EgyptAir transformée en société holding pour améliorer sa rentabilité
le 07 juin 2002 à 00h00
Le président égyptien Hosni Moubarak a signé un décret transformant le transporteur aérien d’État EgyptAir en société holding, afin d’améliorer sa rentabilité, a-t-on appris hier de source officielle. L’État détiendra toujours la totalité du capital du nouveau holding qui chapeautera six unités distinctes : lignes aériennes, entretien et travaux techniques, services terrestres, fret aérien, tourisme et services aériens, selon ce décret. La capitalisation du holding sera déterminée après évaluation des avoirs et des propriétés des six unités à la fin de l’exercice fiscal 2001/2002, fin juin. La consolidation n’est pas un prélude à la privatisation, mais doit permettre « d’améliorer la rentabilité » du groupe par le biais d’une gestion commerciale, d’après le ministre de l’Aviation civile Ahmed Chafiq. Cité par l’agence officielle Mena, le ministre a indiqué que le holding aura un nouveau conseil d’administration, et Mohamed Fahim Rayane, actuel PDG d’EgyptAir, sera candidat à sa propre succession. Les employés d’EgyptAir, qui sont plus de 12 000, ne seront pas affectés par la transformation de la société, a indiqué M. Chafiq. Le taux d’occupation des avions d’EgyptAir se situait l’année dernière aux alentours de 60 %, et il a été affecté fin 2001 et début 2002 par les retombées des attentats du 11 septembre sur le transport aérien et le tourisme. Le débat sur les performances d’EgyptAir a été relancé après l’accident de l’un de ses appareils, le 7 mai près de Tunis, qui a fait 15 morts. La presse d’opposition a plusieurs fois dénoncé les cas de « corruption » au sein de la compagnie. Depuis la catastrophe d’un Boeing d’EgyptAir qui s’était abîmé le 31 octobre 1999 dans l’Atlantique, au large de New York, tuant les 217 personnes à bord, la compagnie n’avait pas connu d’accident ayant fait des victimes, jusqu’au crash du 7 mai. Cependant, plusieurs incidents ont été signalés. Le 11 avril, un avion d’EgyptAir ratait son décollage à Johannesburg et les 146 passagers étaient évacués d’urgence. Le 22 février 2000, un Boeing 767 d’EgyptAir avait perdu un de ses réacteurs en atterrissant à l’aéroport de Harare. Il n’y avait pas eu de victime.
Le président égyptien Hosni Moubarak a signé un décret transformant le transporteur aérien d’État EgyptAir en société holding, afin d’améliorer sa rentabilité, a-t-on appris hier de source officielle. L’État détiendra toujours la totalité du capital du nouveau holding qui chapeautera six unités distinctes : lignes aériennes, entretien et travaux techniques, services terrestres, fret aérien, tourisme et services aériens, selon ce décret. La capitalisation du holding sera déterminée après évaluation des avoirs et des propriétés des six unités à la fin de l’exercice fiscal 2001/2002, fin juin. La consolidation n’est pas un prélude à la privatisation, mais doit permettre « d’améliorer la rentabilité » du groupe par le biais d’une gestion commerciale, d’après le ministre de l’Aviation civile...
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