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Ronaldinho, star et équipier modèle(photo)

Ronaldinho, star du Paris-SG, a enfilé sans problème les habits d’équipier modèle dans l’équipe du Brésil, qui affronte demain l’Angleterre en quart de finale du Mondial 2002 de football. Le joueur de la capitale française a ainsi permis à Rivaldo de briller sur le premier but de la Seleçao, lundi à Kobe (Japon) en huitièmes de finale face à la Belgique (2-0). Débordant sur l’aile droite, son centre a trouvé la poitrine de Rivaldo, qui a pu enchaîner victorieusement du pied gauche (67e minute). Contrairement à des joueurs comme Cafu ou Juninho Paulista, qui se sont surtout fait remarquer lundi par un individualisme forcené contre les Diables Rouges, Ronaldinho a été un des éléments « auriverde » les plus concernés par le travail collectif. Le troisième « R » du trident offensif brésilien, avec Ronaldo et Rivaldo, est même en train de prendre du galon au sein de l’équipe de Luiz Felipe Scolari. L’artiste du PSG, aussi à l’aise comme meneur de jeu qu’à la pointe de l’attaque, a constamment cherché à déstabiliser la défense belge par ses dribbles chaloupés, avant de servir en priorité « Il Fenomeno ». « Ronaldo est celui avec qui je préfère jouer, parce que c’est celui que je connais le mieux », n’arrête pas de répéter le joueur aux cheveux bouclés. Et après un premier coup franc manqué de Roberto Carlos sur le flanc gauche, il a eu le droit de tenter un coup de pied arrêté placé presque au même endroit, alors que cette tâche échoit d’habitude à la vedette du Real Madrid. Adoubé par Pelé Le « petit prince » de Paris semble bien résister à la pression qui pèse sur ses épaules à 22 ans. Car, à la moindre faute, le peuple « auriverde » ne manquerait pas de rappeler qu’il aurait préféré voir Romario, oublié par Scolari pour le voyage en Asie. « Je dois encore faire mes preuves à l’entraînement », confie Ronaldinho, qui fait profil bas, ne se laissant pas piéger par son statut de vedette au PSG. Ronaldinho Gaucho doit aussi subir l’exigence de supporteurs passionnés qui n’avaient pas hésité à le désigner comme le futur « Roi Pelé » après son but d’anthologie marqué lors de la Copa America 1999, au Paraguay, face au Venezuela. Alors âgé de 19 ans, il avait lobé un adversaire, puis dribblé un second d’une aile de pigeon avant de mystifier le gardien d’une frappe croisée. C’était son premier but avec la Seleçao. Mais par la suite les choses ne se sont pas passées aussi bien pour lui que n’avaient prévu les supporteurs brésiliens, et le jeune prodige a dû apprendre la patience (28 sélections, 11 buts). Mais cette fois, son sacre est annoncé. Pelé, lui-même, a désigné Ronaldo et Ronaldinho comme les deux valeurs sûres de l’attaque brésilienne. « Je pense que Ronaldinho a retrouvé la forme juste au bon moment et a bien joué en France », a expliqué la légende vivante. Scolari ne cache pas non plus les attentes placées en lui, affirmant que depuis son arrivée au PSG en 2001 « il a beaucoup progressé sur un plan physique et tactique ». Le duel à distance avec David Beckham, demain, promet beaucoup. Brésil-Angleterre en 1970, un match de légende Un sauvetage incroyable de Gordon Banks sur une tête de Pelé est resté comme l’image du match de légende remporté 1 à 0 par le Brésil face à l’Angleterre au stade Jalisco de Guadalajara (Mexique), le 7 juin 1970 lors du premier tour de la Coupe du monde de football (groupe 3). « Vous pouvez regarder les images du match et les utiliser pour devenir entraîneur. Il y avait tout dans cette partie. Les gestes, la technique, la tactique, tout », s’est souvenu quelques années plus tard le milieu de terrain Bobby Charlton, devenu Sir Bobby. Il y avait tout, sans doute, mais surtout pour le gardien anglais Banks entré, à 33 ans, dans les annales du football. Sur une passe transversale de Jairzinho, le roi Pelé adressait une tête a priori imparable. Le célèbre numéro 10 de la Seleçao était déjà en train de crier « but » quand Banks, pourtant pris à contre-pied, « revenait de nulle part », selon l’artiste brésilien, pour empêcher ses filets de trembler. « À un moment, il était parti à sa droite et