Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Drame de Nanterre : la polémique enfle

Le suicide jeudi de l’auteur de la tuerie de Nanterre a fait voler en éclats les bonnes intentions des candidats à l’élection présidentielle et ravivé les polémiques sur la sécurité et l’efficacité policière. Accusé par la gauche d’avoir cherché à exploiter le drame, qui a fait huit morts et 19 blessés, Jacques Chirac et ses lieutenants ont ciblé leurs critiques après la mort de Richard Durn sur le ministre socialiste de l’Intérieur. Daniel Vaillant avait le premier évoqué de «graves dysfonctionnements» au sein de l’Administration avant d’atténuer ses propos pour éviter, semble-t-il, une nouvelle fronde policière. De son côté, la gauche, à l’image de l’indignation exprimée par le maire communiste de Nanterre, Jacqueline Fraysse, a concentré le tir sur la police, accusée d’avoir par sa négligence privé les familles des victimes d’un procès indispensable au «travail de deuil». Avec une rare unanimité, magistrats chargés du dossier, directeurs de la police et syndicats de policiers ont affirmé qu’aucune faute n’avait été commise lors de la garde à vue de Richard Durn, qui avait froidement abattu huit conseillers municipaux de Nanterre dans la nuit de mardi à mercredi. Le gouvernement a néanmoins ordonné plusieurs enquêtes internes. De son côté, le procureur de Nanterre, Yves Bot, a tenté d’apaiser l’indignation des familles en décidant de poursuivre symboliquement l’enquête sur la tuerie. Le ministre de l’Intérieur a regretté «l’exploitation» de l’affaire, citant en particulier le président de la République Jacques Chirac et «les mots qu’il a utilisés». Des dirigeants de droite ont demandé des «explications» au ministre de l’Intérieur, certains évoquant même sa démission. «C’est à M. Vaillant de nous expliquer comment un tel événement a été possible alors que les Français sont, chaque jour, plus inquiets devant la montée de l’insécurité», a ainsi lancé Dominique Perben (RPR). «Comment est-ce possible ? C’est l’État qui est placé en face de sa responsabilité. Il y a vraiment quelque chose qui ne va plus en France», a lâché François Bayrou, candidat de l’UDF.
Le suicide jeudi de l’auteur de la tuerie de Nanterre a fait voler en éclats les bonnes intentions des candidats à l’élection présidentielle et ravivé les polémiques sur la sécurité et l’efficacité policière. Accusé par la gauche d’avoir cherché à exploiter le drame, qui a fait huit morts et 19 blessés, Jacques Chirac et ses lieutenants ont ciblé leurs critiques après la mort de Richard Durn sur le ministre socialiste de l’Intérieur. Daniel Vaillant avait le premier évoqué de «graves dysfonctionnements» au sein de l’Administration avant d’atténuer ses propos pour éviter, semble-t-il, une nouvelle fronde policière. De son côté, la gauche, à l’image de l’indignation exprimée par le maire communiste de Nanterre, Jacqueline Fraysse, a concentré le tir sur la police, accusée d’avoir par sa...