Invité surprise à ce stade de la compétition, Leverkusen fait profil bas mais se sait en réalité en grande confiance avant la réception ce soir de Liverpool en quarts de finale retour de la Ligue des champions de football. Une petite défaite à Anfield Road (1-0) mercredi dernier laisse en effet de sérieux espoirs au club allemand, qui n’a atteint qu’une fois dans son histoire cette étape de l’épreuve européenne. C’était en 1997-98 et le Bayer avait plié bagages devant le Real Madrid, futur vainqueur du trophée. Face à un autre grand d’Europe comme Liverpool, Leverkusen fait aussi, question palmarès, pâle figure. «Ce serait incroyable d’éliminer Liverpool et d’atteindre les demi-finales. Ce serait réellement une sensation. Mais nous avons de bonnes chances d’y parvenir», a déclaré l’entraîneur-messie allemand, Klaus Toppmoeller. Tiré à l’été dernier d’une sorte de semi-retraite (dernier poste connu : entraîneur à Sarrebruck, en D3, de 1999 à l’hiver 2000), «Toppi» a insufflé à cette riche équipe, filiale à 100 % du géant mondial de la chimie-pharmacie Bayer, le supplément d’âme qui lui faisait défaut. L’actuel leader de la Bundesliga, vainqueur facile samedi de Cologne dans le derby rhénan (2-0), sait toutefois que les statistiques ne plaident pas en sa faveur. En 15 rencontres à l’extérieur depuis le 24 novembre 1998, les «Reds» n’ont en effet pas perdu un seul match. Patience Le travail de sape de la charnière centrale Sami Hyypia-Stéphane Henchoz y est pour beaucoup. Ce duo avait une nouvelle fois étalé ses qualités à l’aller, le Finlandais Hyypia inscrivant même le but anglais sur l’une des rares erreurs de la défense rhénane. Toppmoeller plaide donc logiquement «la patience», qui avait déjà permis au Bayer de s’offrir le FC Barcelone (2-1), La Corogne (3-0) et la Juventus Turin (3-1). Liverpool, au repos ce week-end après le report au 5 mai du match contre Blackburn, aura eu en tout cas tout le temps de se préparer à cette confrontation qui s’annonce physique. Cette mini-trêve a notamment permis à Michael Owen de parfaire sa condition physique. L’attaquant-vedette avait fait son retour mercredi dernier, mais était un peu à court. Et il donne des sueurs froides au manager du Bayer, Reiner Calmund : «Avec Emile Heskey, il s’agit des meilleurs attaquants de contre d’Europe». Alors que les Allemands bénéficieront du retour de leur défenseur central international Jens Nowotny, suspendu à l’aller, le manager français de Liverpool Gérard Houllier devrait aligner la même équipe qu’à l’aller, sauf s’il opte pour une option plus prudente d’entrée, en sacrifiant Vladimir Smicer, voire Heskey, pour faire jouer Jaari Litmanen en soutien d’Owen.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Invité surprise à ce stade de la compétition, Leverkusen fait profil bas mais se sait en réalité en grande confiance avant la réception ce soir de Liverpool en quarts de finale retour de la Ligue des champions de football. Une petite défaite à Anfield Road (1-0) mercredi dernier laisse en effet de sérieux espoirs au club allemand, qui n’a atteint qu’une fois dans son histoire cette étape de l’épreuve européenne. C’était en 1997-98 et le Bayer avait plié bagages devant le Real Madrid, futur vainqueur du trophée. Face à un autre grand d’Europe comme Liverpool, Leverkusen fait aussi, question palmarès, pâle figure. «Ce serait incroyable d’éliminer Liverpool et d’atteindre les demi-finales. Ce serait réellement une sensation. Mais nous avons de bonnes chances d’y parvenir», a déclaré...