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L’Angleterre en démonstration face à un Danemark décevant(photos)

L’Angleterre s’est facilement qualifiée pour un quart de finale de la Coupe du monde de football, contre le Brésil ou la Belgique, en marquant trois buts en première période, par Rio Ferdinand, Michael Owen et Émile Heskey, puis en dominant jusqu’au bout un Danemark décevant (3-0), samedi soir à Niigata, dans un stade tout acquis à sa cause. Les Anglais avaient tout de suite pris une option, à la suite d’un corner idiot concédé par Laursen (4) et tiré par l’inévitable Beckham (5) sur la tête de Ferdinand au deuxième poteau. Le défenseur de Leeds décidait alors de remiser pour Owen et Sorensen, surpris, envoyait le ballon dans ses filets. Pour l’anecdote, un Danois ressortait le ballon convoité par Owen, Heskey renvoyait le ballon dans les filets, mais il avait déjà franchi la ligne quelques secondes plus tôt et cela n’avait pas échappé à l’arbitre. Mis en confiance par ce but heureux, Beckham, dos au but après un mouvement Sinclair-Heskey, ouvrait pour Owen (10), mais le Ballon d’or européen ratait son contrôle, puis lancé par Ashley Cole, Heskey accélérait et effaçait Laursen, mais Sorensen sortait à sa rencontre et se couchait dans ses pieds (15). Douche anglo-japonaise Les Danois n’étaient pas au bout de leurs surprises, puisqu’au terme d’un grand mouvement collectif, Sinclair centrait de la gauche pour Butt, dont la remise instantanée passait entre les jambes de Gravesen et arrivait dans les pieds d’Owen, à la limite du hors-jeu, qui tirait du pied gauche, au ras du poteau de Sorensen, et marquait son premier but du Mondial (22). Perdu pour perdu, Gravesen s’enfonçait plein champ pour donner à Sand sur la droite, qui se replaçait au centre mais tirait à côté des buts de Seaman, qui avait fermé l’angle (26). Un déluge s’abattait alors sur le stade du « Grand Cygne », menaçant de le transformer en lac, puis le début d’enthousiasme des quelques supporteurs danois était douché par le troisième but anglais. Sur une longue touche de Mills, le ballon était renvoyé par Niclas Jensen sur Beckham qui centrait pour Heskey, dont le tir tendu ne laissait aucune chance à Sorensen (44). Juste avant la pause, un joli tir de Gravesen était détourné au-dessus de sa barre transversale par Seaman, mais le corner ne donnait rien : 3-0 à la pause, pour une équipe n’ayant encaissé qu’un but en cinq heures de jeu, les choses semblaient bien mal engagées pour les Danois. La seconde période tournait très vite à la démonstration. Les Anglais faisaient rentrer leurs remplaçants et laissaient centrer Rommedahl pour Gronkjaer, qui envoyait le ballon dans les nuages (46), puis regardaient un tir violent et cadré de Bogelund rebondir sur la tête de Tomasson, pourtant seul devant le but (66). Ils laissaient même Claus Jensen tenter, en vain, de lober Seaman (82), entre autres maigres occasions danoises. Déclarations Au terme de cette promenade de santé, l’Angleterre jouera donc un quart de finale de Coupe du monde, vendredi prochain, toujours au Japon. La tournée des « Fabulous Beckham Boys » continue... David Beckham (capitaine de l’Angleterre) : « Je suis content pour Émile et Michael. C’est bien pour Michael de marquer son premier but (dans ce Mondial), il en avait besoin, et Emile aussi. J’ai embrassé Michael après son but, mais tant que j’embrasse des garçons, je suis sûr que ça n’inquiète pas Victoria (son épouse, qui attend un deuxième enfant). Quand il a plu, cela ne m’a pas dérangé, car j’habite à Manchester. Nous avons fait un très bon match et gagné 3-0. Nous avons bien joué en première période et avons assuré le résultat