L’Autorité palestinienne, sur la défensive, en appelle aux États-Unis
le 20 juin 2002 à 00h00
L’Autorité palestinienne, sur la défensive après l’attentat-suicide meurtrier de mardi à Jérusalem, a condamné hier la politique d’Israël de réoccupation des territoires palestiniens par l’armée et en appelle aux États-Unis. « Il n’y a aucune issue à ce cercle vicieux, sauf une initiative politique, basée sur les résolutions des Nations unies », a indiqué le ministre du Travail Ghassan al-Khatib, appelant les États-Unis et Israël à « ne pas réduire la crise entre Palestiniens et Israéliens à un problème sécuritaire comme le veut le Premier ministre Ariel Sharon ». Face au durcissement de la politique israélienne, un proche conseiller de M. Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a pressé l’Administration américaine « d’agir d’urgence pour contraindre Israël à cesser ses agressions et sauver le processus de paix ». « La politique de Sharon est destructrice et ne sert pas la paix. Les États-Unis doivent agir en déclarant un État palestinien et en acceptant l’envoi d’observateurs internationaux » dans les Territoires, a-t-il déclaré. La direction palestinienne a condamné la décision de réoccuper pour une période plus longue des zones autonomes. « Nous condamnons l’agression et l’escalade israéliennes contre nos villes, contre l’Autorité palestinienne et le peuple palestinien, qui font partie d’un plan visant à détruire nos institutions », a affirmé un communiqué de cette direction. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a affirmé que « l’agression israélienne » faisait partie « d’un plan de réoccupation des territoires palestiniens autonomes dont l’objectif est de détruire l’Autorité palestinienne et de la remplacer par une administration civile israélienne ». M. Erakat a aussi estimé que « Sharon n’a pas besoin de prétextes pour poursuivre sa politique de colonisation et sa guerre contre tous les efforts visant à relancer le processus de paix ». Il a indiqué s’être adressé à l’Union européenne et aux États-Unis « afin qu’ils stoppent immédiatement l’agression israélienne ». La direction palestinienne a également lancé des « appels urgents » aux pays arabes africains et islamiques. Nabil Chaath a de son côté expliqué hier que les Palestiniens refuseront les offres leur proposant de proclamer un État dont les frontières ne respecteraient pas celles qui prévalaient avant la guerre de 1967. « Qu’un État soit annoncé maintenant ou après la libération, il doit être proclamé en respectant les frontières du 4 juin 1967 », veille du déclenchement de la guerre des Six-Jours, a déclaré le ministre palestinien de la Coopération internationale, dans cet entretien accordé au journal al-Hayat. « Nous ne proclamerons par d’État, intérimaire ou transitoire, s’il n’a pas de frontière ou si ses frontières ne sont pas clairement définies », a-t-il ajouté au cours de cette entrevue réalisée à New York.
L’Autorité palestinienne, sur la défensive après l’attentat-suicide meurtrier de mardi à Jérusalem, a condamné hier la politique d’Israël de réoccupation des territoires palestiniens par l’armée et en appelle aux États-Unis. « Il n’y a aucune issue à ce cercle vicieux, sauf une initiative politique, basée sur les résolutions des Nations unies », a indiqué le ministre du Travail Ghassan al-Khatib, appelant les États-Unis et Israël à « ne pas réduire la crise entre Palestiniens et Israéliens à un problème sécuritaire comme le veut le Premier ministre Ariel Sharon ». Face au durcissement de la politique israélienne, un proche conseiller de M. Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a pressé l’Administration américaine « d’agir d’urgence pour contraindre Israël à cesser ses agressions et sauver le...
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