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Allemagne-Arabie saoudite : un saut dans l’inconnu

L’Allemagne s’apprête à faire un saut dans l’inconnu en rencontrant samedi l’Arabie saoudite pour son premier match de la Coupe du monde de football. Les triples champions du monde ne connaissent pas grand-chose de leur premier adversaire du groupe E, et ne sont pas non plus certains de savoir jusqu’où ils iront dans le tournoi. Le sélectionneur Rudi Völler, qui a dû faire face avant le Mondial à une cascade de forfaits majeurs sur blessures, a simplement fixé comme objectif d’atteindre le deuxième tour. Le gardien et capitaine de la Mannschaft, Oliver Kahn, s’est montré plus optimiste en n’excluant pas un beau parcours de son équipe, pourtant marquée par la contre-performance enregistrée à l’Euro 2000. « Le premier match sera absolument décisif car il donne l’impulsion pour le reste du tournoi », a estimé le portier du Bayern Munich. « Nous devons le considérer comme une finale. Il ne faut surtout pas prendre l’Arabie saoudite à la légère. » L’Allemagne, qui jouera également au premier tour contre l’Irlande et le Cameroun, n’a rencontré les « Fils du désert » qu’une seule fois par le passé et les avait battus 3-0 en match amical il y a quatre ans. Depuis, l’Arabie saoudite s’est améliorée comme elle l’a montré cette année en remportant la Coupe du Golfe en janvier, avant de battre successivement trois équipes qualifiées pour le Mondial : l’Afrique du Sud, l’Uruguay et le Sénégal. Meneur de jeu essentiel « C’est une équipe excellente et je pense que beaucoup la sous-estiment. Ils sont très doués sur le plan technique et ils n’ont pas vraiment de points faibles », a estimé Erich Rutemöller, chargé pour l’Allemagne d’« espionner » les équipes adverses. L’entraîneur adjoint Michael Skibbe a cependant reconnu que les Allemands ne connaissaient pas leurs adversaires. « Ils ne savent pas à quoi ils ressemblent. Il y aura plus de visages familiers quand nous jouerons contre l’Irlande ou même le Cameroun dont les joueurs jouent presque tous dans les clubs européens », a déclaré Skibbe. Malgré un pied douloureux, le meneur de jeu Michael Ballack, qui doit jouer un rôle décisif en l’absence des deux créateurs Sebastian Deisler et Mehmet Scholl, devrait commencer le match contre les Saoudiens sur le terrain couvert du Dôme futuriste de Sapporo. Völler, dont les deux défenseurs centraux, Christian Wörns et Jens Nowotny, ont dû déclarer forfait pour la Coupe du monde, devra par ailleurs laisser Marko Rehmer sur le banc. L’arrière latéral droit s’est blessé à la cuisse lors du dernier match d’entraînement remporté dimanche 10-0 par la Mannschaft face à une équipe junior japonaise. En attaque, le jeune et talentueux Miroslav Klose devrait être aligné aux côtés de Carsten Jancker. L’Arabie saoudite, qui entame sa troisième Coupe du monde consécutive, pourra compter sur son spectaculaire gardien Mohammed al-Deayea et sur son buteur vétéran Sami al-Jaber. « Notre arme secrète, c’est l’attitude saoudienne : notre refus de perdre », a déclaré le prince Turki bin Khalid, chef de la délégation saoudienne. Équipes probables Allemagne : 1-Oliver Kahn, 21-Christoph Metzelder, 5-Carsten Ramelow, 2- Thomas Linke, 22-Torsten Frings, 8-Dietmar Hamann, 19-Bernd Schneider, 13-Michael Ballack, 6-Christian Ziege, 11-Miroslav Klose, 9-Carsten Jancker. Arabie saoudite : 1-Mohammed al-Daeyea, 13-Hussein Sulimani, 4-Abdullah Sulaiman, 12-Ahmed Dokhi, 10-Mohammed al-Shloub, 8-Mohammed Noor, 18-Nawaf al-Temyat, 19-Omar al-Ghamdi 15-Abdullah Jumaan, 9-Sami al-Jaber, 11-Obeid al-Dossary. Danemark-Uruguay, opposition de styles Le sélectionneur danois Morten Olsen et son assistant Michael Laudrup sont allés chercher dans les annales du football pour se donner des raisons d’espérer remporter aujourd’hui leur match d’ouverture contre l’Uruguay. Car les deux hommes faisaient partie de l’équipe du Danemark qui avaient écrasé les Uruguayens 6-1 lors de la Coupe du monde 1986. Cette défaite avait été la plus lourde