L’Espagne, vainqueur de la Slovénie (3-1), a passé haut la main dimanche son premier examen de passage du Mondial 2002, recueillant les fruits d’un travail mental voulu par le sélectionneur national José Antonio Camacho. « En Espagne, les joueurs jouent dans des clubs de très haut niveau européen mais, à part Raul, ils ne sont pas habitués à prendre leurs responsabilités. C’est toujours un joueur étranger qui assume les responsabilités ou tire le char dans les moment difficiles. C’est d’autant plus dommage que moi, je reste convaincu que les joueurs espagnols peuvent gagner un Mondial », diagnostiquait en mai José Antonio Camacho. Dimanche, les Espagnols ont mis fin à 52 ans de mauvais résultats lors d’un premier match de Coupe du monde montrant qu’ils dominaient leur sujet et qu’ils avaient les nerfs plus solides que lors de rendez-vous passés. « Hier (dimanche), on a vu que mes joueurs avaient le mental pour gagner et assumer leurs responsabilités. Ils savaient que le match serait dur », a estimé José Antonio Camacho. Entre les deux constats, le « docteur » Camacho a entrepris de travailler le mental. Un traitement qui a d’abord consisté à faire le ménage, Camacho écartant ceux qu’il estimait trop faibles mentalement pour les grandes compétitions. Les deux principales victimes : Molina, le gardien du Depor, sans doute le deuxième meilleur portier de la Liga derrière Canizares, n’a pas été retenu après sa bourde de 2000 contre la Norvège et Fran, un des meilleurs ailiers-milieu gauche du pays, n’a plus été retenu, malgré de meilleures références statistiques que De Pedro, parce qu’il était passé complètement à côté de ses trois matches de l’Euro. Les débutants au rendez-vous Camacho a ensuite procédé à de nombreuses séances pour convaincre les joueurs de leurs possibilités tout en évitant les complexes de supériorité : « Qu’a gagné l’Espagne récemment ? Rien. Alors, penser qu’on est favoris, c’est être prétentieux. » Le coach s’est aussi entretenu en particulier avec de nombreux cas difficiles comme Valeron, maître à jouer du Depor, mais au mental fragile. Ces séances ont, semble-t-il, porté leurs fruits. Dominés pendant le premier quart d’heure contre la Slovénie, les Espagnols n’ont pas commis de bourdes, défenseurs et gardien se montrant sereins, et surtout n’ont pas paniqué pour finalement imposer leur maîtrise technique. Alors qu’à l’Euro, Fran (non sélectionné) et Valeron avaient évolué à des années-lumière de leur niveau en club, les joueurs débutants dans les grandes compétitions ont cette fois-ci bien tenu le choc. Iker Casillas, le gardien du Real, a sauvé le match en début de rencontre mais c’est surtout le flanc gauche et ses deux débutants Juanfran et De Pedro qui ont surpris. Peu de commentateurs les attendaient à ce niveau. Il faudra toutefois maintenant que José Antonio Camacho évite que ses joueurs ne se laissent bercer par la presse espagnole si prompte à encenser.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Espagne, vainqueur de la Slovénie (3-1), a passé haut la main dimanche son premier examen de passage du Mondial 2002, recueillant les fruits d’un travail mental voulu par le sélectionneur national José Antonio Camacho. « En Espagne, les joueurs jouent dans des clubs de très haut niveau européen mais, à part Raul, ils ne sont pas habitués à prendre leurs responsabilités. C’est toujours un joueur étranger qui assume les responsabilités ou tire le char dans les moment difficiles. C’est d’autant plus dommage que moi, je reste convaincu que les joueurs espagnols peuvent gagner un Mondial », diagnostiquait en mai José Antonio Camacho. Dimanche, les Espagnols ont mis fin à 52 ans de mauvais résultats lors d’un premier match de Coupe du monde montrant qu’ils dominaient leur sujet et qu’ils avaient les nerfs...