Plusieurs journaux tunisiens critiquent vivement, vendredi, le président américain George W. Bush pour avoir affirmé jeudi à Washington que le président Yasser Arafat avait «trahi son peuple». Lors d’une intervention particulièrement dure à l’égard du président de l’Autorité palestinienne, M. Bush l’a accusé d’être non seulement «le responsable» de la détérioration de la situation au Proche-Orient, mais d’avoir «trahi les espoirs du peuple qu’il est censé diriger». «Qui peut douter encore, après le discours, hier, du président Bush, qu’il n’a encore rien compris à la question moyen-orientale et encore moins aux relations internationales ?», interroge le Temps. «C’est M. Bush qui a trahi les espérances des hommes épris de justice et de liberté dans le monde, en laissant les hordes de l’armée israélienne “vandaliser” les territoires palestiniens et y perpétrer des massacres innommables», poursuit le journal de langue française. «Seules les victimes israéliennes comptent pour le président américain», affirme encore le Temps pour qui «les Palestiniens ont bien raison de rejeter ce diktat bushien, parce qu’il représente l’essence même de l’ordre américano-israélien». Traitant du même thème, le quotidien Echourouk estime que le chef de l’Administration américaine «feint d’oublier que le président Yasser Arafat est le président élu du peuple palestinien». Pour le journal en langue arabe, «le peuple palestinien est mieux placé que George Bush et Ariel Sharon (Premier ministre israélien) pour choisir ses dirigeants et Arafat n’a pas attendu le feu vert des États-Unis ni d’Israël pour devenir le leader et le symbole du peuple palestinien». Enfin, le Quotidien de Tunis s’interroge en manchette sur le fait de savoir si les critiques du président Bush envers Arafat ne sont pas, en fait, un «permis américain pour éliminer Arafat ?».
Plusieurs journaux tunisiens critiquent vivement, vendredi, le président américain George W. Bush pour avoir affirmé jeudi à Washington que le président Yasser Arafat avait «trahi son peuple». Lors d’une intervention particulièrement dure à l’égard du président de l’Autorité palestinienne, M. Bush l’a accusé d’être non seulement «le responsable» de la détérioration de la situation au Proche-Orient, mais d’avoir «trahi les espoirs du peuple qu’il est censé diriger». «Qui peut douter encore, après le discours, hier, du président Bush, qu’il n’a encore rien compris à la question moyen-orientale et encore moins aux relations internationales ?», interroge le Temps. «C’est M. Bush qui a trahi les espérances des hommes épris de justice et de liberté dans le monde, en laissant les hordes de...
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