Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché des changes de Beyrouth, avec le ralentissement de la demande en dollar et l’absence d’offres en dehors de la BDL, faisant d’elle la principale contrepartie à la vente. Cela étant et après qu’elle eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la Banque centrale est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’elle le négociait avec les établissements de crédit au haut de cette fourchette. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, le volume des échanges est demeuré assez maigre, ne dépassant pas au total quelque 9 millions de dollars. À l’étranger, le dollar est resté faible au lendemain d’achats massifs d’euros par des investisseurs institutionnels avec l’arrivée à expiration de contrats à terme sur cette monnaie. Sa tendance s’est davantage ressentie hier des propos prudents tenus par le président de la Fed, Alan Greenspan, devant le Congrès au sujet de l’ampleur de la reprise économique (voir par ailleurs). L’annonce d’une augmentation du déficit commercial américain de 11,7 % à 31,5 milliards de dollars en février est venue aussi assombrir le climat entourant le marché du billet vert. En revanche, la monnaie européenne a été soutenue par les perspectives de croissance dans la zone euro de 2 à 2,5 % cette année évoquées par le chef économiste de la Banque centrale européenne, Otmar Issing. Il en est de même du sterling qui a trouvé appui dans la baisse du chômage britannique en mars à 3,1 % et la présentation d’un budget expansionniste par le chancelier de l’Échiquier Gordon Brown. En effet, la monnaie américaine devait continuer de battre en retraite, se négociant à NY à 0,8893 pour un euro contre 0,8830 la veille, à 1,4442 pour un sterling contre 1,4410, à 1,6525 FS contre 1,6645 et à 130,75 yens contre 131,20. Recul des Bourses après les propos prudents de Greenspan sur la reprise américaine Sur les places boursières internationales, la tendance s’est inversée hier à Wall Street sous la pression de prises de bénéfices dans un marché déprimé par la performance décevante de plusieurs vedettes, dont Boeing et Philip Morris. Cela d’autant que le discours de Greenspan devant le Congrès venait de jeter du froid sur la cote en avertissant qu’une hausse durable des prix pétroliers aurait des conséquences «profondes» sur l’économie. Pourtant, les résultats conformes ou meilleurs que prévu pour le 1er trimestre publiés par Intel et Motorola ont largement contribué à alléger les pressions sur le secteur de la haute technologie. En effet, Le DJIA est tombé en préclôture à 10 203,61 pts (-97,71), le S & P 500 à 1 124,63 pts (-3,74) et le Nasdaq à 1 809,81 pts (-6,98). Quant aux Bourses européennes, elles ont fini hier sur une note mitigée, cédant leurs gains de la matinée petit à petit après le discours de Greenspan. Certes, les boursiers se sont mis à caresser l’idée que la récente reprise de la cote ne pouvait pas être le prélude à un retournement haussier. Cela étant, l’Eurotop 300 a dû céder 0,33 pt à 1 268,16 alors que l’Eurostoxx 50 est parvenu à gagner 0,05 pt à 3 648,61. À Paris, le CAC 40 a perdu 1,44 pt à 4 597,30 et à Francfort, l’Extra Dax 25,33 pts à 5 318,55 alors qu’à Londres, le Footsie a progressé de 4,00 pts à 5 263,90. À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée, on a relevé la hausse de 5 000 actions C de la Banque BEMO de 3 1/2 à 3 5/8 dollars, le maintien de 1 050 actions A de Solidere à 4 1/2 dollars et de 30 actions C de la Bank of Beirut à 7 9/16 dollars. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché des changes de Beyrouth, avec le ralentissement de la demande en dollar et l’absence d’offres en dehors de la BDL, faisant d’elle la principale contrepartie à la vente. Cela étant et après qu’elle eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la Banque centrale est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’elle le négociait avec les établissements de crédit au haut de cette fourchette. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, le volume des échanges est demeuré assez maigre, ne dépassant pas au total quelque 9 millions de dollars. À l’étranger, le dollar est resté faible au lendemain d’achats massifs d’euros par des investisseurs institutionnels avec...