L’Arabie saoudite a eu beaucoup de chance dans sa course à la qualification pour la Coupe du monde 2002 et espère que sa bonne étoile brillera encore cet été. Il aura fallu attendre l’humiliation infligée aux Iraniens par Bahreïn pour que les Saoudiens soient assurés du voyage en Corée du Sud et au Japon. Mais l’Arabie saoudite, qui a actuellement la plus mauvaise cote chez les bookmakers anglais, va devoir élever son niveau de jeu pour bousculer les meilleures nations de football. Cotés à 250 contre 1, les outsiders saoudiens veulent rééditer leur exploit réalisé lors de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Sortis par la Suède en huitièmes de finale, les Saoudiens se rappellent surtout avoir marqué l’un des plus beaux buts de l’histoire de la compétition, lorsque Saeed Owairan avait dribblé à peu près toute l’équipe de Belgique pour aller inscrire en solitaire un but sensationnel. Ils n’ont pas eu le même bonheur en France quatre ans plus tard : deux défaites contre le Danemark et la France, et un match nul contre l’Afrique du Sud. Devant l’Iran L’Arabie saoudite va donc participer à sa troisième Coupe du monde consécutive. Pour se qualifier après un départ hésitant, les Saoudiens ont dû faire preuve de courage et de confiance pour passer devant l’Iran, solide leader de leur groupe de qualification. « Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que nous ressentons. Tout le monde est vraiment heureux », a dit le buteur vedette Sami al-Jaber. « L’Iran avait eu de la chance précédemment. Ils auraient dû perdre un bon nombre de matchs pour lesquels ils ont finalement obtenu le nul. Mais nous devons remercier Bahreïn, ils nous ont fait un beau cadeau », a-t-il ajouté. Les Saoudiens avaient en effet besoin d’un coup de pouce du destin pour terminer en tête du groupe A. Renversement de situation Le dernier jour des qualifications du groupe Asie, Bahreïn a renversé le scénario prévu en infligeant aux Iraniens une surprenante défaite (3-1). Les Saoudiens n’avaient plus qu’à battre la Thaïlande, dernier du classement, pour s’emparer de la première place du groupe et mettre les rues de Ryad en liesse. Cette victoire fut un tournant dans le destin des Saoudiens qui avaient connu un démarrage difficile. Le nul 1-1 contre Bahreïn à Ryad lors du premier match ne les avait pas rassurés, avant d’enchaîner sur une défaite logique 3-1 contre l’Iran à Téhéran. Piquées au vif, les autorités saoudiennes avaient immédiatemment limogé l’entraîneur yougoslave Slobodan Santrac pour le remplacer par le Saoudien Nasser al-Johar. Johar avait déjà repris l’équipe dans une situation délicate en 2000. Et une fois encore, sa magie a opéré. Sous sa tutelle, l’Arabie saoudite a gagné cinq de ses six derniers matchs de qualification pour la Coupe du monde. Johar, homme providentiel, est ainsi devenu l’idole de la population saoudite.
L’Arabie saoudite a eu beaucoup de chance dans sa course à la qualification pour la Coupe du monde 2002 et espère que sa bonne étoile brillera encore cet été. Il aura fallu attendre l’humiliation infligée aux Iraniens par Bahreïn pour que les Saoudiens soient assurés du voyage en Corée du Sud et au Japon. Mais l’Arabie saoudite, qui a actuellement la plus mauvaise cote chez les bookmakers anglais, va devoir élever son niveau de jeu pour bousculer les meilleures nations de football. Cotés à 250 contre 1, les outsiders saoudiens veulent rééditer leur exploit réalisé lors de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Sortis par la Suède en huitièmes de finale, les Saoudiens se rappellent surtout avoir marqué l’un des plus beaux buts de l’histoire de la compétition, lorsque Saeed Owairan avait dribblé à peu près...
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