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Actualités - Chronologie

Les États-Unis ont accusé lundi la Libye, la Syrie et Cuba, trois pays déjà soupçonnés par Washington de parrainer le terrorisme international, de vouloir se doter d’armes de destruction massive, en les plaçant ainsi sur une sorte de liste d’attente de «l’axe du mal». Le sous-secrétaire d’État John Bolton n’a pas mâché ses mots lundi en accusant Damas et Tripoli de vouloir obtenir des armes chimiques et biologiques en violation de conventions internationales. Il a par ailleurs lancé un avertissement à Cuba contre toute activité de prolifération d’armes biologiques, en appelant l’île communiste à cesser toute fourniture d’équipements biotechnologiques aux États considérés par Washington comme «hors-la-loi», c’est-à-dire parrainant le terrorisme international. Au-delà de «l’axe du mal» désigné par le président George W. Bush en janvier et qui comprend l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord, «il y a d’autres États ‘hors-la-loi’ dont l’intention est d’acquérir des armes de destruction massive, en particulier des armes biologiques», a mis en garde M. Bolton, dans un discours prononcé devant la Heritage Foundation, un centre conservateur de recherches et d’analyses à Washington. La Libye «poursuit son objectif de rétablir une capacité offensive en matière d’armes chimiques», a affirmé le diplomate, chargé au département d’État du contrôle des armements et de la sécurité intérieure. Tripoli, a-t-il précisé, «a produit au moins cent tonnes de différents types d’armes chimiques», avant que son usine de Rabta ne ferme et rouvre en 1995 sous couvert d’usine pharmaceutique. «A la suite de la suspension des sanctions de l’Onu en 1999, la Libye a rétabli ses contacts avec des sources illicites étrangères d’experts, de pièces d’équipements et d’agents chimiques précurseurs au Proche-Orient, en Asie et en Europe occidentale», a ajouté le diplomate, qui s’en est pris aussi à la Syrie. «Des stocks syriens de gaz sarin» Damas dispose «de stocks du gaz neurotoxique sarin et s’est engagé dans la recherche-développement de l’agent neurotoxique VX, plus toxique et plus persistant», a-t-il ainsi déclaré. Washington a également mis en cause Damas et Tripoli dans le domaine des armes biologiques. «Bien qu’elle en soit au stade de la recherche et du développement, la Libye pourrait être capable de produire de petites quantités d’agents biologiques», a-t-il déclaré. En outre, a-t-il rappelé, Tripoli poursuit ses efforts en vue de se doter de la bombe atomique et d’obtenir des équipements pour la mise au point de missiles de moyenne portée. Quant à la Syrie, elle est déjà «capable de produire au moins de petites quantités d’agents biologiques», a dit le responsable américain, en estimant qu’une production à grande échelle pourrait être possible d’ici la fin de à la décennie. Enfin, Washington a accusé pour la première fois publiquement Cuba d’avoir mis en place «au moins un programme limité de recherche et de développement d’armes biologiques offensives». De plus, «Cuba a fourni de la biotechnologie à usage dual (civil et militaire, ndlr) à des États» soupçonnés de parrainer le terrorisme, a déclaré M. Bolton, en appelant La Havane à cesser «toute coopération» dans le domaine des armes biologiques avec ces États. Interrogé sur la nature des exportations cubaines de biotechnologies sensibles et les pays destinataires, le diplomate s’est cependant refusé à fournir le moindre détail, citant la nécessité pour Washington de protéger ses sources. «La seule chose que je puisse dire, c’est que nous avons une très grande confiance dans les informations que nous rendons publiques ici aujourd’hui pour la première fois», a-t-il dit. John Bolton a affirmé que le régime castriste restait, aux yeux de Washington, un parrain du terrorisme international, relevant ainsi que l’an dernier Fidel Castro s’était rendu en visite officielle en Iran, en Syrie et en Libye.
Les États-Unis ont accusé lundi la Libye, la Syrie et Cuba, trois pays déjà soupçonnés par Washington de parrainer le terrorisme international, de vouloir se doter d’armes de destruction massive, en les plaçant ainsi sur une sorte de liste d’attente de «l’axe du mal». Le sous-secrétaire d’État John Bolton n’a pas mâché ses mots lundi en accusant Damas et Tripoli de vouloir obtenir des armes chimiques et biologiques en violation de conventions internationales. Il a par ailleurs lancé un avertissement à Cuba contre toute activité de prolifération d’armes biologiques, en appelant l’île communiste à cesser toute fourniture d’équipements biotechnologiques aux États considérés par Washington comme «hors-la-loi», c’est-à-dire parrainant le terrorisme international. Au-delà de «l’axe du...