en seconde période. Je ne suis pas préoccupé par le nom de notre prochain adversaire. Quand on joue une Coupe du monde, on veut jouer contre les meilleurs. On n’est pas sûrs que ce sera le Brésil. Il y a déjà eu beaucoup de surprises dans cette Coupe du monde. On est en quart de finale, on a fait notre travail, et on verra. » Michael Owen (auteur du deuxième but anglais) : « C’était le match auquel on s’attendait, et c’est toujours bien de marquer un but, surtout si c’est un but marqué très tôt, parce que ça aide à calmer les nerfs de tout le monde. » Paul Scholes (milieu de terrain anglais) : « On n’a pas beaucoup eu la possession du ballon en seconde période, mais quand on mène 3-0 à la mi-temps, ça ne veut pas dire grand-chose. » Morten Olsen (sélectionneur du Danemark) : « Ça a été un match très dur, car l’Angleterre avait une très bonne défense. Pourtant, on a très bien joué, notamment en seconde mi-temps, où il y a eu des combinaisons intéressantes. Mais on a fait quelques fautes de trop. » Thomas Sorensen (gardien du Danemark) : « Sur le premier but, j’ai évidemment fait une faute, et cela nous a coûté un but. Et c’est le pire des départs face à une équipe comme l’Angleterre. Pourtant, tout n’est pas négatif, car si nous avions eu plus de chance, nous aurions pu marquer en seconde période. » Jon Dahl Tomasson (attaquant du Danemark) : « Je suis très déçu, car nous avons pris un mauvais départ face à l’Angleterre. Ils ont marqué vite, ce qui a fait leur force car ensuite, ils ont pu défendre. Pourtant, la possession de balle et la créativité étaient de notre côté. Mais nous n’avons pas eu de chance. Maintenant, tout ce qui m’intéresse, c’est de revoir ma famille et mes amis, de prendre de longues vacances et de me relaxer. » Rene Henriksen (défenseur et capitaine du Danemark) : « Ce résultat me rend triste, car il ne reflète pas la vraie physionomie du match. On s’attendait à aller un peu plus loin que les huitièmes, mais on a fait trop de fautes individuelles ce soir. Les Anglais ont marqué rapidement, et ensuite, ils ont pu se concentrer sur le travail défensif, pour lequel ils sont très forts. Mon meilleur souvenir de ce Mondial, c’est notre victoire contre la France, qui nous avait valu notre qualification. » Les précoces Anglais rêvent du Brésil La jeune équipe d’Angleterre, qui avait abordé le Mondial de football comme une répétition avant la « vraie » échéance de 2006, a pris de l’avance sur son programme en se qualifiant aisément pour son premier quart de finale depuis 1990, et rêve désormais d’en découdre avec le Brésil. Les Auriverde affrontent la Belgique aujourd’hui (14h30 heure de Beyrouth), et le vainqueur sera opposé vendredi à l’Angleterre, devenue un des prétendants au titre dans ce Mondial à rebondissements. Il y a quelques mois, le manageur français d’Arsenal, Arsène Wenger, qui classait les Anglais parmi ses favoris, estimait qu’il leur manquait simplement la conviction de pouvoir gagner. Or, le match dominé de bout en bout samedi face au Danemark (3-0), qui leur a valu leur billet pour les quarts, ainsi que la victoire au premier tour face à leur rival honni, l’Argentine (1-0), qu’ils sont les seuls à avoir battue, a changé la donne. « On est une jeune équipe, mais ce n’est pas pour ça qu’on a peur de jouer au football », a crânement lancé après le Danemark le capitaine David Beckham, auteur d’un bon match et objet d’une popularité qui confine à l’idolâtrie au Japon. Belgique ou Brésil, le futur adversaire de l’Angleterre est prévenu. Cette équipe, malgré des qualifications parfois laborieuses pourtant terminées en tête du groupe avec une écrasante victoire en Allemagne (5-1), a trouvé son alchimiste