En se neutralisant (1-1) mercredi à la Beaujoire à l’issue d’un match indigne de la Ligue des champions, Boavista et Nantes ont prouvé qu’ils n’avaient rien à faire à ce niveau de la compétition. Qu’il semble loin le temps où les Canaris, auréolés d’un huitième titre de champion de France, pensaient qu’ils allaient tout casser cette saison. Aujourd’hui la désillusion est à la hauteur des espérances et tout ce que le FCNA a réussi à briser, c’est le moral de ses supporters. «Je préfère aller voir des gamins de quartier, confie un abonné de longue date. Quant on voit le prix des places pour un tel match, c’est honteux». À l’issue d’une rencontre où seul l’hymne officiel a rappelé qu’il s’agissait de la Ligue des champions, les Nantais sont sortis sous les sifflets. «C’est dur pour le public mais aussi pour nous, explique Nicolas Laspalles. On a joué petit bras et livré une piètre prestation. C’est à l’image de notre saison». Dans un groupe A où, comme prévu, le Bayern Munich et Manchester United sont passés, les joueurs d’Angel Marcos terminent lanterne rouge, derrière une équipe portugaise au jeu viril, primaire et ennuyeux. À sa décharge, le FCNA a d’autres soucis en ce moment. Certains cadres – Armand, Ziani, Fabbri et Berson – ont ainsi été ménagés dans l’optique du match de championnat, samedi à Monaco. «On avait à cœur de bien terminer à domicile, avoue Olivier Quint, et gagner pour retrouver de la confiance. Mais dans les têtes, il y avait Monaco. D’ailleurs pendant la mise au vert on n’a parlé que du championnat, pas de Boavista». Les Canaris répètent à l’envi que le rendez-vous de la semaine est en Principauté. Un discours maintes fois entendu, sans doute vrai, mais qui commence à agacer les supporters d’un club qui s’est gargarisé d’une aventure européenne qui tourne à la déroute. Condamnés à finir la Ligue des champions en roue libre, les Nantais, incapables de tenir leur rang lors de la deuxième phase, se rendront à Munich mardi pour le centième match européen de leur histoire. Une rencontre plus anecdotique qu’historique tant cette compétition ressemble depuis longtemps pour eux à un long pensum.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En se neutralisant (1-1) mercredi à la Beaujoire à l’issue d’un match indigne de la Ligue des champions, Boavista et Nantes ont prouvé qu’ils n’avaient rien à faire à ce niveau de la compétition. Qu’il semble loin le temps où les Canaris, auréolés d’un huitième titre de champion de France, pensaient qu’ils allaient tout casser cette saison. Aujourd’hui la désillusion est à la hauteur des espérances et tout ce que le FCNA a réussi à briser, c’est le moral de ses supporters. «Je préfère aller voir des gamins de quartier, confie un abonné de longue date. Quant on voit le prix des places pour un tel match, c’est honteux». À l’issue d’une rencontre où seul l’hymne officiel a rappelé qu’il s’agissait de la Ligue des champions, les Nantais sont sortis sous les sifflets. «C’est dur pour le...