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Japon, Corée du Sud : des ambitions modestes

Une place en huitième de finale du Mondial 2002 de football serait sans doute une belle prime à l’organisation pour la Corée du Sud et le Japon, qui ont remis leur destin entre les mains de deux entraîneurs étrangers, le Néerlandais Guus Hiddink et le Français Philippe Troussier. Qualifiés d’office en qualités d’organisateurs, les deux pays participent à leur deuxième phase finale d’affilée. Mais le Japon semble avoir les reins bien plus solides. Sous la baguette de Troussier, les jeunes Nippons – 23 ans de moyenne d’âge – ont progressé depuis le Mondial-98, pour preuve leur place en finale de la Coupe des Confédérations l’année dernière contre la France (défaite 1 à 0). Le joueur de Parme Hidetoshi Nakata est toujours la référence de l’équipe, même s’il agace parfois le sélectionneur par son côté égocentrique. Nakata a ouvert la voie à d’autres Japonais qui ont appris à étendre leur registre à l’étranger, comme Shinji Ono, vainqueur de la Coupe de l’UEFA avec le Feyenoord Rotterdam (Pays-Bas). Confiance Troussier a même à sa disposition un Brésilien naturalisé en novembre 2001, le milieu défensif Alessandro Santos, qui a été testé en match amical. « Notre objectif c’est d’être en 8e de finale, ce sera déjà une étape, estime l’ex-sorcier blanc, qui coachait l’Afrique du Sud en France en 1998. Le premier exploit ce sera marquer notre premier point en Coupe du monde, le deuxième, ce sera gagner le premier match, et le troisième ce sera le premier tour ». Au Mondial 98, pour sa première apparition, le Japon avait perdu trois fois, contre l’Argentine (1-0), la Jamaïque (2-1) et la Croatie (1-0). « Nous avons gagné la confiance des supporteurs et des médias au point que nous sommes devenus presque favoris du groupe H », ajoute Troussier. Devant son public, le Japon va jouer contre la Belgique, la Russie et la Tunisie. L’autre pays coorganisateur, la Corée du Sud, participe à sa sixième phase finale de Coupe du monde. Le pays du matin calme, présent sans interruption depuis 1986, est confronté dans le groupe D au Portugal, à la Pologne et aux États-Unis. Malgré cette assiduité, l’entraîneur néerlandais Guus Hiddink se fait des cheveux blancs. L’attaque est le principal souci du l’ex-coach des Pays-Bas, qui avait conduit ses compatriotes en demi-finale du Mondial 98 en France. « Nous devons changer pour survivre, a-t-il déclaré sans ambages . Il faut changer l’état d’esprit négatif des joueurs coréens. Notre but, c’est d’atteindre le deuxième tour avec un football qui donne des signes de maturité ». Autre problème: à quelque jour du Mondial, le public sud-coréen se passionne encore davantage pour le base-ball que pour le football. « J’ai joué au base-ball lorsque j’étais jeune, mais j’espère que les Coréens vont montrer plus d’intérêt pour le football », soupire Hiddink. Les « Européens » Sim Jae-Won (Eintracht Francfort/All), Seol Ki-Hyeon (Anderlecht/Bel) et Anh Jung-Hwan (Pésouse/Ita) sont des hommes d’expérience de cette équipe qui se cherche encore. Hiddink, en poste depuis 2000, a d’ailleurs bien rempli le programme des matches amicaux, avec des tests contre l’Écosse, l’Angleterre et la France, avant le premier rendez-vous contre la Pologne à Busan le 4 juin. Des primes ont été promises au Japon comme à la Corée en cas de performance à domicile. Les Nippons empocheraient 283 000 dollars (317 371 euros) par joueur en cas de victoire finale. De façon plus réaliste, les hommes de Troussier gagneront un million de yens par match gagné (8 649,85 euro). Quant aux Coréens, ils recevront 77 000 dollars (86 351 euros) s’ils passent le premier tour, ainsi qu’une luxueuse voiture d’une firme locale.
Une place en huitième de finale du Mondial 2002 de football serait sans doute une belle prime à l’organisation pour la Corée du Sud et le Japon, qui ont remis leur destin entre les mains de deux entraîneurs étrangers, le Néerlandais Guus Hiddink et le Français Philippe Troussier. Qualifiés d’office en qualités d’organisateurs, les deux pays participent à leur deuxième phase finale d’affilée. Mais le Japon semble avoir les reins bien plus solides. Sous la baguette de Troussier, les jeunes Nippons – 23 ans de moyenne d’âge – ont progressé depuis le Mondial-98, pour preuve leur place en finale de la Coupe des Confédérations l’année dernière contre la France (défaite 1 à 0). Le joueur de Parme Hidetoshi Nakata est toujours la référence de l’équipe, même s’il agace parfois le sélectionneur...