en la personne du Suédois Sven Goran Eriksson, sélectionneur depuis début 2001. Il a réussi l’amalgame entre de vieux cadres, comme le gardien David Seaman (38 ans), et une génération dorée qui va du Ballon d’or Michael Owen (22 ans), auteur face aux Danois de son premier but du Mondial, à Ashley Cole (21 ans) en passant par Rio Ferdinand (24 ans). Le précieux milieu Steven Gerrard (21 ans), lui, a été privé de Mondial par une blessure aux adducteurs. Cette génération a incontestablement bonifié la sélection, ce qui n’est pas sans évoquer certaines similitudes avec la France championne du monde 1998 des Thierry Henry et David Trezeguet. Aussi, pour jauger la confiance de l’Angleterre, quel meilleur test qu’un quart de finale face au Brésil, qu’elle n’a plus affronté en Coupe du monde depuis la victoire (1-0) de Pelé et consorts face à l’équipe de Bobby Moore en 1970 au Mexique ? Pour autant, le pondéré Eriksson, qui garde en tête l’élimination de l’Argentine et de la France, reste prudent : « Vu son jeu, le Brésil est l’un des favoris, mais nombre d’entre eux ont déjà été éliminés, et peut-être que cela va lui arriver aussi. Attendons lundi. » Euphémisme Paul Scholes, lui, se risque à un pronostic, estimant que « l’Angleterre rencontrera probablement le Brésil, même si cette compétition est pleine de surprises ». Le milieu de terrain de Manchester United, remplacé samedi en raison d’une douleur à une cheville, devrait être rétabli vendredi, de même qu’Owen, légèrement touché aux adducteurs. Malgré tout, la large victoire anglaise est à relativiser, au vu de la faible opposition offerte par les Danois, assommés en début de match. « Les Anglais nous ont bien maîtrisés tactiquement », a reconnu le milieu de terrain Stig Tofting, euphémisme pour dire que l’Angleterre n’avait pas trop envie de se fatiguer avant les quarts et s’est surtout contentée de laisser venir. Une triste sortie pour les Danois, qui ne seront pas les seuls à avoir des regrets. Leur match insipide accentue encore un peu plus la cuisante élimination de la France, battue (2-0) mardi par une équipe dont les Anglais n’ont fait qu’une bouchée. L’Allemagne en quart, comme d’habitude En inscrivant un but à deux minutes de la fin du match, l’Allemagne est devenue la première équipe qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2002 samedi 1-0 aux dépens du Paraguay. Les triples champions du monde allemands ont atteint les quarts de finale à chaque édition de la Coupe du monde ces 50 dernières années, à l’exception du Mondial 1978 en Argentine. «Nous avons mérité de gagner ce match, nous étions la meilleure équipe sur le terrain aujourd’hui », a estimé le sélectionneur allemand Rudi Völler. « Notre objectif était d’atteindre les demi-finales. Nous devons rester modestes », a-t-il ajouté en prévision du quart de finale de vendredi où la Mannschaft rencontrera le vainqueur du match Mexique-États-Unis. Revenu in extremis lors de son dernier match de poule contre la Slovénie (3-1), le Paraguay s’est pour sa part hissé au même niveau qu’il y a quatre ans en France lorsqu’il avait perdu contre les futurs champions du monde. « Jour de chance » Cette confrontation inédite était aussi celle des deux capitaines emblématiques de leur sélection : Oliver Kahn, qui fêtait samedi ses 33 ans, et Jose Luis Chilavert, 36 ans, leader incontestable de la sélection paraguayenne. « Cela aurait été un désastre de perdre et d’être éliminé le jour de mon anniversaire », a confié le gardien allemand après la rencontre. Le match a été avant tout défensif puisqu’il a fallu attendre les cinq dernières minutes pour voir Oliver Neuville marquer le seul but de la partie. « Il n’y a