enregistrée par les Sud-Américains qui ont dû subir par la suite 16 années de frustrations avant de retrouver le Mondial cette année en Asie. Et même s’ils n’ont plus de joueur du niveau technique de Michael Laudrup, les Danois se présentent à nouveau avec une équipe solide qui n’a pas perdu un seul match en qualifications. Les Uruguayens, en revanche, ont accroché la 32e et dernière place de la phase finale en battant l’Australie en match de barrage aller-retour. Arme fatale Les deux équipes cachent leur arme fatale juste derrière les attaquants. Jon Dahl Tomasson, qui soutient Ebbe Sand au sein de l’attaque danoise, est arrivé en Corée après une saison magnifique avec Feyenoord. Côté uruguayen, Alvaro Recoba n’est jamais meilleur qu’en milieu de terrain lorsqu’il sert du pied gauche Dario Silva, reconnaissable à ses cheveux blonds oxygénés, ou Sebastian Abreu, le buteur en forme des Sud-Américains. La défense de l’Uruguay, dirigée par Paolo Montero, sera également un obstacle difficile à franchir pour les Danois puisque « la Céleste » n’a encaissé que 12 buts en 20 matches de qualification, notamment grâce à Fabian Carini, gardien remplaçant de la Juventus. Privé du milieu de terrain Fabian O’Neill blessé, l’Uruguay devra se méfier de son propre jeu parfois violent. Montero n’est-il pas le joueur qui a reçu le plus de cartons rouges en série A italienne ? Les Uruguayens, qui veulent faire bonne impression pour leur retour en Coupe du monde, affirment que cette réputation n’est plus méritée. Le match d’aujourd’hui sera une bonne occasion de le prouver. Équipes probables : Uruguay (4-3-1-2) 1-Fabian Carini, 2-Gustavo Mendez, 3-Alejandro Lembo, 4-Paolo Montero, 6-Dario Rodriguez, 8-Gustavo Varela, 5-Pablo Garcia, 7-Gianni Guigou, 20-Alvaro Recoba, 13-Sebastian Abreu, 9-Dario Silva. Danemark (4-4-2) 1-Thomas Sorensen, 6-Thomas Helveg, 4-Martin Laursen, 3-Rene Henriksen, 5-Jan Heintze, 19-Dennis Rommendahl, 2-Stig Tofting, 7-Thomas Gravesen, 8-Jesper Gronkjaer, 9-Jon Dahl Tomasson, 11-Ebbe Sand. Argentine-Nigeria : les favoris veulent justifier leur statut Les Argentins veulent justifier leur statut de favoris de cette Coupe du monde de football dès demain à Ibaraki (14h30 heure locale, 08h30 heure de Beyrouth) contre les imprévisibles Super Eagles du Nigeria, capables selon les jours, ou les années, de gagner, ou de perdre, contre n’importe quel adversaire. « Si l’Argentine ne repart pas avec le titre de champion du monde, ce sera un échec. Les médias l’ont dit, et je suis d’accord avec eux », disait l’entraîneur Marcelo Bielsa au début du mois, en quittant Buenos Aires. Il sait que ses joueurs ont un poids supplémentaire sur les épaules, cette responsabilité de « donner un peu de joie » à leur peuple, soumis à la pire crise économique de ses 100 dernières années. « Si nous sommes favoris, il faut le montrer », résume Roberto Ayala, qui étrennera au Mondial son récent titre de champion d’Espagne avec Valence, et pourrait bien se voir confier le brassard de capitaine. Dans cette équipe argentine, il n’y a pas de stars, mais de sacrés personnages, et tous n’ont qu’un objectif en tête : ajouter une troisième couronne de champions du monde aux titres de 1978 et 1986. « Les joueurs sont anxieux, mais il y a un climat de confiance. C’est le genre de moment où l’on a l’impression que le temps s’est arrêté. Tout le monde a hâte de débuter une bonne fois pour toutes ce Mondial », a expliqué hier à l’AFP le chef de presse de la sélection argentine, Andrés Ventura. De l’autre côté, l’entraîneur nigérian Adegboye Onigbinde dirige l’une des trois meilleures équipes africaines, avec le Cameroun et le Sénégal. Les Super Eagles avaient plafonné en huitièmes de finale lors de leurs deux précédentes participations à une Coupe du monde, en 1994 et 1998. Ils ont remporté haut la main leur groupe de qualification, comme les Argentins, et jurent qu’ils ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. « Nous n’avons peur de personne. Nous pouvons battre l’Argentine », affirme Onigbinde. Il