L’aide humanitaire d’urgence vient à peine de parvenir dans la région de Nahrin, dans le nord de l’Afghanistan, ravagée lundi soir par un violent séisme, que se profile déjà le défi de la reconstruction des milliers des maisons effondrées. «L’urgence immédiate c’est de donner des tentes et des couvertures et de nourrir les gens qui sont affectés par le tremblement de terre», souligne le directeur de l’Agence de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA), Antonio Donini, «mais la prochaine étape est de planifier la reconstruction dans les meilleures conditions, en s’inscrivant dans le long terme». En coopération avec les autorités et les organisations non gouvernementales (ONG), l’objectif est «d’encourager l’économie locale, en fournissant l’équipement pour la reconstruction des maisons, essentiellement des poutres, des portes et des fenêtres, et former des artisans locaux à construire des maisons qui résisteraient un peu mieux aux tremblements de terre», a déclaré M. Donini. L’Afghanistan, pays économiquement à genoux après 23 ans de guerre civile, est fréquemment ébranlé par des secousses telluriques. Au début du mois, un séisme dans la province de Samangan, dans le Nord, a fait entre 70 et 150 morts, selon les estimations. Des constructions antisismiques comme au Japon sont beaucoup trop onéreuses pour l’Afghanistan, mais le directeur de l’OCHA évoque un renforcement de la charpente, déjà expérimenté dans une autre région. «En 1999, se souvient-il, après le tremblement de terre dans le Logar (sud-est), on avait identifié un modèle de maison qui était adapté au Logar, mais il faudra voir s’il est adapté à Nahrin». «Différentes ONG sont en train de préparer des plans et des dessins pour définir le type de maison à construire», a-t-il indiqué. Les maisons sont traditionnellement construites avec des briques de terre séchées et des poutres en bois. Une étude sera conduite pour déterminer s’il est possible de reconstruire les maisons au même endroit. L’Onu n’a pas encore pu déterminer avec précision le nombre de sans-abri, mais se base sur 20 000 pour organiser son travail. «Ce sont des gens qui ont perdu la totalité de leur logement, une partie seulement ou qui ont des dommages structurels qu’il faut réparer avant qu’ils ne puissent retourner dans leur logement». Autre aspect important de la reconstruction, l’approvisionnement en eau et en nourriture : la région de Nahrin a été très affectée par la sécheresse au cours des dernières années et «il faut s’attaquer à la crise alimentaire dans la région». «La plupart des agriculteurs n’avaient pas semé, parce qu’ils n’avaient pas de semences. On est en train de voir si, dans les collines les plus élevées, on peut encore semer à cette époque de l’année», a expliqué M. Donini. Il évoque la possibilité de construire de petits barrages pour une «utilisation la plus rationnelle possible des ressources hydriques». Le financement du programme de reconstruction ne devrait pas poser de problème, d’après Antonio Donini, qui travaille en Afghanistan depuis trois ans et demi. «S’il y a 15 000 maisons à reconstruire, il y a suffisamment d’agences humanitaires et de structures gouvernementales pour que ça se fasse de manière organisée (...). Aujourd’hui, on a commencé à aborder le problème de la reconstruction et plusieurs ONG et pays donateurs sont prêts à contribuer», a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’aide humanitaire d’urgence vient à peine de parvenir dans la région de Nahrin, dans le nord de l’Afghanistan, ravagée lundi soir par un violent séisme, que se profile déjà le défi de la reconstruction des milliers des maisons effondrées. «L’urgence immédiate c’est de donner des tentes et des couvertures et de nourrir les gens qui sont affectés par le tremblement de terre», souligne le directeur de l’Agence de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA), Antonio Donini, «mais la prochaine étape est de planifier la reconstruction dans les meilleures conditions, en s’inscrivant dans le long terme». En coopération avec les autorités et les organisations non gouvernementales (ONG), l’objectif est «d’encourager l’économie locale, en fournissant l’équipement pour la reconstruction des maisons,...