l’instant d’après, non, dans le même moment, il était revenu sur sa gauche. C’est, d’après moi, le sauvetage le plus spectaculaire du tournoi, impossible à faire, mais il l’a fait », a encore commenté Pelé. Le réflexe de Banks était d’autant plus remarquable, que la nuit avant le match, des supporteurs brésiliens avait joué de la trompette sous les fenêtres de l’hôtel des Anglais pour briser leur sommeil. But de Jairzinho Mais Banks, le héros, ne pouvait rien faire à l’heure de jeu sur le but (59e minute) victorieux brésilien. Pour une fois, Bobby Moore avait été battu par Tostao, qui avait ensuite transmis à Pelé, pour une passe aveugle à destination de Jairzinho, la frappe de la délivrance. Le capitaine brésilien Carlos Alberto pense même que ce but est plus beau que son foudroyant quatrième dans la finale remportée cette même année 4 à 1 par les « Auriverde » face à l’Italie. « Nous avions la balle dans le dernier tiers du terrain, Tostao prenait le meilleur sur Moore, il passait à Pelé, qui sans même regarder ni savoir qu’il était là, transmettait du pied droit à Jairzinho qui marquait », s’était encore remémoré Alberto. L’Angleterre, loin d’être battue, aurait même pu égaliser dans le dernier quart d’heure. Complètement démarqué, Jeff Astle, profitant d’un bon travail de Bobby Moore, manquait ainsi une occasion en or. Le Brésil gagnait cette année sa troisième Coupe du monde, tandis que l’Angleterre était éliminée en quart de finale par l’Allemagne (3-2 après prolongation). Les deux équipes se rencontreront 32 ans plus tard en quart de finale du Mondial 2002, demain à Shizuoka (Japon). L’Espagne se met à l’heure de Gwangju L’équipe d’Espagne, qui prépare son quart de finale du Mondial contre la Corée du Sud samedi à Gwangju, a bouleversé hier ses habitudes pour tenter de s’habituer aux conditions de jeu qui devraient prévaloir lors du match disputé à 15h30 heure locale (9h30 heure de Beyrouth) en pleine canicule. Le sélectionneur Jose Antonio Camacho avait ainsi avancé à 15h30 l’heure de l’entraînement habituellement fixé à 18h30 pour que ses hommes s’habituent aux conditions climatiques qu’ils risquent de rencontrer. « Aujourd’hui, il ne faisait pas si chaud que ça, on s’attend à pire », a dit le défenseur droit du FC Barcelone Carles Puyol qui a cependant relativisé : « Les conditions seront les mêmes pour les deux équipes ». Comme la veille et l’avant-veille, Raul, touché à l’adducteur droit contre l’Eire, n’a pas participé à l’entraînement et sa présence sur le terrain samedi se fait de plus en plus énigmatique. Quant à David Albelda, victime d’un coup aux testicules lors du même match, il a comme la veille assisté à l’entraînement depuis les tribunes sans faire d’exercice. Régime spécial Luis Enrique, victime d’un coup à une jambe, a quant à lui fait un footing mais n’a pas participé à l’entraînement avec ballon pour évier une « surcharge musculaire ». L’avant-centre Fernando Morientes et le milieu de terrain Ruben Baraja, tous deux titulaires contre l’Eire, comme le remplaçant Sergio Gonzalez, ont quant à eux bénéficié d’un régime spécial, participant à certains exercices mais pas à d’autres. « Il s’agit de ne pas les fatiguer, mais on ne peut pas parler de blessures, ce sont des joueurs qui ont joué beaucoup de matchs cette saison. » Après une séance de footing, les joueurs ont préparé des combinaisons puis se sont entraînés à défendre ou attaquer sur les ailes. À la fin de l’entraînement, tous les tireurs de coups francs de l’équipe, Mendieta, Diego Tristan, Xavi, Sergio, De Pedro et Hierro, se sont entraînés face à Casillas et une barrière de quatre mannequins en plastique. Mendieta et De Pedro se sont montré adroits, tout comme... Camacho, ancien du Real Madrid, qui conserve un excellent tir du gauche malgré un certain embonpoint. Aujourd’hui, lors de leur dernier entraînement à Ulsan où ils sont arrivés fin mai, l’Espagne doit également se préparer à 15h30. L’équipe quittera demain la ville de l’Est coréen pour Gwangju. S’ils se qualifient pour les demi-finales, ils se rendront à Séoul, sinon, ce sera le retour au pays. Le prix des billets atteint des sommets au marché noir Le prix des