La conjoncture entourant le marché de Beyrouth a un peu changé en cette fin de semaine avec comme corollaire la poursuite du ralentissement de la demande non commerciale du dollar et l’apparition d’une certaine propension à l’offre de cette monnaie en dehors de la BDL. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges s’est davantage contracté, pour ne pas dépasser 7 millions de dollars, dont une partie placée à la vente par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, le dollar a de nouveau viré vers le bas, malgré les bons indicateurs en provenance des États-Unis. De fait, les investisseurs se sont montrés très indifférents à l’annonce d’une réduction de 0,4 % du déficit commercial américain en mars à 31,6 milliards de dollars et d’une nette progression de l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan de 93 pts à 96 pts en mai. Selon les analystes, la faiblesse du dollar témoigne d’un changement de sentiment du marché à l’égard des placements en actifs américains au lendemain de l’annonce d’un ralentissement de l’activité des entreprises en mai selon la Réserve de Philadelphie et d’un nouveau fléchissement des mises en chantiers de logements en avril aux États-Unis. En revanche, les nouvelles en provenance de l’autre côté de l’Atlantique ont été meilleures que prévu, dont la hausse de 0,5 % de la production industrielle en mars dans la zone euro, laissant croire qu’il existe une différence croissante entre les États-Unis et l’Europe au niveau du retour sur l’investissement. Ce phénomène a donc contribué à affaiblir le dollar qui s’est négocié à New York à 0,9215 pour un euro contre 0,9120 la veille, à 1,4595 pour un sterling contre 1,4555, à 1,5790 FS contre 1,5975 et à 125,80 yens contre 128,15. L’indécision a repris le dessus en Bourse En Bourse, les marchés américains des actions étaient indécis, évoluant juste au-dessus de leurs derniers niveaux de la veille avec Wall Street et Nasdaq en léger progrès, après l’échec d’une reprise matinale dans la foulée de bonnes nouvelles de Dell Computer qui a annoncé des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes. Selon les analystes, c’est justement la faiblesse persistante des dépenses en technologie de l’information qui pèse sur la high-tech alors que les entreprises attendent un plus grand dynamisme de l’économie américaine pour investir. La cote s’est montrée donc déprimée à la fin de la semaine surtout que la publication de bonnes statistiques économiques hier ne lui ont pas permis de décoller de ses bas niveaux. Les Bourses européennes, également en hausse dans la matinée, ont finalement succombé à des prises de bénéfices sous le coup du nouvel accès de faiblesse de Wall Street à leur clôture. Le retrait des valeurs pétrolières, après la décision de la Russie de se dissocier des limitations de production de l’Opep, des télécoms et des pharmaceutiques, a donc tiré tous les indices à la baisse, abstraction faite de la hausse de l’automobile. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était soutenue par la hausse de 9 275 actions A de Solidere de 4 à 4 1/8 dollars et de 18 128 actions de Holcim-Liban de 15/32 à 18/32 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La conjoncture entourant le marché de Beyrouth a un peu changé en cette fin de semaine avec comme corollaire la poursuite du ralentissement de la demande non commerciale du dollar et l’apparition d’une certaine propension à l’offre de cette monnaie en dehors de la BDL. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges s’est davantage contracté, pour ne pas dépasser 7 millions de dollars, dont une partie placée à la vente par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, le dollar a de nouveau viré vers le bas, malgré les bons indicateurs en provenance des États-Unis. De fait, les investisseurs se sont montrés très indifférents à...