dit pouvoir compter sur une équipe « fraternelle, dont le moral est excellent ». Quant à son meneur de jeu, le futur ex-Parisien Augustine « Jay-Jay » Okocha, il parle d’une équipe « neuve, avec du talent, et très concentrée sur ce match contre l’Argentine ». Ça promet... Batistuta s’attend à un match « très dur » L’attaquant argentin Gabriel Batistuta s’attend à un match « très dur » contre le Nigeria, a-t-il affirmé hier lors d’une conférence de presse au J-Village de Naraha, le camp d’entraînement des double champions du monde. « Nous nous préparons à un match très dur parce que le Nigeria fait partie des équipes les plus difficiles à jouer et que le premier match d’un Mondial c’est toujours beaucoup de travail », a affirmé « Batigol », 33 ans. Il participe à son « troisième et dernier Mondial » et estime « fondamental » de gagner le premier match pour ensuite « gérer et contrôler la situation » jusqu’à la fin du premier tour. Après le Nigeria, l’Argentine rencontrera l’Angleterre et la Suède. « On espère toujours gagner le Mondial, mais si cette équipe arrive loin, ce ne sera pas par hasard », estime Batistuta, pour qui la sélection de 2002 a plus d’atouts dans son jeu que celle de 1998 : « C’était une bonne équipe, mais elle avait moins d’expérience », se souvient-il. L’Argentine était tombée en quarts de finale contre les Pays-Bas. La principale différence entre la sélection dirigée par Daniel Passarella en 1998 et celle de Marcelo Bielsa aujourd’hui, c’est « l’attitude de l’équipe, qui essaye de conserver le ballon mais sans jamais attendre de voir ce que va faire son adversaire. Avec Bielsa, la priorité c’est toujours d’aller de l’avant, d’attaquer », souligne Batigol. Selon Batistuta, l’équipe argentine « prend très tranquillement » le fait d’être cité parmi les favoris pour la victoire finale, mais remarque que « si nous ne sommes pas capables de le montrer sur le terrain, ça ne sert à rien de parler ». « Pour un Mondial, il faut que tout soit au point : un bon entraîneur, de la chance, et l’unité du groupe. C’est fondamental. Nous avons une grande équipe, qui a la chance d’avoir un grand entraîneur », résume l’attaquant aux cheveux longs. Quant à sa place de dimanche, sur la pelouse ou sur le banc, elle ne préoccupe pas Batigol outre mesure. Le joueur de l’AS Rome, malgré ses 55 buts en 75 sélections, est en balance avec Hernan Crespo (Lazio), mais il trouve « normal » de ne pas avoir sa place assurée. Un impératif pour l’Espagne : donner le change «Cette fois-ci, l’Espagne va donner le change », affirme la star de l’équipe d’Espagne Raul Gonzalez avant la première rencontre des Ibériques au Mondial 2002 de football contre l’outsider slovène et sa défense de fer. Habitués à voir leur équipe figurer parmi les favoris des pronostiqueurs, les supporteurs espagnols sont aussi habitués à voir l’Espagne rater ses coupes du monde et en particulier à mal gérer ses matches inauguraux. La sélection nationale, qui s’est qualifiée pour tous les Mondiaux depuis 1978, n’a en effet jamais réussi à remporter son match d’ouverture depuis 1950. « Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de gagner des matches. Si tu n’arrives pas à 100 % de tes moyens, même contre des équipes réputées inférieures, tu perds. C’est ce qui s’est passé contre la Norvège à l’Euro 2000 (défaite 1-0). Et je fais tout pour que cela ne se reproduise pas », a précisé le sélectionneur Jose Antonio Camacho, qui a dû remettre de l’ordre dans les rangs de sa délégation après un incident entre Raul et le préparateur physique Carlos Lorenzana. Débâcles « Les eaux sont revenues dans le lit de la rivière, l’Espagne ne pense plus qu’à la Slovénie », a notamment affirmé à la presse un responsable espagnol. La presse espagnole s’interroge quant à elle sur le système que va adopter l’entraîneur contre la Slovénie, le technicien espagnol ayant à plusieurs reprises à l’entraînement modifié son 4-3-2-1 pour un 3-5-2-1. « Il peut se passer beaucoup de choses dans un match, mais on ne va pas changer de système