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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise du dollar à l’étranger

C’est le calme plat sur le marché des changes de Beyrouth où tous les regards étaient braqués hier sur le sommet arabe. Dans ce climat d’expectative, la demande du dollar s’est excessivement contractée pour ne pas dépasser le potentiel de son offre, également très limitée, dispensant la BDL de le vendre. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à être négocié à 1 514,00 LL dans des échanges fébriles, ne dépassant pas au total quelque 4 millions de dollars. À l’étranger, le dollar s’est repris après la publication de nouvelles statistiques, indiquant que la reprise est plus vigoureuse outre-Atlantique qu’en Europe. À cet égard, les marchés ont été sensibilisés par la hausse de 5,3 % des ventes de logements neufs aux États-Unis le mois dernier après une chute de 15,8 % en janvier, pendant que la Commission européenne faisait savoir que l’économie dans la zone euro est sur le point de se reprendre, mais les risques subsistent quant à la poursuite de ce mouvement. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Institut national de la statistique en Grande-Bretagne que le PIB britannique a stagné au 4e trimestre 2001 consécutivement à la baisse de la production industrielle qui a gelé la croissance. Dans ces conditions, le dollar s’est renforcé sauf contre le yen pour des raisons techniques en rapport avec la fin de l’année fiscale japonaise. Il s’est négocié ainsi à 0,8730 pour un euro contre 0,8770 la veille, à 1,4245 pour un sterling contre 1,4260, à 1,6775 FS contre 1,6680, mais à 132,70 yens contre 133,05. Évolution mitigée des Bourses internationales En bourses, les bonnes statistiques en provenance des États-Unis conjuguées à des nouvelles faisant état que la Corée du Sud pourrait choisir des avions de combat fabriqués par Boeing sont venues soutenir Wall Street. Mais le climat continuait à être dominé par des opérations techniques et des habillages de portefeuilles avant la fin du 1er trimestre et à la veille d’un long week-end pascal, et ce malgré les inquiétudes persistantes sur les résultats des sociétés américaines. En effet, le DJIA est parvenu à regagner en préclôture 79,15 points à 10 432,51 points et le S & P 6,49 points à 1 144,98 points, alors que le Nasdaq a perdu 0,69 point à 1 823,48 points. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont été dépourvues de tendance. L’engouement pour Philips après la signature d’un contrat pour devenir un fournisseur privilégié de Dell a été insuffisant pour tirer le secteur de la haute technologie vers le haut. Les déboires des banques allemandes en rapport avec la faillite de Kirsh sont venues éclipser la hausse des valeurs de l’énergie soutenues par les prix pétroliers. En effet, l’Eurostoxx 50 a pris 12,71 points à 3 646,49 points et l’Eurotop 300 2,77 points à 1 264,57 points. Mais le CAC 40 a cédé 4,87 points à 4 623,20 points ainsi que l’Extra Dax qui a perdu 42,59 points à 5 348,00 points, alors que le Footsie est parvenu à gagner 19,20 points à 5 214,70 points. À la Bourse de Beyrouth, la cote a été affectée par la forte baisse de 18 000 actions B de Solidere de 5 3/8 à 5,00 dollars dans une proportion plus grande que la hausse conjuguée de 100 000 actions de Holcim Liban de 14/32 à 15/32 dollar, de 24 273 actions de Rymco de 1 13/32 à 1 17/32 dollar et de 84 certificats de dépôts de la Blom Bank de 18 3/8 à 18 1/2 dollars. Élie KAHWAGI
C’est le calme plat sur le marché des changes de Beyrouth où tous les regards étaient braqués hier sur le sommet arabe. Dans ce climat d’expectative, la demande du dollar s’est excessivement contractée pour ne pas dépasser le potentiel de son offre, également très limitée, dispensant la BDL de le vendre. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à être négocié à 1 514,00 LL dans des échanges fébriles, ne dépassant pas au total quelque 4 millions de dollars. À l’étranger, le dollar s’est repris après la publication de nouvelles statistiques, indiquant que la reprise est plus vigoureuse outre-Atlantique qu’en Europe. À cet égard, les marchés ont été sensibilisés par...