billets du Mondial 2002 achetés au marché noir par les supporteurs est en train d’atteindre des sommets, certaines entrées très prisées se vendant à plus de 1 000 dollars en dépit des efforts des organisateurs pour bloquer les ventes illégales. Le quart de finale entre le Brésil et l’Angleterre de vendredi à Shizuoka est considéré comme une sorte de finale et certains supporteurs sont prêts à tout pour trouver un ticket. « Mon meilleur ami va venir en avion spécialement pour voir le match Angleterre-Brésil. Je n’ai pas trouvé de ticket pour lui par les canaux officiels et je vais devoir me tourner vers le marché noir. Il est prêt à payer jusqu’à 1 500 dollars », a indiqué à l’AFP Graeme Baldwin, un futur avocat en formation à Tokyo. Le prix d’entrée a été fixé à entre 125 et 300 dollars mais les billets sont officiellement tous vendus, mis à part quelques places conservées par les fédérations de football des deux pays. Les supporteurs n’ont pas d’autre choix que de se tourner vers le marché noir où les tarifs grimpent à 700, voire 1 200 dollars, selon des supporteurs. « Nous faisons de notre mieux pour stopper le marché noir. Nous travaillons avec la police ici au Japon pour essayer d’arrêter cela mais c’est très difficile », a expliqué à l’AFP David Wills, vice-président de la Fédération internationale Fifa. Normalement, chaque ticket porte le nom du détenteur et permet de remonter à l’endroit où il a été vendu, mais M. Wills a admis que « si quelqu’un achète quatre tickets, on ne peut pas l’empêcher de les revendre à un énorme prix ». « C’est le cas pour tous les évènements sportifs majeurs malheureusement. Il y a toujours des tickets qui tombent dans de mauvaises mains et sont vendus à des prix énormes. Nous sommes désolés de ce qui se passe », a-t-il ajouté. La présence du nom sur le ticket est uniquement dissuasive si l’identité du détenteur est vérifiée à l’entrée du stade, mais ce n’est pas fait systématiquement, selon les supporteurs. 4 000 dollars pour la finale Un millier de tickets ont été proposés aux fédérations brésilienne et anglaise pour qu’elles les revendent à leurs supporteurs, selon Glenn Johnston, porte-parole du comité organisateur japonais du Mondial Jawoc. Les tickets en excédent seront vendus via Internet ou par téléphone, selon le système mis en place au premier tour, mais cela ne rassure pas les fans. « Mes amis et moi, nous avons essayé le site Internet et le téléphone mais c’est sans espoir (toujours saturé). J’ai déjà dépensé une fortune ici mais je crois bien que je vais devoir m’adresser à un vendeur au noir, même si je n’aime pas ça », a déploré Neil Rowz, un pilote britannique de 27 ans. Pour la finale, le prix de certains billets sur le marché noir grimpe à des niveaux astronomiques d’un minimum de 4 000 dollars. « C’est un scandale. Il y a des gens qui se font un maximum d’argent. Certains ont vendu des maisons pour venir ici et j’en connais qui ont pris un prêt en plus. Ils vont mettre des années à se payer ces vacances », a estimé Kevin Miles, coordinateur international de l’association des supporteurs japonais. Jusqu’à présent, seuls 26 vendeurs au noir ont été arrêtés au Japon, mais on en trouve des dizaines avant chaque match aux gares et aux stations de métro, certains choisissant aussi les bars de sport de Tokyo pour traiter leurs affaires. Le Brésil domine la (Dream Team) de la Fifa Le Brésil fournit la majeure partie de la sélection de rêve que la Fédération internationale de football (Fifa) a dévoilée, hier à Londres, à l’issue d’un sondage de supporteurs sur Internet. Pelé, considéré par tous comme le meilleur buteur que le monde du football ait connu, figure invariablement dans toutes les sélections de ce type et fait partie, comme prévu, de celle-ci. Mais un autre attaquant du Brésil à la retraite internationale, Romario, en fait aussi partie. Les Français Michel Platini et Zinedine Zidane et le défenseur italien Paolo Maldini figurent parmi d’autres joueurs contemporains sélectionnés. Roberto Baggio a, lui, obtenu une des places au milieu de terrain. La sélection de Lev Yachine est plus inattendue, la légende russe ayant été en compétition avec l’Anglais