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Trois prêtres martyrs des persécutions staliniennes béatifiés à Plovdiv

Jean-Paul II a béatifié hier à Plovdiv trois prêtres assomptionnistes bulgares exécutés en 1952 par les communistes, au troisième et dernier jour d’une visite pastorale en Bulgarie. Le souverain pontife, qui apparaissait toujours très éprouvé physiquement, a présidé le rite de la béatification en présence de quelque 10 000 fidèles, dont certains venus de Roumanie, de Grèce, de Macédoine et de Pologne, sur la place Alexander Battenberg, la place centrale de la deuxième ville de Bulgarie qui est située à 150 km au sud de Sofia. Les trois nouveaux bienheureux, les pères Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov, avaient été fusillés dans la prison de Sofia dans la nuit du 11 au 12 novembre 1952, accusés d’être des « espions des services secrets du pape et de l’impérialisme ». Selon le verdict, prononcé à l’issue de leur procès le 3 octobre 1952 à la veille de l’ouverture du 19e congrès du Parti communiste soviétique à Moscou, les trois assomptionnistes avaient été reconnus coupables de vouloir « renverser et de miner le pouvoir démocratique du peuple par un coup d’État, une révolte, des actes terroristes, des crimes dangereux et une intervention étrangère ». Les assomptionnistes, une congrégation apostolique fondée en 1845 en France par le père Emmanuel d’Alzon, s’étaient installés en Bulgarie en 1863 à la demande du pape Pie IX pour s’occuper des « Uniates », des orthodoxes désireux de « retourner à Rome » alors que la Bulgarie était encore sous l’occupation turque. Le pape, qui a refusé sa mitre lorsqu’elle lui a été présentée à l’ouverture de la cérémonie, a souligné avec d’évidentes difficultés d’élocution le caractère œcuménique du martyre subi sous le régime communiste par les prêtres catholiques ainsi que par les religieux orthodoxes. « En pensant aux trois nouveaux bienheureux, je tiens à rendre hommage à la mémoire des autres confesseurs de la foi, fils de l’Église orthodoxe, qui ont subi le martyre sous le même régime communiste. Ce tribut de fidélité au Christ a uni les deux communautés ecclésiales en Bulgarie jusqu’au témoignage suprême », a-t-il dit. « Cela ne saurait manquer d’avoir un caractère œcuménique marqué. L’œcuménisme des saints et des martyrs est peut-être celui qui convainc le plus. La voix de la communion des saints est plus forte que celle des fauteurs de division », a-t-il ajouté alors que la foule scandait « Saint-Père, nous sommes avec toi ! », « Vive le pape ! » et « Nous te remercions, Sainte Vierge, pour notre pape ! ». Le métropolite orthodoxe Arsenij de Plovdiv a assisté à la cérémonie et a salué le pape avec des mots chaleureux sur « l’union des Églises dans le Christ ». Par la suite, les trois évêques de Bulgarie, des cardinaux et des prélats de la suite papale, au total une trentaine de dignitaires de l’Église, ont concélébré la messe avec le souverain pontife sous un grand dais jaune et blanc, les couleurs du Vatican. Jean-Paul II était arrivé jeudi en Bulgarie, pays à 80 % orthodoxe, pour une visite pastorale – la 96e de son ministère – aux 60 000 catholiques du pays (0,75 % de la population) et pour promouvoir le dialogue œcuménique avec l’Église orthodoxe, dont le représentant le plus prestigieux, le patriarche Alexis II de Moscou, observe une attitude polémique à l’égard de l’Église catholique.
Jean-Paul II a béatifié hier à Plovdiv trois prêtres assomptionnistes bulgares exécutés en 1952 par les communistes, au troisième et dernier jour d’une visite pastorale en Bulgarie. Le souverain pontife, qui apparaissait toujours très éprouvé physiquement, a présidé le rite de la béatification en présence de quelque 10 000 fidèles, dont certains venus de Roumanie, de Grèce, de Macédoine et de Pologne, sur la place Alexander Battenberg, la place centrale de la deuxième ville de Bulgarie qui est située à 150 km au sud de Sofia. Les trois nouveaux bienheureux, les pères Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov, avaient été fusillés dans la prison de Sofia dans la nuit du 11 au 12 novembre 1952, accusés d’être des « espions des services secrets du pape et de l’impérialisme ». Selon le verdict,...