La science a beau préciser que le cholestérol existe en deux versions, une bénéfique et l’autre «mauvaise». Pour le public non initié, il s’agit d’un ennemi mortel du genre humain... Or, comme dans la fable d’Ésope à propos de la langue, il s’agit d’une substance dont l’excès peut devenir (indirectement) mortel mais dont la fonction est essentielle à l’organisme. Le cholestérol transporté dans le sang est associé à deux types de protéines : LDL et HDL. Les premières (LDL) dispensent aux divers organes du corps, en fonction de leurs besoins, les quantités de cholestérol dont ils ont besoin. Les secondes (LDL) rapportent le cholestérol non utilisé, jouant en quelque sorte le rôle de «nettoyeurs». Lorsque l’excès de cholestérol n’arrive plus à être évacué, étant trop important, il se dépose sur les parois des artères, les tapissant d’amas graisseux, désignés en médecine comme des plaques d’athérome. Avec le temps, ces plaques augmentent de volume en obstruant progressivement les vaisseaux sanguins, créant un risque sérieux sur le plan cardio-vasculaire. En particulier celui d’un infarctus du myocarde. Indirectement, donc, le premier responsable de ce processus souvent tragique n’est autre que l’excès de LDL dans le sang. D’où son appellation de «mauvais» cholestérol. La lutte contre l’excès... Une «vie saine», traduite par activité physique régulière, alimentation saine, poids modéré et abstinence de tabac, devient ainsi la consigne par excellence de la prévention contre une pathologie devenue par sa fréquence «fléau du siècle». Malheureusement, il arrive qu’un traitement plus énergique et mieux ciblé soit nécessaire pour éviter des développements plus graves. Depuis une vingtaine d’années, deux classes de produits s’avèrent performants dans ce domaine. Les fibrates ont un effet combiné sur le cholestérol et les triglycérides, s’avérant, selon les spécialistes, particulièrement utiles chez les sujets diabétiques. L’autre catégorie de remèdes efficaces est celle des statines. Celles-ci, non seulement elles abaissent le LDL de manière remarquable (entre 25 % et 35 %) mais elles ont aussi un rayon d’action bien plus large, entraînant une augmentation du bénéfique HDL. Elles réduisent également la mortalité d’origine cardiaque, ainsi que le risque de survenu d’un nouvel accident cardiaque chez les sujets ayant déjà eu un accident coronarien. Parmi les molécules plus récentes, on relève le ZD4522 (Rosuvastatine) qui semblerait agir d’une façon rapide et efficace sur le LDL cholestérol tout en étant bien toléré.
La science a beau préciser que le cholestérol existe en deux versions, une bénéfique et l’autre «mauvaise». Pour le public non initié, il s’agit d’un ennemi mortel du genre humain... Or, comme dans la fable d’Ésope à propos de la langue, il s’agit d’une substance dont l’excès peut devenir (indirectement) mortel mais dont la fonction est essentielle à l’organisme. Le cholestérol transporté dans le sang est associé à deux types de protéines : LDL et HDL. Les premières (LDL) dispensent aux divers organes du corps, en fonction de leurs besoins, les quantités de cholestérol dont ils ont besoin. Les secondes (LDL) rapportent le cholestérol non utilisé, jouant en quelque sorte le rôle de «nettoyeurs». Lorsque l’excès de cholestérol n’arrive plus à être évacué, étant trop important, il se...
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