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CIMAISES Alfred Sisley sous un jour nouveau à Madrid(photo)

L’exposition consacrée à «Alfred Sisley poète de l’impressionnisme» qui se déroule au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid permet de voir sous un nouveau jour le peintre paysagiste franco-britannique. Selon la conservatrice en chef de la Royal Academy of Arts de Londres et commissaire de l’exposition, Mary Anne Stevens, il s’agit «d’une réévaluation de ce peintre qui, tout en restant un peintre français, a une sensibilité particulière pour les paysages anglais du début du XIXe siècle». «Le lien avec la peinture anglaise a été très important pour lui, notamment par le rôle du ciel dans la composition et le placement des personnages. C’est exactement la technique du peintre anglais John Constable», a-t-elle déclaré. «Nous savons que Sisley a passé quatre ans à Londres avant de revenir à Paris pour devenir peintre», souligne Mme Stevens pour qui Sisley était «un cartographe visuel, saisissant le moment d’un paysage». Cette exposition est organisée conjointement par le Musée des beaux-arts de Lyon (France) qui l’hébergera du 9 octobre 2002 au 6 janvier 2003, le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid qui l’accueille jusqu’au 15 septembre et le Palazzo dei Diamanti de Ferrare (Italie) où elle a été vue en trois mois jusqu’au 19 mai par 140000 visiteurs. Elle «remet à son vrai niveau un artiste qui a été maltraité vers la fin des années 1880, éclipsé par Monet, Renoir et Degas», avait déclaré vendredi Mme Stevens lors d’une conférence de presse. Cette anthologie de Sisley est la deuxième, depuis un siècle, de cet artiste né à Paris en 1839 et mort à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne) en 1899. Elle est riche de 72 œuvres souvent méconnues du grand public et prêtées par cinquante-quatre musées et collections particulières de France, des États-Unis, d’Allemagne, du Canada, d’Irlande, d’Écosse, du Danemark, d’Italie, de Roumanie et d’Espagne. Cette vaste sélection compense l’absence de tableaux du musée d’Orsay ou de celui de Rouen, dont la cession n’est pas autorisée par les conditions de legs. L’exposition, chronologique, montre les premières œuvres de Sisley (1860-1870), des paysages de Fontainebleau, La Celle-Saint-Cloud et Montmartre, puis Argenteuil, Villeneuve-La-Garenne, Louveciennes et Bougival (1870-1874), sa période à Marly-le-Roi (1874-1877) et les dernières années à Moret-sur-Loing (1880-1899), ses difficultés financières l’éloignant progressivement de Paris. Cette nouvelle vision de Sisley entend aussi démontrer que son œuvre n’a pas subi de déclin à partir de la fin des années 1880. «Ce cliché a été réfuté», a affirmé catégoriquement à Madrid l’historienne de l’art britannique Ann Dumas, en insistant sur «les remarquables paysages du pays de Galles» peints, à l’occasion d’un séjour dans ce pays en 1897, deux ans avant sa mort. Il y a au contraire «une innovation et une richesse extraordinaire», dans l’œuvre de Sisley, renchérit Mme Stevens en indiquant avoir amélioré «la sélection assez inégale» qu’elle avait faite lors de la seule anthologie précédente, voici dix ans, à la Royal Academy of Arts de Londres, au Grand Palais à Paris et au Walters Museum de Baltimore (États-Unis).
L’exposition consacrée à «Alfred Sisley poète de l’impressionnisme» qui se déroule au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid permet de voir sous un nouveau jour le peintre paysagiste franco-britannique. Selon la conservatrice en chef de la Royal Academy of Arts de Londres et commissaire de l’exposition, Mary Anne Stevens, il s’agit «d’une réévaluation de ce peintre qui, tout en restant un peintre français, a une sensibilité particulière pour les paysages anglais du début du XIXe siècle». «Le lien avec la peinture anglaise a été très important pour lui, notamment par le rôle du ciel dans la composition et le placement des personnages. C’est exactement la technique du peintre anglais John Constable», a-t-elle déclaré. «Nous savons que Sisley a passé quatre ans à Londres avant de revenir à Paris pour...