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Actualités - Chronologie

Bush se prépare à annoncer sa stratégie de paix

Le président américain George W. Bush devait se réunir ces jours-ci avec ses plus proches collaborateurs pour essayer de définir le meilleur moyen de créer un État palestinien et préparer une déclaration publique très attendue sur la politique américaine au Proche-Orient. Après plusieurs semaines de consultations de haut niveau à Washington avec des dirigeants de la région et des prises de position semblant parfois contradictoires, les principaux responsables de la sécurité et conseillers devaient préparer une déclaration publique attendue en début de semaine. « Ces quelques jours seront l’occasion d’une grande introspection, et nous espérons avoir quelque chose lundi, si ce n’est avant. Il s’agit juste de savoir quand le président prendra sa décision », a déclaré un haut responsable sous le couvert de l’anonymat. M. Bush devrait exposer les grands principes devant guider l’action américaine pour mettre fin à un cycle de violences de 20 mois au Proche-Orient, et parvenir à terme à la création d’un État palestinien pouvant vivre en paix à côté d’Israël. Mais le contenu exact de son intervention reste un secret bien gardé à la Maison-Blanche, où les responsables soulignent que M. Bush ne pourra pas prendre d’engagement sur ce dossier explosif avant que ses principaux conseillers en débattent. Les discussions à ce sujet devaient réunir la conseillère du président pour la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, ainsi que son adjoint Steve Hadley, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et son numéro deux Paul Wolfowitz, de même que le secrétaire d’État Colin Powell et le secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient William Burns. M. Bush avait déclaré jeudi qu’il exposerait les grandes lignes concernant l’« évolution d’un État palestinien ». La Maison-Blanche a reconnu qu’il envisageait de soutenir la création d’un État palestinien intérimaire, afin de pousser l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat à engager des réformes en profondeur dans les secteurs politiques et de la sécurité. Le président américain a également laissé entendre qu’il se contenterait de tracer de grandes lignes, plutôt que de fournir une feuille de route détaillée. Cela devrait constituer la base de discussions plus larges lors d’une conférence ministérielle régionale que Washington espère pouvoir organiser durant l’été. Toutefois, l’idée que M. Bush endosse les encouragements du monde arabe à la création d’un État palestinien intérimaire, en dépit des objections israéliennes et du manque d’enthousiasme manifesté par les Palestiniens eux-mêmes, soulève toute une série d’interrogations. M. Bush et le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal avaient discuté du tracé des frontières, d’une chronologie du retrait israélien, et de la façon de mettre sur pied des institutions palestiniennes, selon le New York Times de vendredi. Le porte-parole présidentiel Ari Fleischer a assuré que ces informations étaient « inexactes », sans toutefois pouvoir indiquer si ces sujets avaient été abordés par le prince lors de ses entretiens avec Mme Rice et le vice-président Dick Cheney. Pour ajouter encore au mystère entourant les déclarations à venir de M. Bush, les visiteurs israélien et saoudien du président ont chacun affiché leur satisfaction à l’issue de leurs entretiens. « Le but de tout cet exercice de consultations, d’écoute et de travail très intense avec différentes personnalités dans la région est de renforcer la perspective d’un État qui pourra naître et s’engager à éliminer le terrorisme », a dit pour sa part M. Fleischer.
Le président américain George W. Bush devait se réunir ces jours-ci avec ses plus proches collaborateurs pour essayer de définir le meilleur moyen de créer un État palestinien et préparer une déclaration publique très attendue sur la politique américaine au Proche-Orient. Après plusieurs semaines de consultations de haut niveau à Washington avec des dirigeants de la région et des prises de position semblant parfois contradictoires, les principaux responsables de la sécurité et conseillers devaient préparer une déclaration publique attendue en début de semaine. « Ces quelques jours seront l’occasion d’une grande introspection, et nous espérons avoir quelque chose lundi, si ce n’est avant. Il s’agit juste de savoir quand le président prendra sa décision », a déclaré un haut responsable sous le couvert de...