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Actualités - Reportage

LIVRES SÉLECTIONNÉS EN LIBRAIRIE (photos)

« Baudolino » (Umberto Eco - Éd. Grasset) Un gros pavé qui est à la fois une histoire d’amour, une fresque historique et un roman policier. L’auteur du Nom de la rose et du Pendule de Foucault revient cette fois avec un ouvrage qui emprunte au conte tout son pouvoir merveilleux. Ce spécialiste du Moyen Âge a mis six ans à rédiger les prodigieuses aventures de Baudolino, petit paysan adopté par l’empereur Frédéric Ier Barberousse au XIIe siècle. Fieffé menteur et conteur de génie, Baudolino a une obsession : partir à la recherche du royaume du prêtre Jean. Un royaume chrétien, mythique, situé dans un lointain Orient où l’homme de Dieu règne au milieu d’enchantements et de monstres. Dans la droite lignée du Nom de la rose, ce roman épique dévoile page après page des trésors de fantaisie, d’humour, d’érudition et de philosophie (557 pages). « Où es-tu ? » (Marc Levy- Éd. Robert Laffont) Après le succès de son premier roman Et si c’était vrai (dont les droits d’adaptation au cinéma ont été achetés par Steven Spielberg), Marc Lévy, architecte de profession, qui écrit des histoires pour divertir son jeune fils, sort un deuxième livre, Où es-tu ?. C’est une jolie histoire qui parle d’amour idéal et d’amour tout court, d’homme rêveur et de femmes plus ancrées dans la réalité, de construction d’une vie, d’une famille, d’un foyer… Bref, un gentil roman plein de bons sentiments, qui ferait lui aussi un film à l’américaine, avec un happy end ! (265 pages). « La reine Claude » (Claire Castillon - Éd. Stock) C’est une longue lettre que la jeune romancière de 26 ans adresse à l’homme qu’elle aime et qui est atteint d’une tumeur au cerveau. Une tumeur maligne, mais peu évolutive, grosse comme une «orange, une prune, une reine Claude», écrit-elle. Comme cette reine qui n’aimait rien tant que séparer les amants. Un récit fluctuant entre colère, gravité, drôlerie et désespoir, au cours duquel Claire Castillon décrit sa relation, se souvient des moments forts, parle de ses souffrances… Un roman à l’autobiographie à peine voilée. En effet, l’homme qu’aime Claire Castillon et qui lutte contre la maladie – aux dernières nouvelles, il serait guéri ! – n’est autre que Patrick Poivre d’Arvor, le célèbre présentateur télé français (160 pages). « Riches et célèbres » (Kurt Andersen - Éd. Calmann-Lévy) La critique américaine est si élogieuse à propos de Riches et célèbres qu’elle produit sans doute sur le lecteur l’effet contraire de celui recherché. On est déçu par cette longue histoire quotidienne d’un couple de «yuppies» new-yorkais, qui passent leur temps à communiquer par mails ou portables. Qui ont évidemment des rythmes de vie effrénés, des enfants qu’ils croisent, au milieu d’emplois de temps plus que chargés. Et qui découvrent un beau jour que dans leur bel environnement high-tech, des sentiments comme la jalousie et l’amour existent encore ! Même si, comme le qualifient les médias américains, il s’agit d’un «roman phare d’une génération (…), à l’instar de ce qu’a été “Le Bûcher des vanités” dans les années quatre-vingt», il faut avoir du souffle pour le lire (653 pages). « Fringues » (Christine Orban - Éd. Albin Michel) Christine Orban est en France une figure «people». Elle est écrivain. Mais elle est aussi surtout la femme de l’éditeur Olivier Orban. Ce qui, allié à son goût prononcé pour les vêtements et la mode, en fait une figure du tout-Paris. C’est donc en connaissance de cause – en y mettant sans doute un peu d’elle-même – qu’elle a construit «Darling», le personnage boulimique de fringues… de son roman. Fringues, c’est un peu le «journal d’une Bridget Jones fashion victim». Ce sont les tribulations d’une jeune femme coquette, qui oscille entre robes de la «haute» et tenues «customisées». Une mordue de shopping, dont la futilité n’est que le masque d’une profonde détresse. Une femme qui aime si fort la mode, que cela risque de faire fuir les hommes… Une héroïne émouvante et drôle, qui hisse le glamour au niveau de philosophie de vie. Écrit d’une plume légère, voire cocasse, ce roman agréable à lire délivre un message en profondeur : les vêtements protègent ou dévoilent, mais restent toujours les meilleurs amis des femmes. On s’en doutait un peu…. « Les mystères de La Havane » (Zoé Valdès- Éd. Calmann-Lévy) C’est un recueil de trente contes, par lesquels Zoé Valdès, une romancière cubaine installée depuis une dizaine d’années à Paris, nous fait découvrir La Havane. Récits, écrits sur le mode onirique, mêlant des faits et des personnages réels à des situations fictives ; mythes de l’île ; histoires colorées, imagées, anecdotiques, pleines de verve, de sensualité et d’humour… Zoé Valdès a le don d’entraîner ses lecteurs dans un monde pittoresque et fantasmagorique, où se croisent Errol Flynn, le Chevalier de Paris, la comtesse créole, la reine de la rumba, la femme coupée en morceaux, ou encore l’esprit farceur. Délassant (247 pages). Z.Z.
« Baudolino » (Umberto Eco - Éd. Grasset) Un gros pavé qui est à la fois une histoire d’amour, une fresque historique et un roman policier. L’auteur du Nom de la rose et du Pendule de Foucault revient cette fois avec un ouvrage qui emprunte au conte tout son pouvoir merveilleux. Ce spécialiste du Moyen Âge a mis six ans à rédiger les prodigieuses aventures de Baudolino, petit paysan adopté par l’empereur Frédéric Ier Barberousse au XIIe siècle. Fieffé menteur et conteur de génie, Baudolino a une obsession : partir à la recherche du royaume du prêtre Jean. Un royaume chrétien, mythique, situé dans un lointain Orient où l’homme de Dieu règne au milieu d’enchantements et de monstres. Dans la droite lignée du Nom de la rose, ce roman épique dévoile page après page des trésors de fantaisie, d’humour,...