Musharraf couvert de lauriers par la presse indienne
le 15 janvier 2002 à 00h00
La presse indienne a couvert de lauriers hier le président pakistanais Pervez Musharraf pour son discours télévisé contre l’islamisme militant, qui marque un tournant dans l’histoire du Pakistan et pourrait déboucher sur une désescalade militaire avec l’Inde. Un éditorial dans le Times of India a qualifié le plaidoyer du général Musharraf de «jalon» fondamental dans le processus d’établissement d’un «Pakistan moderne, vibrant et confiant». Le Times a pris note de la redéfinition du djihad (guerre sainte) par Musharraf pour qu’il soit plus une lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme et moins une source d’exportation de l’islamisme militant et combattant, qui était une véritable culture au Pakistan depuis plus de 20 ans. Le quotidien indien a également relevé la «dénonciation catégorique» de l’extrémisme religieux et la «condamnation sans équivoque» de toutes les formes de terrorisme. Les mesures annoncées à Islamabad «constituent sans aucun doute la purge la plus importante jamais entreprise par un dirigeant au Pakistan», conclut le Times of India, ajoutant que New Delhi n’avait d’autre choix que d’accueillir ce discours avec «un esprit ouvert». Le quotidien indien The Hindu a, pour sa part, qualifié le discours de Musharraf de «tournant véritablement prometteur» dans la relation indo-pakistanaise, marquée par trois guerres et des crises permanentes. «L’Inde serait bien inspirée de répondre à son geste en ordonnant une désescalade immédiate de la mobilisation militaire près de la frontière avec le Pakistan», a écrit l’éditorialiste du Hindu. L’Indian Express s’est montré plus prudent, mais a salué l’acte du «maître équilibriste» Musharraf qui a saupoudré son discours de petites phrases destinées à sa population, aux États-Unis et à la communauté internationale, ainsi qu’à l’Inde. Le général-président doit maintenant «prouver sa sincérité», a insisté l’Indian Express. L’Asian Age a salué Musharraf qui a «pris le taureau du terrorisme par les cornes», et il l’a pris d’une telle manière que «le monde entier ne pouvait que l’applaudir». Le discours de samedi soir a largement «ouvert la porte de la paix», a dit l’Asian Age, ajoutant que la crainte d’un accident susceptible de provoquer une guerre indo-pakistanaise pourrait être réduite si les renforts indiens envoyés notamment au Cachemire étaient retirés.
La presse indienne a couvert de lauriers hier le président pakistanais Pervez Musharraf pour son discours télévisé contre l’islamisme militant, qui marque un tournant dans l’histoire du Pakistan et pourrait déboucher sur une désescalade militaire avec l’Inde. Un éditorial dans le Times of India a qualifié le plaidoyer du général Musharraf de «jalon» fondamental dans le processus d’établissement d’un «Pakistan moderne, vibrant et confiant». Le Times a pris note de la redéfinition du djihad (guerre sainte) par Musharraf pour qu’il soit plus une lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme et moins une source d’exportation de l’islamisme militant et combattant, qui était une véritable culture au Pakistan depuis plus de 20 ans. Le quotidien indien a également relevé la «dénonciation catégorique» de...
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