à la veille d’une rencontre, après avoir joué toute l’année avec un autre », avait toutefois précisé il y a quelques jours le capitaine Fernando Hierro, qui a connu les deux dernières débâcles espagnoles et veut sa revanche. « Je rêve d’être champion du monde, mais avant il faut commencer par battre la Slovénie. » De leur côté, les Slovènes espèrent créer la surprise grâce aux vertus du football collectif prônés par l’ancien joueur de la Fiorentina Srecko Katanec, qui mène son équipe d’une main de fer. « Ils ont un collectif très soudé et en plus ils ont un joueur comme Zlatko Zahovic, qui ne participe pas vraiment au jeu, mais qui est très bon sur les coups de pied arrêtés », estime son ancien coéquipier de Valence David Albelda. Le stratège slovène s’affirme complètement remis de son problème aux reins du début de la semaine et précise : « L’Espagne est favorite mais nous avons nos chances et nous les jouerons jusqu’au bout. » Angleterre-Suède : les points comptent déjà double Angleterre-Suède, demain à Saitama (18h30 heure locale, 12h30 heure de Beyrouth), dans la banlieue nord de Tokyo, c’est déjà un match décisif du groupe F surnommé « groupe de la mort », où chaque point comptera double vu l’identité des autres participants, les favoris argentins et les imprévisibles Nigérians. On a tellement parlé du pied de David Beckham ces dernières semaines, mais aussi des genoux de Kieron Dyer et de Nicky Butt, finalement déclarés bons pour le service, in extremis, qu’on a peut-être oublié à quel point cette équipe de Suède est dangereuse, dans la foulée de son parcours sans tache en éliminatoires : 8 victoires et 2 nuls, 20 buts marqués, 3 encaissés. Excusez du peu. Par rapport à des Anglais ayant bataillé jusqu’au bout du suspense pour se qualifier, et cela malgré une belle victoire en Allemagne (5-1), les statistiques récentes plaident plutôt en faveur des « jaune et bleu », emmenés par « l’Anglais » Fredrik Ljungberg, élément-clé de l’Arsenal ayant réussi le doublé, et « l’Écossais » Henrik Larsson (Celtic), l’un des meilleurs buteurs d’Europe. Chance morale « Il faut gagner, c’est aussi simple que ça », a résumé Rio Ferdinand, le jeune défenseur de Leeds, car « une victoire nous mettrait en position de force pour la suite ». « Nous devons croire que nous sommes capables de gagner des matches », a ajouté Beckham, qui n’a plus joué un match depuis le 10 avril et ce tacle malheureux d’Aldo Duscher (Deportivo La Corogne), qui a fait gamberger toute l’Angleterre pendant sept semaines. Demain, ce sera la 50e sélection de « Becks », qualifié cette semaine par Alan Shearer de « talisman » du onze anglais. Ça tombe bien, car ce match, comme d’autres dans ce Mondial, se jouera peut-être sur un coup du sort. « Avec le retour des blessés, notre moral est en hausse », ont dit cette semaine Ferdinand et Sol Campbell, son compère de la défense centrale anglaise. Est-ce que tous ces facteurs annexes, la chance, le moral, suffiront pour battre des Suédois présumés supérieurs et pour prendre une petite option sur les huitièmes de finale ? « Je pense que nous avons les moyens de terminer deuxièmes du groupe, derrière l’Argentine », disait hier un supporteur anglais résolument optimiste, en attendant la délivrance de son « Japan Rail Pass » à la gare de Yokohama. Armé de sa carte de train, il avait le même objectif que Beckham : « Aller le plus loin possible. » Paraguay : Faire la course en tête Opposé demain à Busan (sud) à l’Afrique du Sud, l’équipe présumée la moins dangereuse du groupe B, le Paraguay entend en profiter pour partir du bon pied dans ce Mondial 2002 de football et faire la course en tête. Un projet que les « Bafana Bafana » (les enfants), qui viennent de battre la Turquie 2 à 0 en match de préparation, espèrent bien faire avorter. Les « Guaranis » ont soif de retrouver une Coupe du monde qu’ils avaient dû quitter il y a quatre ans en huitième de finale sur un but en or du Français Laurent Blanc. Une envie de revanche partagée par leur nouveau coach, l’Italien Cesare Maldini