pas eu beaucoup d’occasions de chaque côté », a semblé regretter Cesare Maldini, le technicien italien dont le lucratif contrat à la tête de la sélection s’est achevé avec l’élimination du Paraguay. Maldini va maintenant rejoindre l’équipe des recruteurs du Milan AC. « C’était le jour de chance de l’Allemagne », a pour sa part estimé Chilavert. « Ils n’ont pas joué mieux que nous », a ajouté le fier gardien strasbourgeois. La rencontre a eu du mal à se débrider car les deux sélectionneurs, Völler et Maldini, avaient semble-t-il décidé de ne pas dégarnir leur bloc défensif dans la première demi-heure. « Nous avons vite vu qu’il faudrait nous montrer patients », a dit Kahn après le match. Le jeune attaquant du Paraguay Roque Santa Cruz, auteur d’une belle saison avec le Bayern Munich, est rapidement sorti sur blessure (29e), au grand soulagement des Allemands qui avaient déjà eu affaire à lui en Bundesliga. Le Paraguay s’est ensuite créé la première occasion digne de ce nom sur un coup franc tiré par Chilavert à 40 mètres des buts allemands, dégagé du poing par Kahn puis repris par Celsio Ayala démarqué dans la surface (36e). Sur la contre-attaque suivante, l’attaquant Jorge Campos, remplaçant Santa Cruz, n’a pas hésité à tenter sa chance des 20 mètres, mais Kahn a de nouveau joué du poing pour sauver son camp (37e). Le ballon restant englué en milieu de terrain, les deux équipes sont finalement rentrées aux vestiaires au terme d’une première mi-temps insipide. Débordement Revenue avec des intentions plus offensives, la Mannschaft s’est créée sa première occasion sur un tir de Bernd Schneider bien stoppé par Chilavert (47e). Commettant deux fois plus de fautes que leurs adversaires, les Paraguayens ont réussi à maintenir les Allemands loin des buts de Chilavert. Le gardien de but paraguayen, également tireur d’élite de son équipe, a bien tenté de tirer un coup franc aux 25 mètres, mais sa frappe enroulée est passée largement au-dessus de la transversale de Kahn (72e). C’est finalement sur un débordement de Schneider côté droit que Neuville a pu fusiller Chilavert à bout portant (88e), marquant ainsi son premier but du Mondial et propulsant les Allemands en quart de finale. « La plupart du match s’est déroulé en milieu de terrain », a analysé Maldini. « Et soudainement, il y a eu un débordement sur la droite et un beau but inscrit par Neuville. » Au terme d’un match peu palpitant, l’Allemagne a su faire preuve de réalisme en s’imposant dans les dernières minutes sur l’un de ses seuls tirs cadrés. « Nous n’avons pas joué en première mi-temps. Nous avons envoyé le ballon à l’aveugle. En seconde période, nous avons décidé de jouer au football. Nous avons vu que leurs forces déclinaient », a résumé Oliver Kahn. L’exclusion de Roberto Acuna à la dernière minute de jeu n’aura rien changé au destin de ce premier huitième de finale.
L’Angleterre s’est facilement qualifiée pour un quart de finale de la Coupe du monde de football, contre le Brésil ou la Belgique, en marquant trois buts en première période, par Rio Ferdinand, Michael Owen et Émile Heskey, puis en dominant jusqu’au bout un Danemark décevant (3-0), samedi soir à Niigata, dans un stade tout acquis à sa cause. Les Anglais avaient tout de suite pris une option, à la suite d’un corner idiot concédé par Laursen (4) et tiré par l’inévitable Beckham (5) sur la tête de Ferdinand au deuxième poteau. Le défenseur de Leeds décidait alors de remiser pour Owen et Sorensen, surpris, envoyait le ballon dans ses filets. Pour l’anecdote, un Danois ressortait le ballon convoité par Owen, Heskey renvoyait le ballon dans les filets, mais il avait déjà franchi la ligne quelques secondes plus...