New Delhi promet des élections « libres et honnêtes » au Cachemire
le 18 juin 2002 à 00h00
Le chef de la commission électorale indienne J-M Lyngdoh a averti les soldats déployés au Cachemire qu’ils seraient poursuivis en justice s’il s’avérait qu’ils ont forcé des gens à aller voter aux prochaines élections. Mais M. Lyngdoh a exclu que l’Inde « invite » des observateurs étrangers pour le scrutin au Cachemire, région considérée par New Delhi comme faisant partie intégrante du territoire indien. L’Inde a l’intention d’organiser fin septembre ou début octobre des élections pour le renouvellement de l’assemblée locale, dans la partie du Cachemire sous son contrôle. Dans le passé, ce type de scrutin a été soit boycotté par les partis séparatistes musulmans, soit entaché de fraudes massives. « Forcer qui que ce soit à aller voter constitue un délit et quiconque commet un tel délit sera poursuivi en justice », a déclaré M. Lyngdoh dans une conférence de presse à Srinagar, capitale d’été du Cachemire indien. Les forces de sécurité seront là « seulement pour rassurer les électeurs », a-t-il dit. Ces dernières semaines, le Premier ministre indien Atal Behari Vajpayee n’a cessé de répéter que les prochaines élections régionales au Cachemire seraient « libres et honnêtes ». L’alliance des partis séparatistes musulmans (Hurriyat) a d’ores et déjà annoncé qu’elle boycotterait le scrutin. Le chef de la commission électorale indienne a cependant exclu d’inviter des observateurs étrangers pour superviser le processus électoral. « Ils ne font pas partie de notre structure. Nous n’allons pas les inviter. Mais ils sont libres de venir de leur propre gré. » Selon M. Lyngdoh, les groupes d’opposition au Cachemire indien lui ont déclaré « redouter » l’utilisation par la Conférence nationale, parti au pouvoir dans la région, de la police et de miliciens pendant la campagne et le jour des élections. L’Inde administre environ les deux tiers du Cachemire, le Pakistan un tiers. Les deux pays se sont affrontés à plusieurs reprises pour le contrôle total de ce territoire situé dans l’Himalaya. Une insurrection se poursuit depuis 1989 au Cachemire indien où la population est majoritairement musulmane. Une partie non négligeable des habitants est favorable à l’indépendance totale, à la fois de l’Inde et du Pakistan.
Le chef de la commission électorale indienne J-M Lyngdoh a averti les soldats déployés au Cachemire qu’ils seraient poursuivis en justice s’il s’avérait qu’ils ont forcé des gens à aller voter aux prochaines élections. Mais M. Lyngdoh a exclu que l’Inde « invite » des observateurs étrangers pour le scrutin au Cachemire, région considérée par New Delhi comme faisant partie intégrante du territoire indien. L’Inde a l’intention d’organiser fin septembre ou début octobre des élections pour le renouvellement de l’assemblée locale, dans la partie du Cachemire sous son contrôle. Dans le passé, ce type de scrutin a été soit boycotté par les partis séparatistes musulmans, soit entaché de fraudes massives. « Forcer qui que ce soit à aller voter constitue un délit et quiconque commet un tel délit sera...
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