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Actualités - Chronologie

Un étrange procès dans un cadre irréel(PHOTO)

«Cela ressemblait à une cour militaire» avec un procureur, un avocat commis d’office et des gardes armés dans le «tribunal», a raconté un témoin, dans les décombres du QG de Yasser Arafat, de l’étrange procès de quatre Palestiniens accusés de l’assassinat d’un ministre israélien. Ce procès de quatre Palestiniens tenus pour responsables par Israël de l’assassinat de son ministre du Tourisme Rehavam Zeevi, le 17 octobre dernier, était «ouvert au public», a affirmé ce témoin, Samir al-Assi, un Palestinien résidant en Belgique qui fait partie du groupe de 21 militants propalestiniens venus servir de «bouclier humain» à M. Arafat. Les quatre accusés, tous membres de la branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont été condamnés à des peines allant de un à 18 ans de prison par ce tribunal militaire de fortune mis sur pied dans le bâtiment où est confiné le président palestinien depuis le 29 mars. Le verdict a été ratifié par M. Arafat, selon des sources palestiniennes. «L’acte d’accusation, lu par le juge et deux assistants en uniforme, portait sur le fait d’avoir violé le cessez-le-feu décrété par l’Autorité palestinienne en tuant Zeevi», a déclaré M. al-Assi, qui a assisté à une partie du procès. «Il y a eu en tout trois audiences, et celle d’aujourd’hui (jeudi) ne comportait que le verdict», dit-il. La première, lundi, s’est tenue juste après la rencontre de M. Arafat avec le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient, William Burns, et la seconde mercredi, a précisé M. al-Assi. «Les juges ont délibéré entre la deuxième et la troisième audience», estime-t-il, puisque d’après les témoignages d’autres militants présents, celle de jeudi n’a été consacrée qu’à l’énoncé du verdict. La pièce servant de salle de tribunal était en fait la passerelle reliant les deux bâtiments habités par le président Arafat et ceux qui sont assiégés avec lui, explique-t-il. Le ballon israélien posté au-dessus du QG a pu capter les propos échangés lors des débats, mais n’a pas eu d’image, «car les quatre rangées de fenêtres dans la passerelle avaient les volets fermés», ajoute M. al-Assi, qui se refuse à identifier quiconque «de crainte de commettre des erreurs». Pas moyen donc de savoir qui était le procureur et qui faisait office d’avocat de la défense. «Les quatre accusés ont plaidé dès lundi non coupables, ils étaient catégoriques», selon M. al-Assi. Leur avocat, commis d’office, a souligné d’entrée que les Israéliens «n’avaient pas respecté le cessez-le-feu» et que ses clients «ne devaient pas être jugés pour le meurtre d’un homme partisan du transfert des Palestiniens» vers les pays arabes. «Une cinquantaine de personnes ont assisté en permanence aux débats, qui se tenaient en arabe. Parmi elles, plusieurs des 21 militants propalestiniens, surtout les arabophones», a précisé M. al-Assi. Les trois auteurs de l’assassinat, Hamdi Qoraan, Bassel al-Asmar et Majdi Rimaoui, ont été condamnés respectivement à 18, 12 et 8 ans de travaux forcés, alors qu’Ahed Abou Gholma, présenté comme le chef de la branche armée du FPLP, était condamné à un an de prison.
«Cela ressemblait à une cour militaire» avec un procureur, un avocat commis d’office et des gardes armés dans le «tribunal», a raconté un témoin, dans les décombres du QG de Yasser Arafat, de l’étrange procès de quatre Palestiniens accusés de l’assassinat d’un ministre israélien. Ce procès de quatre Palestiniens tenus pour responsables par Israël de l’assassinat de son ministre du Tourisme Rehavam Zeevi, le 17 octobre dernier, était «ouvert au public», a affirmé ce témoin, Samir al-Assi, un Palestinien résidant en Belgique qui fait partie du groupe de 21 militants propalestiniens venus servir de «bouclier humain» à M. Arafat. Les quatre accusés, tous membres de la branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont été condamnés à des peines allant de un à 18 ans de prison...