Le Brésil, sans avoir commencé son Mondial 2002 de football, a connu un premier coup dur hier avec le forfait définitif sur blessure de son capitaine, Emerson, à la veille de son premier match face à la Turquie, présente à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. Le milieu défensif, qui souffre d’une luxation à l’épaule droite, s’est blessé bêtement alors qu’il jouait gardien dans une opposition ludique de fin d’entraînement, après la mise en place de l’équipe au stade Munsu d’Ulsan où doit se dérouler Brésil-Turquie. Si Emerson ne convainquait pas une grande partie des Brésiliens, il était une pièce maîtresse du dispositif de Luiz Felipe Scolari. Le joueur de l’AS Rome devait jouer devant sa défense dans un rôle très proche de celui autrefois dévolu à Dunga. Pour le remplacer, Scolari a le choix entre Gilberto Silva, le jeune Kleberson ou Vampeta, dont la présence en Corée du Sud a surpris tout le monde. Ce forfait est un coup dur pour le Brésil qui semblait sur la voie d’un retour à la confiance après des phases qualificatives éprouvantes, marquées par six défaites. Il fait oublier l’enthousiasme né de l’annonce d’une équipe très offensive, puisque Scolari comptait titulariser Ronaldo, qui n’a pas encore prouvé qu’il était redevenu « Il Fenomeno », et Rivaldo devant, avec Ronaldinho et Juninho Paulista dans la conduite du jeu. Turquie en contre Les quadruples champions du monde, qui participent à leur 17e Mondial en autant d’éditions, ne devraient pas avoir beaucoup de mal à se qualifier dans un groupe a priori facile, avec la Chine et le Costa Rica. La rencontre face à la Turquie sera certainement la plus difficile et Scolari a mis en garde ses joueurs contre un excès de confiance, leur rappelant la mésaventure de la France face au Sénégal. D’autant que les Turcs ont des arguments à faire valoir. S’il n’en est qu’à sa deuxième phase finale, le football turc a progressé. Son club phare, Galatasaray a remporté la Coupe de l’UEFA en 2000, dix de ses joueurs évoluent dans les championnats anglais, italien ou allemand. La Turquie s’est qualifiée pour les deux derniers championnats d’Europe des nations et, en 2000, s’était hissée en quart de finale en éliminant la Suède et le pays hôte, la Belgique. Surtout, s’il est critiqué par la presse turque, le style de jeu mis en place par l’entraîneur Senol Guenes, basé sur le contre, semble parfaitement adapté face au Brésil. Avec sa star Hakan Sukur (37 buts en 74 sélections), la Turquie dispose du joueur capable de finir le travail.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Brésil, sans avoir commencé son Mondial 2002 de football, a connu un premier coup dur hier avec le forfait définitif sur blessure de son capitaine, Emerson, à la veille de son premier match face à la Turquie, présente à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. Le milieu défensif, qui souffre d’une luxation à l’épaule droite, s’est blessé bêtement alors qu’il jouait gardien dans une opposition ludique de fin d’entraînement, après la mise en place de l’équipe au stade Munsu d’Ulsan où doit se dérouler Brésil-Turquie. Si Emerson ne convainquait pas une grande partie des Brésiliens, il était une pièce maîtresse du dispositif de Luiz Felipe Scolari. Le joueur de l’AS Rome devait jouer devant sa défense dans un rôle très proche de celui autrefois dévolu à Dunga. Pour le remplacer,...