Le Français Zacarias Moussaoui, seul inculpé en liaison avec les attentats du 11 septembre, a pris pêle-mêle à partie les États-Unis, leur système judiciaire, les juifs, son juge et ses avocats, dans quinze requêtes adressées au tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie). Ces requêtes, écrites d’une main appliquée en anglais par Moussaoui, ont été rendues publiques lundi par la juge Leonie Brinkema. La juge avait autorisé jeudi l’accusé à être son propre avocat. Chacune de ses requêtes, qui s’ouvrent toutes par la formule : « Au nom d’Allah, moi, esclave d’Allah, Zacarias Moussaoui,... », est rédigée au stylo, méthodiquement, sur un ton agressif, parfois ironique, souvent désabusé. La présentation des documents requise par la justice a été respectée à la lettre. S’en prenant de front au « département d’une soi-disant “justice” », il explique qu’il n’a aucune confiance en ses avocats (« une équipe de sangsues »), plus particulièrement « le juif » Gerald Zelkin, ou « un chrétien, un païen ou un adorateur du diable (autrement dit des incroyants) ». Il répète, à plusieurs reprises, qu’il souhaite s’allouer les services d’un avocat musulman qui l’aidera en dehors de l’enceinte du tribunal, notamment à contacter des témoins ou rassembler des documents. Réclamant le « renvoi » de Mme Brinkema, il exige en outre d’être jugé à Denver (Colorado), où, écrit-il, « l’altitude élevée et l’air frais donneront (peut-être ?) un sentiment de sécurité » aux jurés. Le Syrien, recruteur présumé des kamikazes du 11 septembre, serait détenu en Syrie Mohammed Haydar Zammar, un Allemand d’origine syrienne soupçonné d’avoir recruté les pirates de l’air qui pilotaient les avions-suicide des attentats du 11 septembre perpétrés aux États-Unis, est actuellement détenu en Syrie, affirme la chaîne de télévision allemande ZDF. Depuis des mois, l’homme serait dans une prison syrienne et les États-Unis ont depuis longtemps été en mesure d’entrer en contact avec lui, affirme ZDF en citant une source « proche des services de sécurité en Allemagne ». Selon ZDF, l’affaire pourrait provoquer des frictions diplomatiques entre les États-Unis, la Syrie et l’Allemagne, car Damas aurait été légalement obligé, au nom de la Convention de Vienne, d’informer Berlin de l’arrestation de ce ressortissant allemand. L’Allemagne n’a été informée que la semaine dernière que Zammar était détenu en Syrie, poursuit ZDF. De son côté, le gouvernement allemand a refusé de confirmer ces informations. Un responsable américain, cité sous couvert d’anonymat la semaine dernière par le Washington Post, avait indiqué que « Zammar ne se baladait pas dans les rues ». Zammar est soupçonné d’avoir joué un rôle essentiel pour mettre en relation Mohammed Atta, le chef des pirates de l’air, avec la direction du réseau el-Qaëda en Afghanistan. Il était dans une mosquée de Hambourg (nord de l’Allemagne) un avocat charismatique de la guerre sainte contre l’Occident, qu’Atta et d’autres hommes de son groupe fréquentaient également. Plus de 500 militants islamistes sous surveillance en Italie Plus de 500 militants islamistes ont été identifiés en Italie et sont surveillés par les services antiterroristes, en collaboration avec les États-Unis, affirme hier le quotidien la Repubblica. Sur les 547 militants islamistes identifiés en Italie, 200 n’auraient aucun lien avec des groupes connus et sont considérés comme des « militants dormants », selon un rapport du ministère de l’Intérieur cité par la Repubblica. Les autres seraient proches du Groupe salafite pour la prédication et le combat (164), sympathisants du Groupe combattant tunisien (88), du Jihad islamique égyptien (33) ou du Hezbollah (62).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français Zacarias Moussaoui, seul inculpé en liaison avec les attentats du 11 septembre, a pris pêle-mêle à partie les États-Unis, leur système judiciaire, les juifs, son juge et ses avocats, dans quinze requêtes adressées au tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie). Ces requêtes, écrites d’une main appliquée en anglais par Moussaoui, ont été rendues publiques lundi par la juge Leonie Brinkema. La juge avait autorisé jeudi l’accusé à être son propre avocat. Chacune de ses requêtes, qui s’ouvrent toutes par la formule : « Au nom d’Allah, moi, esclave d’Allah, Zacarias Moussaoui,... », est rédigée au stylo, méthodiquement, sur un ton agressif, parfois ironique, souvent désabusé. La présentation des documents requise par la justice a été respectée à la lettre. S’en prenant de front au «...