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Actualités - Rencontre

Réunion Annan-Powell-Ivanov-Solana-Piqué aujourd’hui à Madrid

Américains, Russes, Européens et le secrétaire général des Nations unies vont tenter aujourd’hui, à Madrid, de coordonner et unifier leurs actions pour obtenir la fin de la violence au Proche-Orient et offrir des perspectives politiques qui aideront ultérieurement à instaurer la coexistence israélo-palestinienne. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, le ministre espagnol des Affaires étrangères, président en exercice de l’Union européenne, Josep Piqué, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et Javier Solana, haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, se réuniront alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans les territoires palestiniens en dépit de plusieurs résolutions des Nations unies et des récents appels du président américain George W. Bush. Les quatre parties sont d’accord sur les résultats recherchés dans l’immédiat : cessez-le-feu, arrêt de la violence et du terrorisme, retrait israélien des villes occupées au cours des deux dernières semaines. Les Européens, comme les Russes, sont satisfaits de voir les États-Unis – inquiets de voir leurs intérêts régionaux menacés – s’impliquer de nouveau en première ligne au Proche-Orient après une période de somnolence prolongée qui faisait chaque jour croître leur inquiétude. Les appels de plus en plus pressants du président Bush pour que le Premier ministre israélien Ariel Sharon mette sans délai un terme aux opérations militaires sont soutenus par l’Europe même si les uns et les autres ont, présents à l’esprit, les innombrables appels au cessez-le-feu lancés en 1982 par le président Ronald Reagan, avant que le même Ariel Sharon accepte de cesser – temporairement – les combats pendant le siège de Beyrouth. Divergences entre Européens et Américains Le retour souhaité des États-Unis ne signifie cependant pas que les perspectives soient identiques dans les capitales européennes et à Washington. Les uns et les autres doivent s’accorder notamment sur le rôle du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat que Colin Powell pourrait rencontrer pendant son séjour au Proche-Orient. Le président Bush n’a cessé de se déclarer «déçu» par le dirigeant palestinien au cours des derniers jours, et des responsables palestiniens ont estimé que le secrétaire d’État allait s’efforcer d’obtenir son remplacement au cours de sa tournée. Les Européens, au contraire, n’ont cessé de défendre sa représentativité à toute occasion et de demander qu’il retrouve sa liberté de mouvement et d’action. Les Européens, comme les Américains, ont pris note du début de retrait partiel amorcé mardi par les Israéliens dans deux villes palestiniennes, mais l’ont jugé insuffisant et pas encore significatif d’une acceptation israélienne de se retirer totalement des zones autonomes palestiniennes. Jusqu’à présent, ni les États-Unis ni les Européens n’ont manifesté l’intention d’exercer des pressions concrètes sur Ariel Sharon afin qu’il se conforme aux résolutions de l’Onu, et rien n’indique que la réunion de Madrid permettra de définir une ligne d’action commune pour contraindre les forces israéliennes à interrompre leurs opérations et à se retirer. Sur l’après-cessez-le-feu, les Européens, comme les Russes et les États-Unis sont d’accord pour mettre en œuvre le plan de sécurité élaboré l’an dernier par le directeur de la CIA George Tenet pour assurer le respect de l’arrêt des combats, et le plan de la commission Mitchell comportant une série de mesures de confiance pour amorcer la reprise des négociations politiques. Cependant, les Européens insistent pour que le cessez-le-feu et les progrès politiques soient discutés en même temps afin d’entraîner l’adhésion de la population palestinienne privée actuellement de toute perspective. Les États-Unis estiment, pour leur part, qu’il sera plus facile d’engager le processus politique après avoir mis en œuvre un cessez-le-feu, ce qui est également le point de vue israélien.
Américains, Russes, Européens et le secrétaire général des Nations unies vont tenter aujourd’hui, à Madrid, de coordonner et unifier leurs actions pour obtenir la fin de la violence au Proche-Orient et offrir des perspectives politiques qui aideront ultérieurement à instaurer la coexistence israélo-palestinienne. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, le ministre espagnol des Affaires étrangères, président en exercice de l’Union européenne, Josep Piqué, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et Javier Solana, haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, se réuniront alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans les territoires palestiniens en dépit de plusieurs résolutions des...