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Actualités - Chronologie

Algérie Le Parlement entérine le tamazight comme langue nationale

Le Parlement algérien a adopté lundi à l’unanimité un amendement constitutionnel conférant au tamazight (berbère) un statut de langue nationale. Le Parlement, réuni en congrès, a voté en faveur de cette révision de la Constitution par 482 voix. Aucun sénateur ni député n’a voté contre, seules deux abstentions ont été enregistrées. Le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), les deux partis les mieux implantés en Kabylie où cette langue est parlée, ont boycotté cette séance. Cette langue est également parlée par les chaouis, dans les Aurès (est), les mozabites du M’Zab (500 km au sud d’Alger) et les Touaregs dans l’extrême sud algérien. Le FFS du vieil opposant Hocine Ait-Ahmed avait annoncé dimanche qu’il ne participerait pas à «cette grossière manœuvre qui menace l’unité et la cohésion nationales». Le règlement de la question de tamazight est «indissociable d’une solution politique et globale à la crise» en Kabylie, a estimé le FFS. Le RCD avait indiqué qu’il n’assisterait pas à cette séance plénière même si «la reconnaissance du statut de langue nationale» présentait une «avancée réelle». Elle est, selon lui, «insuffisante» alors que les «droits de l’homme sont bafoués quotidiennement en Kabylie». Le président Abdelaziz Bouteflika, dans une tentative de régler la crise kabyle, avait annoncé, le 12 mars, dans un discours à la nation, l’introduction du tamazight comme langue nationale dans la Constitution. Cette revendication est l’une des principales exigences du mouvement contestataire en Kabylie mené depuis un an par la Coordination des âarchs (tribus kabyles), qui souhaite que le tamazight soit aussi considéré comme langue officielle à l’instar de l’arabe. La Kabylie a été secouée en avril par des émeutes sanglantes qui ont fait une soixantaine de morts et 2 000 blessés, selon un bilan officiel, 107 morts et 5 000 blessés, selon les âarchs. Ces émeutes, sporadiques depuis, ont repris au lendemain du discours de M. Bouteflika annonçant, outre la reconnaissance du tamazight comme langue nationale, le «redéploiement» des gendarmes en Kabylie. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre avaient éclaté dans des localités de Kabylie, notamment après l’arrestation de délégués des âarchs, faisant 7 morts et des dizaines de blessés. Les âarchs continuent d’exiger le départ «pur et simple» des gendarmes tenus pour responsables de la répression des émeutes du printemps dernier.
Le Parlement algérien a adopté lundi à l’unanimité un amendement constitutionnel conférant au tamazight (berbère) un statut de langue nationale. Le Parlement, réuni en congrès, a voté en faveur de cette révision de la Constitution par 482 voix. Aucun sénateur ni député n’a voté contre, seules deux abstentions ont été enregistrées. Le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), les deux partis les mieux implantés en Kabylie où cette langue est parlée, ont boycotté cette séance. Cette langue est également parlée par les chaouis, dans les Aurès (est), les mozabites du M’Zab (500 km au sud d’Alger) et les Touaregs dans l’extrême sud algérien. Le FFS du vieil opposant Hocine Ait-Ahmed avait annoncé dimanche qu’il ne participerait pas à «cette...