Gordon Banks et l’Italien Dino Zoff pour le poste de meilleur gardien. Cependant, la présence du champion allemand Franz Beckenbauer et du maître néerlandais Johan Cruyff était plus prévisible. L’ancien buteur de l’Argentine Diego Maradona est arrivé en tête du sondage, totalisant 111 035 votes contre 107 539 pour le roi Pelé. Équipe de rêve de la Fifa : Lev Yachine (Rus, 24 587 voix) - Roberto Carlos (Bré, 58.200), Paolo Maldini (Ita, 58 523), Franz Beckenbauer (All, 81 422), Michel Platini (Fra, 53 783), Roberto Baggio (Ita, 55 625), Zinedine Zidane (Fra, 80 527), Diego Maradona (Arg, 111 035), Romario (Bré, 29 480), Johan Cruyff (P-B, 53 645), Pelé (Bré, 107 539). Rivaldo : Jouer « le cœur à la pointe des chaussures » Le Brésil devra jouer « le cœur à la pointe des chaussures » s’il veut battre l’Angleterre en quarts de finale du Mondial de football, demain à Shizuoka, selon le milieu de terrain de la Seleçao, Rivaldo. « Je pense que l’Angleterre a l’avantage d’avoir eu deux jours de repos supplémentaires. Mais ce sera un match à jouer avec le cœur à la pointe des chaussures », a dit le joueur du FC Barcelone (D1 espagnole). Rivaldo a également estimé qu’aucune des deux équipes n’était favorite avant ce choc tant attendu. « Ce sera un beau duel. Nous espérons faire un grand match. Il sera sans doute décisif pour l’issue du Mondial parce que tout le monde voulait voir l’Angleterre et le Brésil en finale », a-t-il ajouté. « L’Angleterre a éprouvé plus de difficultés que nous pour gagner ses rencontres du premier tour », a encore estimé le gaucher. Toutefois, Rivaldo ne voit pas le Brésil dominer largement la rencontre : « On traverse tout le temps une période délicate dans un match. Le Brésil ne peut attaquer 90 minutes. Il sera normal de voir l’Angleterre attaquer et nous mettre sous pression. » Rivaldo a marqué un but à chaque match depuis le début du Mondial (4), soit un de moins que son coéquipier Ronaldo, en tête du classement des buteurs avec l’Allemand Miroslav Klose. Scholes rêve de retrouver le chemin du but Le milieu de terrain anglais Paul Scholes entend retrouver le chemin des filets à l’occasion du quart de finale du Mondial 2002 qu’il s’apprête à disputer avec sa sélection contre le Brésil, vendredi à Shizuoka. Auteur de 13 buts en 48 sélections, le milieu de terrain de Manchester United, 27 ans, est en effet frustré de n’avoir pas encore marqué dans cette Coupe du monde. « Je ne sais pas où est l’erreur, mais j’espère que cela va changer vendredi, ce serait le bon moment », a expliqué Scholes au centre de concentration de la délégation anglaise sur l’île de Awaji. « Actuellement, le ballon ne m’obéit pas en attaque, mais je ne suis pas très préoccupé tant que l’équipe gagne », a-t-il ajouté. Scholes, asthmatique toujours accompagné d’un inhalateur, a également estimé que le Brésil serait un test décisif pour juger du réel potentiel de l’Angleterre. « Ils (les Brésiliens) ont quelques-uns des meilleurs joueurs du monde. Ronaldo, Rivaldo et Roberto Carlos en font partie, mais d’autres de leurs coéquipiers peuvent faire basculer un match à eux seuls », a continué le rouquin Mancunien. Scholes n’a pas participé à l’entraînement d’hier avec son équipe en raison d’une blessure à un pied qui ne devrait pas l’empêcher de jouer vendredi selon Tord Grip, l’adjoint du sélectionneur Sven Goran Eriksson.
Ronaldinho, star du Paris-SG, a enfilé sans problème les habits d’équipier modèle dans l’équipe du Brésil, qui affronte demain l’Angleterre en quart de finale du Mondial 2002 de football. Le joueur de la capitale française a ainsi permis à Rivaldo de briller sur le premier but de la Seleçao, lundi à Kobe (Japon) en huitièmes de finale face à la Belgique (2-0). Débordant sur l’aile droite, son centre a trouvé la poitrine de Rivaldo, qui a pu enchaîner victorieusement du pied gauche (67e minute). Contrairement à des joueurs comme Cafu ou Juninho Paulista, qui se sont surtout fait remarquer lundi par un individualisme forcené contre les Diables Rouges, Ronaldinho a été un des éléments « auriverde » les plus concernés par le travail collectif. Le troisième « R » du trident offensif brésilien, avec Ronaldo...