qui, en 1998, dirigeait la sélection de son pays, victime elle aussi de la France, en quart de finale (0-0, 4-3 t.a.b.). Le Paraguay sera privé pour ce premier match de son charismatique gardien de but Jose Luis Chilavert, qui doit finir de purger une suspension encourue pendant la phase de qualification pour avoir craché sur le Brésilien Roberto Carlos. Il risque d’enregistrer aussi la défection de son milieu de terrain Carlos Paredes (Porto, D1 portugaise), blessé hier au mollet gauche, et qui pourrait devoir laisser à son compère Roberto Acuna (Saragosse, D1 espagnole) le soin de mettre sur orbite l’attaquant du Bayern Munich (D1 allemande) Roque Santa Cruz. Pour les Sud-Africains, présents pour la deuxième fois d’affilée en phase finale, l’envie de bien figurer est d’autant plus forte que leur pays sera, plus que vraisemblablement, candidat à l’organisation du Mondial 2010, le premier qui se jouera en Afrique, selon les promesses de la Fédération internationale (Fifa). Organisés en défense autour de Pierre Issa (Watford, D2 anglaise), les hommes de Jomo Sono compteront sur leurs attaquants Benedict McCarthy (Porto) et leur milieu de terrain Quinton Fortune (Manchester United, D1 anglaise) pour créer ce qui serait tout de même une surprise. Le match se jouera à Busan, la deuxième ville de Corée du Sud sur le littoral sud-ouest du pays. Coup d’envoi à 16h30 (10h30 heure de Beyrouth). Éire-Cameroun : place au jeu ! Le premier match de la Coupe du monde de football à se jouer sur le territoire japonais oppose, aujourd’hui à Niigata (15h30 heure locale, 09h30 heure de Beyrouth), l’Éire et le Cameroun (groupe E), deux des équipes dont la préparation a été la plus perturbée. Cette rencontre est pourtant capitale pour l’accession aux huitièmes de finale, puisque les deux équipes devraient se disputer le deuxième accessit derrière l’Allemagne, favorite du groupe, même mal en point. Premiers qualifiés sur le terrain des 32 participants, les « Lions indomptables » ont quasiment été les derniers à arriver au Japon après un voyage interminable. Initialement prévue dimanche 20 mai, l’arrivée s’est finalement faite dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, après une escale forcée de 7 heures à Bangkok, pour des raisons administratives. Lundi et mardi, ils avaient déjà été retenus 48 heures à Paris, à cause d’un conflit portant sur le versement de leurs primes. La préparation des Irlandais, elle, a été polluée par l’affaire Roy Keane. Prié de quitter la délégation le 23 mai par son sélectionneur, Mick McCarthy, irrité par les « remarques inacceptables » de son meneur de jeu, Keane a provoqué une véritable polémique pendant toute la semaine, entre ses partisans et ses détracteurs, sur un éventuel retour au Japon. La position de ses anciens coéquipiers, opposés à un retour du capitaine de Manchester United, a finalement clos le débat mardi, alors que le Premier ministre irlandais Bertie Ahern avait même proposé de jouer les médiateurs. Sans son maître à jouer, l’Éire pourrait être en difficulté face aux vainqueurs de la Coupe d’Afrique des nations en février dernier, qui peuvent compter sur leur attaquant vedette Patrick Mboma, remis d’une blessure à un tendon d’Achille.
L’Allemagne s’apprête à faire un saut dans l’inconnu en rencontrant samedi l’Arabie saoudite pour son premier match de la Coupe du monde de football. Les triples champions du monde ne connaissent pas grand-chose de leur premier adversaire du groupe E, et ne sont pas non plus certains de savoir jusqu’où ils iront dans le tournoi. Le sélectionneur Rudi Völler, qui a dû faire face avant le Mondial à une cascade de forfaits majeurs sur blessures, a simplement fixé comme objectif d’atteindre le deuxième tour. Le gardien et capitaine de la Mannschaft, Oliver Kahn, s’est montré plus optimiste en n’excluant pas un beau parcours de son équipe, pourtant marquée par la contre-performance enregistrée à l’Euro 2000. « Le premier match sera absolument décisif car il donne l’impulsion pour le reste du tournoi », a...