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Actualités - Analyse

L’Égypte rejette l’appel de Bush sur le terrorisme

L’Égypte, où le secrétaire d’État Colin Powell a achevé hier sa mission au Proche-Orient, a rejeté l’appel du président américain George W. Bush aux pays arabes de «s’opposer au terrorisme» et réclamé, en préalable, un retrait israélien des zones palestiniennes réoccupées. «Je pense qu’un appel doit être adressé d’abord à Israël pour qu’il mette fin à son occupation et à son agression contre le peuple palestinien», a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher en réponse à une question sur l’appel de M. Bush. «La résistance est l’autre face de l’occupation. Je ne pense pas que quiconque puisse demander une condamnation de la résistance, tant que l’occupation (israélienne) se poursuivra, la résistance (palestinienne) se poursuivra», a ajouté M. Maher qui a appelé les États-Unis à adopter «une position plus ferme face à Israël et plus équitable vis-à-vis des Palestiniens». Il s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Marwan Moasher, à l’issue d’une réunion tripartite qui les avait regroupés avec M. Powell et qui a duré plus d’une heure. Le ministre jordanien a pour sa part laissé entendre qu’un retrait israélien des territoires palestiniens est une condition préalable à un engagement arabe à un appel à l’arrêt des attentats-suicide. «Nous avons dit au secrétaire d’État américain qu’un retrait israélien est un premier pas, puis viennent ensuite les obligations arabes», a dit M. Moasher en réponse à la question sur l’appel de M. Bush. Le ministre égyptien a affirmé avoir informé M. Powell de «l’insatisfaction» des pays arabes du fait qu’Israël «ne se soit pas encore retiré» des zones réoccupées depuis le lancement de sa vaste offensive dans les territoires palestiniens le 29 mars. Il a indiqué avoir également dit à M. Powell que «le retrait israélien et l’arrêt des menaces israéliennes d’envahir la basilique de la Nativité ou le quartier général du président palestinien Yasser Arafat doivent précéder toute négociation sur des questions sécuritaires ou politiques». Le ministre jordanien a affirmé avoir demandé «des éclaircissements» à M. Powell sur la proposition de conférence sur le Proche-Orient et que le secrétaire d’État a indiqué qu’il s’agissait «d’idées qui n’ont pas encore été cristallisées». «Nous lui avons dit qu’une telle conférence doit être basée sur les termes de référence déjà agréés du processus de paix, notamment le principe de l’échange de la terre contre la paix et l’initiative de paix» adoptée en mars par le sommet arabe de Beyrouth, a ajouté le ministre jordanien. Les ministres jordanien et égyptien ont affirmé la nécessité de la participation de l’Onu, de la Russie, de l’Europe ainsi que de la Syrie et du Liban à toute conférence sur le Proche-orient. Le président égyptien Hosni Moubarak a de son côté rejeté l’idée de cette conférence la jugeant «illogique» au vu de la détérioration de la situation dans la région. M. Moubarak avait également déclaré plus tôt ne pas écarter une extension du conflit israélo-palestinien et estimé que l’attentat-suicide de vendredi dernier à Jérusalem ne serait pas le dernier. Le secrétaire d’État devait initialement rencontrer Hosni Moubarak mais ce dernier a annulé la rencontre. M. Maher a répondu par «non» à un journaliste qui lui demandait si cette annulation traduisait l’insatisfaction de l’Égypte face aux manques de pressions américaines sur Israël et indiqué que le chef d’État égyptien a parlé au téléphone avec M. Powell durant la réunion tripartite.
L’Égypte, où le secrétaire d’État Colin Powell a achevé hier sa mission au Proche-Orient, a rejeté l’appel du président américain George W. Bush aux pays arabes de «s’opposer au terrorisme» et réclamé, en préalable, un retrait israélien des zones palestiniennes réoccupées. «Je pense qu’un appel doit être adressé d’abord à Israël pour qu’il mette fin à son occupation et à son agression contre le peuple palestinien», a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher en réponse à une question sur l’appel de M. Bush. «La résistance est l’autre face de l’occupation. Je ne pense pas que quiconque puisse demander une condamnation de la résistance, tant que l’occupation (israélienne) se poursuivra, la résistance (palestinienne) se poursuivra», a ajouté M. Maher qui a...