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Actualités - Chronologie

La France serait-elle directement visée ?(PHOTO)

Le gouvernement français cherchait hier à établir si la France était directement visée dans l’attentat de Karachi ou si elle était une cible « d’opportunité » pour un groupe terroriste international, ont expliqué des responsables français. Cela était d’une importance cruciale pour la présence de la France dans cette région troublée d’Asie et pour la sécurité de ses ressortissants dans le monde. Un responsable militaire à Paris a souligné que, pour le moment, la volonté de nuire spécifiquement aux intérêts français n’avait pas été établie. Si c’était le cas, il s’agirait de la première attaque de cette nature à l’étranger depuis les attentats contre des militaires français à Beyrouth en 1983 et l’explosion en vol d’un avion de l’UTA au-dessus du Niger en 1989. « La France pourrait avoir été une cible d’opportunité », a estimé le responsable militaire français, l’attaque visant alors les Occidentaux en général, les Français ayant été choisis seulement pour leur vulnérabilité. La participation du réseau el-Qaëda a été évoquée, notamment par Islamabad, et des responsables français n’ont pas écarté cette hypothèse, mais elle reste à confirmer. « Dans l’ordre de participation à l’engagement dans la guerre contre el-Qaëda, nous ne sommes pas en première ligne », a noté le responsable militaire. La France a déployé des avions et des navires de guerre aux côtés des Américains pour participer aux opérations contre l’organisation de l’extrémiste d’origine saoudienne Oussama Ben Laden. Mais, elle est, au moins officiellement, absente des opérations terrestres menées par les Américains et les Britanniques contre les éléments d’el-Qaëda ou des talibans dispersés en Afghanistan. Une autre hypothèse que les responsables français n’ont pas écartée, soulignait ce responsable militaire, est un lien éventuel avec la coopération militaire entre le Pakistan et la France. Elle a toujours été considérée d’un très mauvais œil par l’Inde et a donné lieu à des accusations de corruption contre des hauts responsables militaires pakistanais soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin de la France pour aider à la conclusion du contrat de construction des sous-marins. Pour Paris, il est essentiel de déterminer si les intérêts de la France étaient spécifiquement visés, dans la mesure où il pourrait alors s’agir d’un premier avertissement. Mais, comme l’explique un autre responsable français, établir avec certitude la volonté de nuire est extrêmement difficile, en l’absence de déclaration formelle d’hostilités de groupes identifiables, comme ce fut le cas au Liban, en Algérie ou lors des vagues d’attentats terroristes en France. « Des rumeurs d’attentats nous en avons une par semaine, et parfois trois par semaine. Ces informations sont innombrables. Mais les indications ne sont jamais suffisamment précises pour qu’elles permettent de poursuivre des pistes », a indiqué ce responsable proche des milieux du renseignement parlant également sous le couvert de l’anonymat. Pour lui, seule la coopération entre les services de renseignements permettra de réduire les risques d’attentats. « Avec le Pakistan ce n’était pas simple jusqu’à il y a un mois, mais depuis la réorganisation des services qui étaient infiltrés par el-Qaëda, les choses vont mieux », a-t-il assuré. Cette coopération est par contre « très bien rodée », assure-t-il, avec les services américains, britanniques et allemands.
Le gouvernement français cherchait hier à établir si la France était directement visée dans l’attentat de Karachi ou si elle était une cible « d’opportunité » pour un groupe terroriste international, ont expliqué des responsables français. Cela était d’une importance cruciale pour la présence de la France dans cette région troublée d’Asie et pour la sécurité de ses ressortissants dans le monde. Un responsable militaire à Paris a souligné que, pour le moment, la volonté de nuire spécifiquement aux intérêts français n’avait pas été établie. Si c’était le cas, il s’agirait de la première attaque de cette nature à l’étranger depuis les attentats contre des militaires français à Beyrouth en 1983 et l’explosion en vol d’un avion de l’UTA au-dessus du Niger en 1989. « La France pourrait...