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Angleterre-Argentine, vingt ans après les Malouines(photo)

L’Angleterre et l’Argentine se retrouveront vendredi à Sapporo dans le match vedette du groupe F du Mondial de football, vingt ans après, jour pour jour à une semaine près, la fin de la guerre des Malouines, le 14 juin 1982, où 655 Argentins et 236 Anglais avaient trouvé la mort dans un conflit de 72 jours. Depuis, il y a eu deux grands rendez-vous, plus pacifiques, sur la pelouse d’un stade de football qui ont déchaîné les passions et entretenu la légende. En 1986, Diego Maradona a en effet marqué de la main contre les Anglais, cette fameuse « main de Dieu » dont on parle encore dans les chaumières argentines, sur la route du titre mondial. Puis, en 1998, Diego Simeone a fait exclure David Beckham lors d’un huitième de finale conclu par une séance de tirs au but dont la plupart des supporteurs anglais ne sont pas encore totalement remis. « En 1986, après avoir battu les Anglais, gagner la Coupe du monde était secondaire. Notre objectif principal, c’était de les battre », se souvient Roberto Perfumo, capitaine argentin des années 60, dans un billet publié en mai par l’Observer. Quant à Luis Cesar Menotti, l’incomparable sélectionneur des champions du monde de 1978, il ajoute dans le même journal britannique que « c’était encore meilleur de gagner grâce à un but si injuste, si cruel, car ça faisait encore plus mal aux Anglais ». Comme un grand derby Tout ça, c’est pour la partie émergée de l’iceberg, car la rivalité entre ces deux pays dingues de football remonte bien plus loin, à la fin du XIXe siècle, quand Watson Hutton est venu diriger l’école Saint Andrew’s de Buenos Aires. Il a ensuite créé le premier championnat de football du pays, en 1891, avec cinq équipes exclusivement composées de joueurs britanniques. Un siècle plus tard, il ne reste plus de l’empire que les noms des clubs, comme River Plate ou Newell’s Old Boys, où le sélectionneur actuel de l’Argentine, Marcelo Bielsa, a commencé sa carrière. « En Amérique du Sud, nous sommes le pays le plus passionné de football, devant le Brésil », affirme Daniel Bertoni, ancien joueur de Naples (D1 italienne) au temps de Maradona. « En Europe, ce sont les Anglais. Ni les Italiens ni les Espagnols ne sont aussi dévoués au football que les Anglais », ajoute le champion du monde de 1978. C’est aussi pour cela que les rencontres entre les deux pays sont considérées comme des classiques, au même titre qu’un derby Boca Juniors-River Plate, sur les bords du Rio de la Plata, ou Arsenal-Tottenham, au nord de la Tamise. Dans un match comme celui-là, tous les coups sont permis pour gagner, vu l’enjeu. Maradona l’a montré en 1986, et Simeone en 1998. Depuis plusieurs mois, les Argentins ne se sont pas privés de le rappeler, histoire de faire monter la pression. Le choc de vendredi ne devrait pas échapper à cette règle d’or. Les matches d’aujourd’hui Voici le programme des matches d’aujourd’hui mercredi 5 juin du Mondial 2002 de football (heure de Beyrouth) : Premier tour Groupe Lieu Heure Russie - Tunisie (H) Kobe 9h30 États-Unis - Portugal (D) Suwon 12h Allemagne - Irlande (E) Ibaraki 14h30.
L’Angleterre et l’Argentine se retrouveront vendredi à Sapporo dans le match vedette du groupe F du Mondial de football, vingt ans après, jour pour jour à une semaine près, la fin de la guerre des Malouines, le 14 juin 1982, où 655 Argentins et 236 Anglais avaient trouvé la mort dans un conflit de 72 jours. Depuis, il y a eu deux grands rendez-vous, plus pacifiques, sur la pelouse d’un stade de football qui ont déchaîné les passions et entretenu la légende. En 1986, Diego Maradona a en effet marqué de la main contre les Anglais, cette fameuse « main de Dieu » dont on parle encore dans les chaumières argentines, sur la route du titre mondial. Puis, en 1998, Diego Simeone a fait exclure David Beckham lors d’un huitième de finale conclu par une séance de tirs au but dont la plupart des supporteurs anglais ne sont pas...