Les chances que les efforts diplomatiques aboutissent à une baisse de la tension à la frontière libano-israélienne s’amenuisent de jour en jour. C’est ce qu’indiquent des sources diplomatiques occidentales citées hier par notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane. De fait, les mêmes sources estiment que les tirs quotidiens de roquettes Katioucha et de fusées Grad contre le nord d’Israël ne font qu’aggraver la situation. Et les ambassadeurs des grandes puissances en poste à Beyrouth ne cessent de mettre en garde les dirigeants libanais : il y a pratiquement tous les jours des roquettes qui tombent en dehors de la zone de Chebaa. Il est vrai que les autorités ont déjà procédé à l’arrestation de dizaines de Palestiniens «incontrôlés», mais d’autres ont tout de même réussi à lancer des roquettes contre le nord d’Israël. Lentement, mais sûrement, un deuxième front est donc en train de s’ouvrir au Liban-Sud sans que le gouvernement ne soit en mesure d’empêcher le processus. Les sources diplomatiques susmentionnées vont même jusqu’à critiquer les opérations du Hezbollah dans le secteur de Chebaa, dans la mesure où elles ne font qu’accroître la tension dans la région à un moment très inopportun. Aux conseils prodigués à Beyrouth par les diplomates occidentaux, des sources ministérielles opposent notamment les arguments suivants : depuis le 30 mars dernier, Israël a violé à plusieurs reprises la ligne bleue, survolant le territoire libanais jusqu’à arriver aux abords d’Ouzaï dans la nuit de mardi à mercredi. Or, ni l’Union européenne ni le secrétaire général des Nations unies n’ont réagi à ces violations. Autre argument invoqué par les sources officielles libanaises : aucun État ne peut contrôler parfaitement la situation à la frontière. En tout état de cause, un certain nombre de responsables à Beyrouth ne semblent pas craindre l’ouverture d’un front au Sud, car ils estiment que le Premier ministre israélien Ariel Sharon n’aura pas «le courage de prendre une telle initiative, alors qu’il est empêtré dans sa guerre contre les Palestiniens et qu’il est loin d’en avoir fini». Selon eux, en effet, la situation à la frontière libano-israélienne se caractérise par une sorte d’«équilibre de la terreur» dans la mesure où l’État hébreu sait fort bien que le Hezbollah a les moyens de riposter à d’éventuelles frappes aériennes qui prendraient pour cible l’infrastructure du pays ou des objectifs civils.
Les chances que les efforts diplomatiques aboutissent à une baisse de la tension à la frontière libano-israélienne s’amenuisent de jour en jour. C’est ce qu’indiquent des sources diplomatiques occidentales citées hier par notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane. De fait, les mêmes sources estiment que les tirs quotidiens de roquettes Katioucha et de fusées Grad contre le nord d’Israël ne font qu’aggraver la situation. Et les ambassadeurs des grandes puissances en poste à Beyrouth ne cessent de mettre en garde les dirigeants libanais : il y a pratiquement tous les jours des roquettes qui tombent en dehors de la zone de Chebaa. Il est vrai que les autorités ont déjà procédé à l’arrestation de dizaines de Palestiniens «incontrôlés», mais d’autres ont tout de même réussi à lancer des...
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