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Islamabad craint la fuite de ses partenaires économiques étrangers

L’attentat qui a frappé mercredi Karachi, grande ville portuaire et cœur de l’économie pakistanaise, tuant 11 Français, inquiète les autorités et milieux d’affaires qui craignent la fuite des investisseurs et une menace sur leur coopération avec l’étranger. Plusieurs responsables pakistanais ont clairement désigné une « main étrangère », et peut-être le réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, dans cette attaque contre le personnel français de la Direction des constructions navales (DCN), en mission à Karachi pour participer à la construction d’un sous-marin dans le cadre d’un programme de coopération militaire. Avec ses 12 millions d’habitants, la plus grande ville du Pakistan est aussi sa capitale économique et le cœur des affaires, avec des intérêts étrangers largement représentés dans les secteurs du commerce, de la raffinerie pétrolière, de l’industrie pharmaceutique et des projets de développement portuaire. Après des années d’absence pour raisons d’insécurité, les investisseurs étrangers ont montré récemment un regain d’intérêt pour Karachi. Et le Pakistan, qui a rallié à l’automne le camp de la coalition antiterroriste après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, entend bien recueillir les dividendes, en termes économiques, de cette coopération. Le Pakistan « a été capable de rétablir la confiance des investisseurs étrangers depuis le 11 septembre, la vie à Karachi, plate-forme commerciale du pays, est revenue à la normale », expliquait le ministre de l’Intérieur de la province du Sindh, Mukhtar Sheikh, s’inquiétant des conséquences de l’attentat qui a selon lui « ébranlé la confiance » des partenaires étrangers.
L’attentat qui a frappé mercredi Karachi, grande ville portuaire et cœur de l’économie pakistanaise, tuant 11 Français, inquiète les autorités et milieux d’affaires qui craignent la fuite des investisseurs et une menace sur leur coopération avec l’étranger. Plusieurs responsables pakistanais ont clairement désigné une « main étrangère », et peut-être le réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, dans cette attaque contre le personnel français de la Direction des constructions navales (DCN), en mission à Karachi pour participer à la construction d’un sous-marin dans le cadre d’un programme de coopération militaire. Avec ses 12 millions d’habitants, la plus grande ville du Pakistan est aussi sa capitale économique et le cœur des affaires, avec des intérêts étrangers largement représentés...