ce qui les rend si dangereux », a-t-il observé. Grands « Nous devons essayer de maintenir le rythme. Notre principal objectif doit être de les pousser à commettre des erreurs », a souligné Voeller, champion du monde 1990. Pour l’entraîneur américain, Bruce Arena, « l’équipe qui doit gagner ce match, c’est l’Allemagne ». « Nous, si nous perdons, on rentre chez nous. Eux, s’ils perdent, je ne suis pas sûr qu’ils soient pressés de regagner Francfort », a-t-il plaisanté. « Nous abordons ce match en pensant que nous pouvons le gagner. Il y a eu suffisamment d’exemples ici pour montrer que les grands peuvent être battus », a-t-il remarqué en référence à l’élimination de l’Italie par la Corée du Sud (2-1 au but en or). Une victoire offrirait au football américain sa meilleure performance depuis la demi-finale de la première Coupe du monde de l’histoire en 1930, qui avait tourné à l’humiliation face aux Argentins (1-6). Le bilan des six rencontres entre les deux équipes est en faveur de la Mannschaft. Elle en a remporté quatre et perdu deux, en février et juillet 1999. L’unique duel en Coupe du monde a tourné à l’avantage des Allemands au premier tour 1998 en France (2-0). Leur dernière rencontre, en match de préparation au Mondial, date du 27 mars. Chez eux, à Rostock, les Allemands s’étaient imposés 4 à 2. Ni Voeller, ni Arena n’accordent à ce résultat une grande importance. Toutefois, admet l’entraîneur américain, « nous avons appris à Rostock qu’il ne faut pas leur donner beaucoup d’occasions de centrer dans la surface de réparation, un domaine où ils dominent ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Voeller pourrait de nouveau faire appel en attaque au géant Carsten Jancker (1,93 m) à la place d’Oliver Neuville, auteur de l’unique but face au Paraguay en huitième de finale samedi. Sûre de ses chances, l’Allemagne se souvient tout de même que, lors des deux Mondiaux précédents, elle a été sortie en quarts de finale, par la Bulgarie (2-1) en 1994, par la Croatie (3-0) en 1998. Pas de problème d’effectifs pour Voeller qui a récupéré ses trois suspendus, Carsten Ramelow, Dietmar Hamann et Christian Ziege, ainsi que le défenseur Christoph Metzelder, blessé à la cheville gauche. Son seul embarras risque d’être celui du choix. « Mais il n’y pas de pugilat », a plaisanté Miroslav Klose, le meilleur buteur allemand avec 5 buts. Arena non plus n’a pas de souci. Seul son défenseur Jeff Agoos est indisponible. « Nous n’avons pas leur gabarit, aussi va-t-il falloir jouer sur notre vitesse et notre placement », a-t-il expliqué. L’entraîneur américain a insisté sur les qualités athlétiques de l’équipe d’Allemagne qui « peut aligner d’entrée neuf ou dix joueurs au-dessus d’1,83 m ». Par comparaison, à l’exception de Brian McBride, aucun attaquant ou milieu américain n’atteint le mètre 80. Arena a aussi fait travailler les tirs au but. Au cas où... « En 2050, des humanoïdes battront les champions du monde » «En 2050, nous aurons une équipe de robots humanoïdes complètement autonomes capables de battre les champions du monde de football » : Hiroaki Kitano, 41 ans, ingénieur-chercheur chez Sony, n’est ni un fou ni un illuminé. Il est l’initiateur depuis 1997 d’une compétition annuelle entre robots, RoboCup, à laquelle participent pour la première fois cette année des bipèdes à forme humaine (androïdes ou humanoïdes) du 19 au 25 juin à Fukuoka (sud). L’édition 2003 est prévue en Italie, à Padoue. « C’est la première fois que des humanoïdes frappent dans un ballon et en plus l’événement est parallèle au Mondial », s’est réjoui Hiroaki Kitano, président de la Fédération RoboCup et chef du projet Kitano Symbiotic Systems au sein de l’Agence gouvernementale des sciences et technologies. Au total, 193 équipes de 30 pays ou régions et plus de 1 000 chercheurs participeront à RoboCup 2002 dans le dôme de Fukuoka. Pour le concours entre humanoïdes proprement dit, 12 équipes de 30 pays apporteront des robots mesurant de 40 à 180 cm. Morph 3, la star « Pour se qualifier, le robot doit d’abord être capable de se tenir sur une jambe. Comme il ne peut pas courir, il devra pouvoir marcher à un certain rythme, mais aussi tirer un penalty et faire un exercice libre amusant ou intéressant pendant une minute », a expliqué M. Kitano. Il a admis que les humanoïdes capables de telles performances ne sont pas encore suffisamment nombreux pour former une équipe et jouer au foot et les spectateurs devront se contenter de démonstrations individuelles. « Dans deux ou trois ans déjà, on pourra voir les robots jouer en équipe », a estimé M. Kitano, en soulignant que « taper dans un ballon est très simple pour un humain mais cela implique des mouvements latéraux