Microsoft retourne au tribunal pour défendre son avenir
le 16 mars 2002 à 00h00
Microsoft, reconnu coupable d’abus de position dominante, retourne lundi devant un tribunal fédéral pour défendre son avenir, prêt à faire témoigner son dirigeant légendaire Bill Gates pour éviter les sanctions sévères réclamées par neuf États américains. Près de quatre ans après le dépôt de la plainte du département de la Justice et de 19 États, le nombre des adversaires de Microsoft s’est réduit, après la signature en novembre dernier d’un accord à l’amiable avec le gouvernement et neuf États après une médiation marathon. Neuf États irréductibles (Californie, Connecticut, Floride, Iowa, Kansas, Massachusetts, Minnesota, Utah, Virginie occidentale), ainsi que le district de Columbia où se trouve la capitale fédérale Washington, ont refusé d’endosser l’accord, truffé de failles selon eux. Les circonstances actuelles sortent de l’ordinaire, alors que la juge Colleen Kollar-Kotelly en charge du dossier doit à la fois approuver ou bien rejeter l’accord à l’amiable et décider si les arguments des États plaignants justifient des sanctions supplémentaires. Même si le numéro un mondial des logiciels pour micro-ordinateurs ne risque plus le démantèlement, ordonné en juin 2000 par le précédent juge de première instance et annulé par la Cour d’appel, les enjeux restent élevés. Les plaignants réclament en effet qu’en plus de la version intégrale du système d’exploitation Windows commercialisée par Microsoft, incluant d’autres fonctions comme la navigation sur l’Internet et la messagerie, le groupe soit obligé d’offrir une version «modulable». Ce Windows dépouillé de logiciels annexes serait alors personnalisé par les constructeurs informatiques en fonction des souhaits de leurs clients. Microsoft insiste que, techniquement, il lui est impossible de séparer le code informatique propre à Windows de celui des logiciels comme Internet Explorer et Media Player, sans dégrader la performance d’ensemble du système. «Je ne saurai pas comment me conformer aux demandes des États toujours en procès. Je pense que nous serions contraints de retirer Windows du marché», a affirmé le PDG du groupe Steve Ballmer, qui pourrait venir témoigner au procès. «Je suis sceptique quant au pouvoir de la juge d’aller au-delà des sanctions» négociées par le gouvernement, a déclaré Ernest Gallhorn, professeur de droit de l’Université George Mason.
Microsoft, reconnu coupable d’abus de position dominante, retourne lundi devant un tribunal fédéral pour défendre son avenir, prêt à faire témoigner son dirigeant légendaire Bill Gates pour éviter les sanctions sévères réclamées par neuf États américains. Près de quatre ans après le dépôt de la plainte du département de la Justice et de 19 États, le nombre des adversaires de Microsoft s’est réduit, après la signature en novembre dernier d’un accord à l’amiable avec le gouvernement et neuf États après une médiation marathon. Neuf États irréductibles (Californie, Connecticut, Floride, Iowa, Kansas, Massachusetts, Minnesota, Utah, Virginie occidentale), ainsi que le district de Columbia où se trouve la capitale fédérale Washington, ont refusé d’endosser l’accord, truffé de failles selon eux. Les...
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