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Actualités - Chronologie

La répartition en Europe des 13 Palestiniens bannis a débuté hier(photo)

Sept des treize Palestiniens bannis par Israël le 10 mai sont arrivés hier après-midi en Espagne, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Piqué, sans vouloir préciser le lieu, à des journalistes au Congrès des députés. « Ils sont déjà arrivés. Maintenant, nous continuerons à faire ce que nous avons à faire », a déclaré M. Piqué en marge d’une séance parlementaire. Le ministre espagnol a refusé de donner le moindre détail sur le lieu d’arrivée de l’avion militaire espagnol chargé de ramener ces sept Palestiniens de Chypre, via Athènes. Trois de ces Palestiniens demeureront en Espagne tandis que les quatre autres seront ultérieurement acheminés vers la Belgique, l’Irlande (deux) et le Portugal. Ces sept Palestiniens, arrivés en Espagne, sont Ibrahim Moussa Abayat, Jihad Jaara, Rami al-Kamel, Aanan Khamis, Khalil Abdallah, Ahmad Hamamra et Aziz Joubrane, ce dernier devant être accueilli par la Belgique, selon la presse belge. Ni le gouvernement espagnol ni la délégation générale de Palestine en Espagne, n’ont voulu décliner les identités de ceux qui resteront en Espagne. L’Exécutif espagnol n’a permis aucune couverture médiatique de leur arrivée. Pendant une escale à l’aéroport international d’Athènes, l’avion militaire espagnol, un Casa 235, avait débarqué deux des Palestiniens, identifiés selon le représentant diplomatique de la Palestine à Athènes, Abdullah Abdullah, comme étant Mohammed Mouhanna et Mamdouh al-Wardiyane. Ils sont respectivement, selon les services de sécurité israéliens, membre des services de renseignements palestiniens et membre du Hamas. Trois autres Palestiniens ont par ailleurs rejoint l’aéroport de Rome à bord d’un avion Falcon des services secrets italiens peu après 08h30 GMT, de sources aéroportuaires. Les trois Palestiniens accueillis en Italie sont, de source diplomatique, Mohammed Saïd Atallah Salem, accusé par Israël d’être un membre influent des Brigades des martyrs d’el-Aqsa, Khaled Abou Nejmeh, membre des services de renseignements palestiniens, et Ibrahim Mohammad Salem Abayat, accusé par Israël d’être un responsable du mouvement islamiste du Hamas. Le ministre portugais des Affaires étrangères Antonio Martins da Cruz a affirmé hier que le Palestinien, que le Portugal accueillera, devrait arriver à Lisbonne aujourd’hui ou demain, sans préciser son identité. Un treizième Palestinien, Abdallah Daoud, directeur des services de renseignements dans le secteur de Bethléem, né en 1962, est resté à Chypre. Selon le chef de l’unité antiterroriste chypriote Yacovos Papacostas, il a lui-même « choisi de rester à Chypre ». Ces treize Palestiniens ont été bannis par Israël dans le cadre d’un accord qui avait permis la levée du siège de 39 jours, du 2 avril au 10 mai, de la basilique de la Nativité à Bethléem, un des lieux saints du christianisme. Engagement d’Israël Dans un premier temps, ces Palestiniens, considérés par Israël comme de « dangereux terroristes », avaient été évacués le 10 mai à Chypre à bord d’un avion militaire britannique. Le chef de la diplomatie espagnole Josep Piqué a affirmé hier à Madrid que l’Union européenne avait « l’engagement d’Israël » qu’il n’y aurait pas de demande d’extradition à l’égard de ces treize Palestiniens bannis. M. Piqué a par ailleurs déclaré à la chaîne de télévision privée espagnole Antena 3 que les trois Palestiniens, que va accueillir l’Espagne, « ne sont pas des terroristes ». « Ils vont avoir, dans le cas de l’Espagne, un statut connu comme celui des personnes déplacées, avec en conséquence un permis temporaire de résidence, avec liberté de mouvements, mais sous contrôle et surveillance policière », a-t-il précisé. M. Piqué a ajouté que ces Palestiniens seraient accueillis « pour un séjour maximum d’un an en principe » tout en indiquant « qu’en accord avec la législation espagnole, le regroupement familial à l’issue de la première année de résidence pouvait être demandé ». L’accord sur l’accueil de ces Palestiniens par l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Belgique, l’Irlande et le Portugal, annoncé samedi soir par la présidence espagnole de l’UE, a été définitivement entériné mardi à Bruxelles après onze jours d’intenses tractations diplomatiques. Le ministre des Affaires étrangères espagnol, Josep Piqué, s’est, par ailleurs, dit déçu hier de l’attitude de la France et de l’Allemagne, qu’il n’a pas nommés, dans le règlement du dossier de l’accueil des 13 Palestiniens. Pour le chef de la diplomatie de l’Espagne, l’accord, qui a permis d’obtenir de six pays européens qu’ils accueillent 12 des 13 hommes, constitue une avancée remarquable dans la coopération entre États membres. « Cependant, je dois dire que je suis déçu par certains pays qui disent souvent qu’il faut faire plus pour résoudre le conflit, mais qui, quand le temps vient de prendre des décisions difficiles, ne les prennent pas », a-t-il dit.
Sept des treize Palestiniens bannis par Israël le 10 mai sont arrivés hier après-midi en Espagne, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Piqué, sans vouloir préciser le lieu, à des journalistes au Congrès des députés. « Ils sont déjà arrivés. Maintenant, nous continuerons à faire ce que nous avons à faire », a déclaré M. Piqué en marge d’une séance parlementaire. Le ministre espagnol a refusé de donner le moindre détail sur le lieu d’arrivée de l’avion militaire espagnol chargé de ramener ces sept Palestiniens de Chypre, via Athènes. Trois de ces Palestiniens demeureront en Espagne tandis que les quatre autres seront ultérieurement acheminés vers la Belgique, l’Irlande (deux) et le Portugal. Ces sept Palestiniens, arrivés en Espagne, sont Ibrahim Moussa Abayat, Jihad Jaara,...