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Parlement Pollution au mazout : séance d’interpellation le 29 avril

Fidèle à sa promesse, faite avant le sommet arabe de Beyrouth, de faire appliquer la loi 341 interdisant la circulation des voitures équipées d’un moteur diesel, le président de la Chambre Nabih Berry a convoqué hier le Parlement à une séance d’interpellation le 29 avril 2002. En effet, le taux de pollution élevé résultant de l’usage du mazout et les dangers qui en découlent avaient déjà alarmé M. Berry qui avait promis d’y remédier dès la fin des travaux du sommet. La pollution de l’air et les recommandations de la sous-commission chargée de ce dossier seront à l’ordre du jour de la séance d’interpellation. Des sources parlementaires généralement bien informées ont révélé que le rapport de la sous-commission, remis hier à M. Berry par les députés Sami Khatib, Atef Majdalany et Mohammed Kabbani, recommande, entre autres, la mise en application immédiate de la loi 341 et donc le retrait de la circulation de toutes les voitures équipées d’un moteur diesel. Les mêmes sources ont également démenti l’existence de toute tentative de compromis avec les propriétaires de ces véhicules, comme la fourniture de l’essence à des tarifs préférentiels. Le seul compromis, ont-elles ajouté, serait de les exonérer des frais d’enregistrement et de mécanique au cas où ils décideraient d’équiper leurs voitures de moteurs à essence. Dans le cas des minibus équipés d’un moteur diesel dont l’importation avait été autorisée par la loi, leurs propriétaires se verraient attribuer une compensation qui doit être décidée par le ministère des Finances. Ces minibus, près de quatre mille selon de récentes statistiques, seraient interdits à l’intérieur des villes pour éviter toute concurrence avec les taxis. Troisième recommandation : éviter d’exclure les véhicules consacrés au transport extérieur et ceux des administrations publiques, de l’armée et des services sécuritaires des provisions de la loi 341, dans le cadre d’une campagne environnementale adéquate. Les sources parlementaires ont insisté sur la nécessité d’appliquer la loi pour mettre un terme à la pollution au mazout, dans le souci de préserver la santé publique surtout que, selon elles, plusieurs députés se prépareraient à organiser une série de manifestations populaires, le 26 avril 2002, pour protester contre les méfaits du mazout. De son côté, le syndicat des chauffeurs de taxis a lancé hier un ordre de grève assorti de manifestations, à l’issue d’une réunion présidée par M. Abdel-Amir Najdé et consacrée à l’étude de la situation économique et sociale. Le communiqué final a appelé à la grève et à la manifestation «pour défendre les droits des chauffeurs de taxis». Le communiqué a réclamé «l’importation d’une qualité de mazout conforme aux normes européennes et un strict contrôle de la pollution occasionnée par les véhicules», assurant que les chauffeurs dont les taxis fonctionnent à l’essence n’arrivent même pas à couvrir leur consommation de carburant «à cause des prix sans cesse croissants de l’essence».
Fidèle à sa promesse, faite avant le sommet arabe de Beyrouth, de faire appliquer la loi 341 interdisant la circulation des voitures équipées d’un moteur diesel, le président de la Chambre Nabih Berry a convoqué hier le Parlement à une séance d’interpellation le 29 avril 2002. En effet, le taux de pollution élevé résultant de l’usage du mazout et les dangers qui en découlent avaient déjà alarmé M. Berry qui avait promis d’y remédier dès la fin des travaux du sommet. La pollution de l’air et les recommandations de la sous-commission chargée de ce dossier seront à l’ordre du jour de la séance d’interpellation. Des sources parlementaires généralement bien informées ont révélé que le rapport de la sous-commission, remis hier à M. Berry par les députés Sami Khatib, Atef Majdalany et Mohammed Kabbani,...