L’équipe d’Allemagne dirigée par Rudi Voeller a effacé le souvenir des deux défaites concédées face aux États-Unis sous l’ère Erich Ribbeck, en 1999, en battant la sélection américaine 4 à 2. Mais si les deux défaites subies en 1999 à Jacksonville (3-0) et Guadalajara (2-0) par l’Allemagne sont oubliées, ce succès n’a pas apporté de révélations définitives sur l’équipe qui se rendra en Corée du Sud et au Japon (31 mai-30 juin) pour le Mondial. Quinze titulaires manquaient contre les «boys» de Bruce Arena, parmi lesquels des valeurs sûres comme le gardien Oliver Kahn, le défenseur Jens Nowotny ou les milieux de terrain Michael Ballack et Mehmet Scholl, empêchant le sélectionneur allemand de tester son équipe type. Preuve du énième «brassage» de la composition de la Mannschaft : seuls Carsten Ramelow, Dietmar Hamann et Bernd Schneider étaient rescapés de la formation qui a battu l’Israël (7-1), le 13 février à Kaiserslautern. Sauver la face Comme contre les Israéliens, les protégés de Voeller ont été menés mercredi soir, dès la 17e minute, sur un but de Clint Mathis à la suite d’une hésitation de la défense. Un premier tir du meilleur Américain a été repoussé par le poteau, mais le même Mathis a repris le ballon, ne laissant aucune chance au gardien Frank Rost, sélectionné pour la première fois. «Cette défense, plus jamais ça !», s’est exclamé le journal allemand le plus lu, Bild. Et Voeller, lui-même, a reconnu «quelques problèmes de réglage». Personne ne sait ce qui serait advenu si Christian Ziege, nommé pour la première fois capitaine en l’absence de Kahn, n’avait inscrit le but de l’égalisation à la 44e minute, sur un superbe coup franc de 25 m. Ziege, légèrement blessé et remplacé à la 61e minute, est de ceux, présents mercredi au stade de la mer Baltique à Rostock, qui ont leur ticket en poche pour le Mondial comme Ramelow, Hamann, Oliver Neuville et Schneider. Oliver Bierhoff, qui a récemment obtenu un blanc-seing de Voeller pour la Coupe du monde, a inscrit le 3e but allemand (65). Sans cela, il aurait certainement été de nouveau la cible de critiques, en raison de sa maladresse. Haussant le rythme en seconde période face à une modeste équipe américaine, loin de sa prestation contre l’Italie (0-1 pour les Italiens) le 13 février à Catane, le triple champion du monde (1954, 1974, 1990) a sauvé la face en huit minutes, Neuville (61) et Frings (68) ayant marqué les autres buts alors que Mathis réduisait le score à la 71e minute. La tâche s’annonce donc autrement difficile le 17 avril à Stuttgart contre l’Argentine, l’un des favoris du Mondial, tenu mercredi en échec à Genève par le Cameroun (2-2).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe d’Allemagne dirigée par Rudi Voeller a effacé le souvenir des deux défaites concédées face aux États-Unis sous l’ère Erich Ribbeck, en 1999, en battant la sélection américaine 4 à 2. Mais si les deux défaites subies en 1999 à Jacksonville (3-0) et Guadalajara (2-0) par l’Allemagne sont oubliées, ce succès n’a pas apporté de révélations définitives sur l’équipe qui se rendra en Corée du Sud et au Japon (31 mai-30 juin) pour le Mondial. Quinze titulaires manquaient contre les «boys» de Bruce Arena, parmi lesquels des valeurs sûres comme le gardien Oliver Kahn, le défenseur Jens Nowotny ou les milieux de terrain Michael Ballack et Mehmet Scholl, empêchant le sélectionneur allemand de tester son équipe type. Preuve du énième «brassage» de la composition de la Mannschaft : seuls Carsten...