L’Aviation civile égyptienne a officiellement contesté le rapport du Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB) qui met en cause le copilote de l’avion d’EgyptAir qui s’est abîmé au large des côtes américaines en octobre 1999, faisant 217 morts. «L’Autorité de l’aviation civile égyptienne (AACE) annonce qu’elle va demander officiellement le réexamen des conclusions du NTSB sur la raison» du crash, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Selon le texte, les enquêteurs américains n’ont pas pris en compte les éléments allant dans le sens d’une défaillance mécanique. «Les enquêteurs du NTSB n’ont pas pris en compte la défaillance du système de contrôle de la gouverne de profondeur comme la cause probable de l’accident, et de plus amples investigations sont donc nécessaires», a indiqué le communiqué. Selon le rapport publié par le Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB), ce sont les commandes données à l’avion par le copilote, Gamil el-Battouti, qui ont provoqué le plongeon du Boeing d’EgyptAir dans l’océan Atlantique, au large des côtes américaines, qui a fait 217 morts en octobre 1999. «L’enquête n’a relevé aucune preuve» indiquant qu’une panne mécanique aurait provoqué la catastrophe, selon le NTSB, qui s’abstient cependant d’évoquer un acte suicidaire du copilote. «Nous pensons que nous devons aux familles de ceux qui étaient à bord et à tous les passagers des avions de découvrir les causes de ce tragique accident», ajoute le communiqué de l’AACE, citant l’ambassadeur d’Égypte aux États-Unis, Nabil Fahmy. Selon l’AACE, «des erreurs dans la traduction de mots sur l’enregistreur des conversations dans le cockpit ont mené le NTSB à concentrer son attention sur les actions présumées du pilote». Une transcription de l’enregistreur avait indiqué que le copilote, aux commandes de l’avion trois minutes avant le crash, avait prononcé à 11 reprises en arabe l’invocation religieuse : «Tawakalt Ala Allah» («je compte sur Dieu» ou «je m’en remets à Dieu»). «Fondée sur des fuites du NTSB et des communiqués officiels, la théorie de “l’acte délibéré” a été répercutée par les médias. De façon regrettable, le NTSB n’a jamais accordé la même importance ou la même attention à d’autres scénarios, basés sur les preuves existantes», a précisé l’AACE. L’Aviation civile égyptienne a cité de nombreux exemples de défaillances dans l’enquête, dont l’impossibilité de déterminer les raisons des avaries au système de contrôle de la gouverne de profondeur et d’analyser des sons et des mots sur l’enregistreur des conversations. Les responsables et l’opinion publique égyptiens avaient violemment réagi aux informations déjà parues au mois de février selon lesquelles les enquêteurs américains s’apprêtaient à conclure à un acte délibéré d’el-Battouti. Le gouvernement, l’AACE et EgyptAir avaient décrit le copilote comme un homme équilibré, et un pilote expérimenté qui ne se serait pas suicidé. La famille du copilote a rejeté le rapport du NTSB, son neveu affirmant qu’il n’était fondé sur aucune preuve scientifique.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Aviation civile égyptienne a officiellement contesté le rapport du Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB) qui met en cause le copilote de l’avion d’EgyptAir qui s’est abîmé au large des côtes américaines en octobre 1999, faisant 217 morts. «L’Autorité de l’aviation civile égyptienne (AACE) annonce qu’elle va demander officiellement le réexamen des conclusions du NTSB sur la raison» du crash, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Selon le texte, les enquêteurs américains n’ont pas pris en compte les éléments allant dans le sens d’une défaillance mécanique. «Les enquêteurs du NTSB n’ont pas pris en compte la défaillance du système de contrôle de la gouverne de profondeur comme la cause probable de l’accident, et de plus amples investigations sont donc nécessaires»,...