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Actualités - Chronologie

SYRIE L’opposition appelle à des procès publics et équitables

Deux organisations de l’opposition syrienne ont appelé hier les autorités à permettre des procès « publics » et « équitables » de huit opposants jugés par un tribunal d’exception, la Cour de sûreté de l’État. « Assurer des procès publics et équitables est un droit des détenus qui sont jugés pour avoir exprimé leurs opinions dans des salons de débat », a affirmé le Rassemblement national démocratique (RND), une coalition de cinq partis de l’opposition, dans un communiqué. Le porte-parole du RND, Me Hassan Abdel Azim, demande à la Cour de sûreté de l’État de « permettre des procès publics qui sont agréés par les lois, à l’instar des procès qui se déroulent en Égypte et en Jordanie ». Des journalistes et des diplomates étrangers avaient été autorisés à assister au procès du vieux dirigeant communiste Riad Turk, ouvert le 28 avril. Mais ils se sont vus interdire l’accès au tribunal pour le procès de l’économiste syrien Aref Dalila et de l’homme d’affaire Habib Saleh ouvert le 9 mai. De son côté, la Société des droits de l’homme en Syrie a demandé que les procès des huit opposants détenus depuis l’été 2001 soient publics. Elle a par ailleurs appelé « toutes les associations des droits de l’homme à envoyer des observateurs pour garantir le bon déroulement des procès et le droit des détenus à des procès honnêtes, publics et équitables », a demandé son président, l’avocat Haïssam Maleh, dans un communiqué. Elle a exhorté les autorités à « clore le dossier des détenus politiques et à annuler les tribunaux d’exception ». Me Abdel Azim et Maleh assurent avec huit autres avocats la défense de 10 opposants syriens arrêtés en août et septembre 2001. Deux des dix opposants, les députés Riad Seif et Maamoun al-Homsi, déférés devant la cour pénale de Damas, ont écopé chacun de cinq ans de prison pour avoir « tenté de modifier la Constitution par des moyens illégaux ».
Deux organisations de l’opposition syrienne ont appelé hier les autorités à permettre des procès « publics » et « équitables » de huit opposants jugés par un tribunal d’exception, la Cour de sûreté de l’État. « Assurer des procès publics et équitables est un droit des détenus qui sont jugés pour avoir exprimé leurs opinions dans des salons de débat », a affirmé le Rassemblement national démocratique (RND), une coalition de cinq partis de l’opposition, dans un communiqué. Le porte-parole du RND, Me Hassan Abdel Azim, demande à la Cour de sûreté de l’État de « permettre des procès publics qui sont agréés par les lois, à l’instar des procès qui se déroulent en Égypte et en Jordanie ». Des journalistes et des diplomates étrangers avaient été autorisés à assister au procès du vieux...