et c’est difficile pour un robot de ne pas tomber à ce moment-là ». Des matchs sont prévus en revanche entre robots de petite taille (Small-Size Robot League) jouant avec une balle de golf, de moyenne taille (Middle-Size Robot League) montés sur roues, robots chiens Aibo de Sony (Sony Legged Robot League) et entre concepteurs de logiciels (Simulation League). Parallèlement, une foire des producteurs de robotique rassemblera 50 entreprises. Se tiendront aussi RoboCup Junior regroupant des enfants du monde entier amateurs de robots et RoboCup Rescue, rassemblement des concepteurs de robots de secours dont certains utilisés à New York après le 11 septembre. L’une des stars du ballon rond sera Morph 3, humanoïde de Kitano Project aux yeux exorbités à la « E.T », à carcasse blanche et articulations métallisées, capable de contorsions inimaginables. Des célébrités comme le petit androïde de Honda, Asimo, sont aussi annoncées. Vocation scientifique Même si M. Kitano avoue une passion totale pour le football, le projet dont il est le promoteur a surtout une vocation scientifique. Il conçoit la Coupe du monde 2050 entre robots et humains non pas comme un affrontement, mais comme un défi pour les chercheurs. « Si les robots battent les humains, ce sera une victoire pour les scientifiques qui les auront mis au point », a-t-il estimé. « Derrière cet objectif amusant, l’idée est de susciter un processus d’innovation afin de créer des robots pour les soins aux humains, de sauvetage ou de sécurité », a encore expliqué M. Kitano. Les 4 000 chercheurs de 35 pays participant à l’énorme projet RoboCup travaillent aussi sur les technologies du futur comme les logiciels d’intelligence artificielle, la reconnaissance et le contrôle en temps réel ou la robotique sûre (des robots ne faisant pas de mal aux humains). Car, pour que les humains acceptent de se frotter à des robots sur un terrain, M. Kitano prévient que les androïdes de 2050 ne devront pas être en métal mais d’un matériau « plus souple » et qu’ils devront pouvoir contrôler leurs mouvements pour ne pas faire mal aux athlètes lors de tacles ou dribbles musclés. Programme des quarts de finale Voici le programme des quarts de finale de la Coupe du monde (heure de Beyrouth) : 21 juin : Angleterre - Brésil (Shizuoka à 9h30) 21 juin : Allemagne - États-Unis (Ulsan à 14h30) Suicide pour une coiffure Un jeune Turc de 13 ans s’est suicidé jeudi parce que son père a refusé de lui laisser porter la coiffure à l’iroquoise de la star du football turc Umit Davala, a indiqué l’agence Anatolie. L’adolescent, Zafer Y., s’est fait couper les cheveux sur le modèle de Davala, qui a propulsé la Turquie en quarts de finale du Mondial de football en marquant l’unique but du match contre le Japon mardi. Son père furieux l’a forcé à retourner chez le coiffeur pour se faire raser complètement la tête, selon l’agence. Le garçon s’est pendu avec une ceinture à la fenêtre de leur maison à Gemlik (nord-ouest), dans la province de Bursa. Davala est devenu un héros national et bon nombre de jeunes gens se sont mis à copier son style de coiffure. Une coupe de cheveux à la Beckham Les Japonais, vaincus par la Turquie en huitièmes de finale du Mondial, n’ont désormais qu’une coupe en tête : celle de David Beckham, dont la coiffure à l’iroquoise fait fureur depuis le début du tournoi. Les coiffeurs de l’archipel sont assaillis par les supporteurs désireux de se doter du « look » du capitaine de l’équipe d’Angleterre, devenu une véritable icône. « C’est assez difficile à réussir car les cheveux des étrangers sont différents », explique Hidehito Shimizu, un coiffeur qui réalise des coupes gratuites « à la Beckham » dans le cadre d’une opération de promotion à Tokyo. Victoria Beckham, ex-Spice Girl et épouse du footballeur, a convoqué un coiffeur anglais réputé au Japon pour veiller à la bonne tenue des cheveux de son époux.
«Le match de vendredi sera déjà une finale avant la lettre », estime le « Roi » Pelé, avant la rencontre entre l’Angleterre et le Brésil, en quart de finale du Mondial de football à Shizuoka (9h30 heure de Beyrouth). « Le Brésil est l’une des plus grandes nations de l’histoire de la Coupe du monde, l’Angleterre la patrie du football », expliquait le numéro 10 mythique de la Seleçao. Pelé sait de quoi il parle, puisqu’il avait participé il y a 32 ans au match de légende remporté par le Brésil (1-0) contre l’Angleterre le 7 juin 1970, au stade Jalisco Guadalajara (Mexique) au 1er tour de la Coupe du monde. « J’espère que le Brésil va revivre la même chose et va vaincre. Parce que 1 à 0 serait très bon pour nous », confie le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari. L’entraîneur suédois de...