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Les États-Unis, maîtres incontestés de l’espace

Les États-Unis sont littéralement sans concurrence dans le contrôle de l’espace, mais de nombreux autres États tentent, à un rythme souvent sous-estimé, de rattraper leur retard dans ce domaine, selon le dernier rapport du SIPRI. « Aucun pays ne peut rivaliser avec l’avance prise par les États-Unis dans le contrôle de l’espace ou la nier, ni contester les avantages que cela procure à ses opérations militaires terrestres », note le SIPRI. À la fin 2001, les États-Unis comptaient 110 satellites opérationnels entièrement consacrés à leurs activités de défense, soit les deux tiers des satellites militaires actuellement en orbite. La Russie en possédait 40, le reste du monde se partageant les 20 restants. « Les États-Unis investissent chaque année des milliards de dollars dans le développement et le déploiement d’une large gamme d’armes téléguidées de haute précision qui révolutionnent la conduite de la guerre », souligne l’institut. Mais « ce serait une erreur de sous-estimer la rapidité avec laquelle d’autres États commencent à utiliser des systèmes spatiaux pour renforcer leur sécurité », prévient-il. Si certains États n’ont encore recours qu’aux images des satellites commerciaux – très en retard sur la technologie américaine –, ils n’y avaient quasiment pas accès il y a dix ans et le nombre de pays qui en sont aujourd’hui totalement dépourvus demeure significatif, relève le SIPRI. La conquête militaire de l’espace a ainsi fait « son retour à l’ordre du jour des programmes de contrôle des armes » suite à la volonté des États-Unis d’assurer « leur domination sur tous les champs de bataille ». Les États-Unis ont signé un texte fin mai avec la Russie pour accroître la transparence dans la défense antimissile, notamment en procédant à des échanges d’informations et en admettant la présence d’observateurs lors d’essais antimissiles. À la fin de l’an dernier, Washington a dénoncé le traité antibalistique ABM qui garantissait « l’équilibre de la terreur » entre Américains et Russes, mais empêchait le développement d’un projet de bouclier antimissile promu par le président George Bush. « L’inquiétude (sur une course à l’armement dans l’espace, ndlr) s’est accrue à la lumière des projets de l’Administration Bush pour la mise au point d’un système étendu de défense antimissile comprenant des éléments liés à l’espace », conclut le SIPRI.
Les États-Unis sont littéralement sans concurrence dans le contrôle de l’espace, mais de nombreux autres États tentent, à un rythme souvent sous-estimé, de rattraper leur retard dans ce domaine, selon le dernier rapport du SIPRI. « Aucun pays ne peut rivaliser avec l’avance prise par les États-Unis dans le contrôle de l’espace ou la nier, ni contester les avantages que cela procure à ses opérations militaires terrestres », note le SIPRI. À la fin 2001, les États-Unis comptaient 110 satellites opérationnels entièrement consacrés à leurs activités de défense, soit les deux tiers des satellites militaires actuellement en orbite. La Russie en possédait 40, le reste du monde se partageant les 20 restants. « Les États-Unis investissent chaque année des milliards de dollars dans le développement et le...